Accueil Actualités Entreprise Les constructeurs américains se rapprochent déjà de Donald Trump

Les constructeurs américains se rapprochent déjà de Donald Trump

88
16
PARTAGER

Les masques ont tôt fait de tomber. A peine les élections américaines passées, les constructeurs américains oublient leurs beaux engagements. Et demandent au nouveau Président élu le droit de polluer plus…

Les déclarations du candidat Donald Trump ne sont pas oubliées par les constructeurs automobiles. Car au delà des messages de félicitations convenus, les constructeurs installées aux Etats-Unis ont rapidement trouvé leur nouveau cheval de bataille. Qui permet même d’oublier les menaces d’augmentation des taxes douanières et de renégociation des traités économiques.

Oubliés les beaux discours sur l’avenir électrique. La première action de lobbying des constructeurs est de demander au nouveau Président de revoir à la baisse les objectifs de réduction de la consommation. L’AAM (Alliance of Automobile Manufacturers), qui représente la plupart des constructeurs disposant d’une usine sur le sol américain, a adressé une lettre en ce sens à Donald Trump et son équipe de transition. Les membres de cette Alliance sont BMW, FCA, Ford, GM, Jaguar Land Rover, Mazda, Mercedes-Benz, Mitsubishi, Porsche, Toyota, Volkswagen, Volvo. On note l’absence, logique dans ce contexte, des plus ardents défenseurs du véhicule électrique aux Etats-Unis : Tesla et Nissan.

L’administration Obama était parvenue à imposer un objectif de consommation moyenne de 50 mpg en 2025. Soit 4,7 l/100 km de consommation moyenne pour les ventes de véhicules de chaque constructeur. Pick-ups y compris. Un objectif ambitieux, qui impose de vendre un certain nombre de véhicules électriques et / ou hybrides rechargeables. Un objectif finalement accepté par les constructeurs… Mais aujourd’hui remis en cause…

L’AAM ne met bien entendu pas en question directement les critères environnementaux. Mais se positionne sur l’aspect économique. Avec une hausse du coût des véhicules qui rendra leur achat plus difficile pour les consommateurs. L’association évoque aussi un manque d’intérêt des clients pour ces véhicules.

Ceci à quelques jours d’un salon de Los Angeles traditionnellement plus vert. Et lors duquel les mêmes constructeurs vont faire briller les atours de leurs actuels ou futurs véhicules électriques et hybrides…

Source : AAM

Poster un Commentaire

16 Commentaires sur "Les constructeurs américains se rapprochent déjà de Donald Trump"

Notification de
avatar
Trier par:   plus récent | plus ancien | plus de votes
gigi4lm
Invité

Où il est prouvé une fois de plus que l’économie n’a pas de morale. Sans contraintes, les entreprises sont prêtent à (presque) tout pour satisfaire leurs actionnaires.

SGL
Invité

Aïe Aïe Aïe pour la suite des programmes des Tesla, BMW i / Mini, Nissan.
L’enjeu est énorme pour l’automobile électrique et hybride.
Espérons que Trump ne pousse pas trop le curseur en profit des lobbys de pétrole et charbon car tous nos efforts (nos normes antipollution autos et industriel, réglementations thermiques dans le bâtiment, COP21, etc.) seront ridicules pour peser positivement en faveur de la planète. 🙁

Toujours hors sujet Trump et les VE @ ART ? 😉 😀
https://www.leblogauto.com/2016/11/bmw-i3-de-deuxieme-generation-confirmee.html

François
Invité
Le marché de la VE est totalement artificiel, entre incitations à l’achat sur le dos du contribuable, systèmes de droits à polluer (de vraies usines à gaz ces trucs), crédits pour leur développement, etc…Un peu comme la Trabant qui a coulé avec la destruction du mur de Berlin et du système politique qui l’accompagnait, ça tient jusqu’au jour où un gouvernement siffle la fin de la partie. D’ailleurs, malgré toutes les mesures prises pour pousser le consommateur a en acheter, les VE pèsent 1% du marché, quelle blague ! Maintenant, vu que 80% de la production d’électricité aux USA est… Lire la suite >>
veyron44
Invité
Peut être « totalement artificielle » (enfin question de point de vue, surement pas totalement pour les acheteurs qui adhèrent à cette vision de la société et de la mobilité), mais bon cela correspond parfaitement à ce qu’on appel une vision politique. Il ne rentre pas en jeu que des contraintes économiques, mais aussi une vision, des valeurs partagées et de ce que l’ont souhaitent comme mode de société à venir… C’est sûr que Trump à dit qu’il voulait dénoncer le protocole de Paris sur le climat, mais pour autant qu’on puisse le juger pragmatique, c’est aussi pour beaucoup de personnes une… Lire la suite >>
François
Invité
Concernant votre premier paragraphe, si le nombre d’acheteurs de VE ne suffit pas à les rendre rentables sans coups de renforts d’aides diverses et variées alors c’est que cette technologie, du moins à son état actuel, est mauvaise. La vision politique, je préfère m’en passer car si les politiciens en avaient une, cela se saurait. Concernant les paragraphes 2 et 3, les entreprises innovantes n’ont pas besoin de maman l’Etat pour avoir de l’avance technologique, seules les médiocres en ont besoin. Pour le reste, votre diatribe pro-réchauffement climatique ne me fait, c’est le cas de le dire, ni chaud ni… Lire la suite >>
veyron44
Invité
Mouais pas très intéressant tout ca. C’est pas parcque la politique connait un désaveu que le sens même d’une vision politique devient une pure vue de l’esprit. Certes il convint d’être pragmatique et tout ne peut être tenu de part les différents et innombrables intérêts contradictoires, mais il serait tout autant naïf de penser qu’aujourd’hui un homme, ou une idée peut à elle seule révolutionner tout. C’est bien sur cela que joue les hommes providentielles et leur belles promesses. Tant qu’au fait que tu n’aimes pas/croit pas/etc, au réchauffement climatique; ça n’est pas très intéressant, à vrai dire on s’en… Lire la suite >>
veyron44
Invité
Et saurais-tu que beaucoup de nos entreprises de la net-économie sont maintenant devenue des boites internationales grâce justement à une aide de l’Etat -financière ou non d’ailleurs-. De plus il n’y a jamais qu’un seul donateur pour les bons projets dans une levée de fonds, beaucoup type d’investisseurs existent avec des intérêts différents, des différents niveau de ressources, des projets, des contreparties plus ou moins intrusives, contraignantes. Un département/ une région, peut par exemple laisser un peu plus de temps avant de demander un retour sur investissement et laisser à la dite start-up la possibilité de passer un cap décisif… Lire la suite >>
SGL
Invité
« incitations à l’achat sur le dos du contribuable » moui , pour une Leaf certainement, pour une Tesla… j’en doute fortement ! Tesla en 2015 aux USA c’est plus de 25.000 VE , c’est 18.000 VE en six mois ! Des autos vendus 100.000 $ en moyenne… une bricole ! Et ce n’est qu’un début, car la production de Tesla doit augmenter par 5 d’ici 2020 ! Les énergies fossiles aux USA, c’est 37% de charbon (déjà grave !) 30% Gaz naturel, 19% nucléaire, 7 % Hydro, 3.5 éolien. Si Trump fait ce qui a promis pour ce faire… Lire la suite >>
François
Invité

Votre VE, qu’elle coûte 30 ou 100 K$ ne change rien, c’est 7 500 dollars que doit raquer le contribuable. Selon vos chiffres, rien que pour Tesla en 2015, cela nous fait un total de 187,5 millions de dollars qui auraient pu servir à autre chose, histoire de remettre les choses en perspective. 😉

amiral_sub
Invité

les credits ZEV sont une bien meilleure solution que le bonus fédéral

wizz
Membre
Crédit ZEV ou bonus fédéral, pour la majorité des gens, cela revient au même. Si si…. Bonus fédéral, c’est une subvention du gouvernement. Et son budget, ce sont les impôts. L’argent qu’un contribuable américain aura donné au fisc, c’est de l’argent qu’il ne peut pas dépenser pour lui. C’est donc une diminution du pouvoir d’achat de tous les Américains imposables Le crédit ZEV, ce sont les constructeurs pas vertueux n’ayant pas atteint leur pourcentage de voiture électriques qui doivent acheter ces points manquant aux constructeurs très vertueux ayant dépassé leur objectif. C’est un business concernant les constructeurs entre eux. Ce… Lire la suite >>
antoine
Invité

187,5 million c’est rien du tout comparé au budget US global.

SGL
Invité
Enfin, historiquement toute infrastructure lourde à la base a besoin d’être fortement subventionnée pour éclore et être rentable (et même très rentable parfois) et encore plus aujourd’hui où tout programme qui ne peut être rentable rapidement est immédiatement tué dans l’œuf. La France est forte actuellement quasiment uniquement grâce à des grands programmes lancés, à l’époque du général de Gaulle et de Pompidou, fortement subventionnés. Si on ne fait pas un minimum de Colbertiste, on n’arrive pas à grand-chose, il va de même pour les pays capitalistes. La voiture électrique et son réseau sont primordiaux pour l’Indépendance énergétique de la… Lire la suite >>
Buloo
Invité

Pour l’instant Trump fait marche arrière à toutes les imbecilites qu’il a pu pondre pour ratisser large et devenir président…..wait and see

veyron44
Invité

En attendant à lui tout seul, il vient de planter la cop22 (au Maroc). Plus personne ne bouge en attendant de savoir si finalement les Etats-Unis ne vont pas revenir sur leur propre ratification… :/

Pour le coup on peut pas contredire le concept du « pouvoir d’un seul homme » :p (on va essayer d’en rire 😉

wizz
Membre
Concernant la COP22, il y a 2 manières à se comporter. La première consiste à dire « puisque tel ou tel ne fait rien, alors moi non plus, je ne ferai rien. Je continue comme avant…. ». Et faire comme avant, c’est être fortement dépendant du fossile, une société peu performant sur le plan énergétique, une société énergivore La deuxième consiste à dire « il fait ce qu’il veut. Moi, je change de cap… ». Et le changement, c’est moins dépendre du fossile, une société moins énergivore Lors de la crise de 2008, les institutions financières coulaient les uns après les autres. Le monde… Lire la suite >>
wpDiscuz