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Fiat USA : la 500 rame, la patronne reste à quai

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Dans un communiqué officiel de presse, Chrysler a confirmé a rumeur relayée quelques heures plus tôt par l’agence de presse Bloomberg : Laura Soave, la patronne de Fiat aux USA, est débarquée et remplacée par Timothy Kuniskis. Sergio Marchionne a tranché et coupé les têtes alors que la carrière de la 500 en terre nord-américaine, si ce n’est pas un échec total, peine terriblement à décoller. Euphémisme.

Après près de trois décennies d’absence, Fiat revenait en 2010 sur le marché américain nourrissant de fortes ambitions. Visiblement et chiffres à l’appui, de trop fortes ambitions avec un volume annuel tablant sur une année pleine la commercialisation de 50 000 unités pour les marchés américain et canadien. Oui mais voilà la mayonnaise ne monte pas. Peut-être eût il tout juste fallu ne pas viser trop haut dès le départ.

Positionnement tarifaire assez onéreux (15 500 dollars le ticket d’entrée) ? Problème d’image Fiat ? Voiture pas forcément adaptée aux standards américains ? La marque a beau s’attacher les services de Jennifer Lopez pour communiquer, les courbes ne décollent pas (judicieux positionnement marketing que compter sur la chanteuse ou segmentant entre voiture pour femmes et/ou latinos ?!).

En compilant les chiffres actuellement connus tout en se laissant aller à quelques projections, le bilan sur l’ensemble de l’exercice 2011 devrait osciller entre 25 000 unités et 30 000 exemplaires (USA + Canada) selon les sources officielles et officieuses (à titre indicatif et supplémentaire pour la période janvier/octobre et juste sur le marché US, le volume atteint 15 826 unités). Soit la moitié des ambitions avancées. D’un autre côté la citadine n’a été introduite officiellement que cette année. D’un autre côté aussi, les chiffres de ventes des autres autos du genre Scion, Mini ou Smart ne sont pas reluisantes non plus…

Automotive News de pointer en complément que les stocks de la 500 s’élevaient à 184 jours au 1er novembre dernier tout en précisant, toujours pour novembre, qu’environ 1/4 des concessions n’aurait pas vendu le moindre exemplaire. On n’oubliera pas non plus de souligner les cadences de production au ralenti du moteur à Dundee (Michigan) et la mise au repos forcé d’une centaine de salariés.

En conséquence, les ambitions auraient été revues pour 2012 et chiffrées à 40 000 exemplaires. Encore trop élevées ? A voir même si la nouveauté présentée à Los Angeles pourraient permettre à la marque d’élargir sa cible. A voir désormais comment ce changement à la direction, via la nomination de Timothy Kuniskis (chez Chrysler depuis 1992), pourrait permettre l’envol de la carrière nord-américaine de la 500.

A lire également. Fiat 500 Abarth : deux italiennes caractérielles en une vidéo et Los Angeles 2011 : Fiat 500 Abarth.

A voir également. Galerie Fiat 500 Abarth USA.

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Source : Chrysler et Bloomberg.

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19 Commentaires sur "Fiat USA : la 500 rame, la patronne reste à quai"

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D’un autre côté, aller en Amérique avec la 500 !!!!!!!! Pourquoi pas vendre le Hummer en France comme seul modèle de sa gamme pendant qu’on y est ?

François
Membre

Joli fusible, dans tous les sens du terme.

ingeniere
Membre

Elle était trop douce, les temps sont durs !

Tibo35
Membre

oui enfin ce n’est pas un pied tendre la dame.
Elle a oeuvré pour VW amérique, Ford (en repositionnant les marques Ford, Lincoln et Mercury) autant dire qu’elle connait le marché américain et ses spécificités.

Reste que Soave avait sous ses ordres un certain Timothy Kuniskis qui vient de prendre sa place 😉

La question est: les gens du marketing font-ils de bons patrons automobiles? (tous les deux sont « chef marketing »)

matta
Membre

« Elle a oeuvré pour VW amérique, Ford (en repositionnant les marques Ford, Lincoln et Mercury) autant dire qu’elle connait le marché américain et ses spécificités. »

Ben on peut pas vraiment dire qu’elle ait réussi à les redresser…lincoln et mercury sont toujours nul part!

François
Membre

Quand Laura Soave s’occupait de Lincoln et Mercury, le premier dépassait (et encore largement) les 100000 ventes / an aux USA et le second était encore en vie. Ford a préféré investir dans les Volvo, Land Rover et Jaguar et a négligé Mercury et Lincoln (le groupe le reconnaît volontiers), Soave ne pouvait rien faire contre ça sauf limiter la casse.
Chez Fiat, elle travaillait directement auprès d’un certain Sergio M. je dis ça juste pour causer!

Jurassix
Invité

Le problème, c’est que l’image de marque de FIAT est desastreuse en amérique du nord. Le prix est pas idiot, la Mini débute à 20.000 USD.

Vous savez ce que veux dire FIAT en anglais? « Fix It Again Tony » (blague US)… Va te faire une image avec ça…

matta
Membre

« Ferraille Invendue A Turin » en France, pourtant fiat marche pas mal sur ce marché…

Fabien
Invité

Le prix est certe moins élevé que celui de la Mini (et BMW a une bonne image), mais 16.000 pour les US c’est beaucoup. Une focus commence à 18000 par exemple et niveau taille, c’est déjà plus dans les standartds américains. Et je suppose également que Fiat n’a pas une concession et un garage spécialisé à tout les coins de rue. Donc J’imagine que pour un Américain, ça signifie qu’il va acheter une voiture qui va tomber en panne et qui devra être ammener pour réparation à plusieurs dizaines de miles de chez lui… Réjouissant !

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