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Essai: Opel Insignia Sport Tourer OPC 2012

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Si il y a bien un modèle qui remporte l’ensemble des suffrages (du moins sur sa ligne) depuis sa commercialisation, c’est bien l’Insignia d’Opel! Avec plus de 400.000 véhicules vendus sur les trois ans d’existences du modèle, l’Insignia s’est imposée comme la référence  dans le segment des berlines moyennes. Plus de 50 prix internationaux plus tard (dont celui de la voiture de l’année), Opel continue d’améliorer son vaisseau amiral pour le millésime 2012.Il y a encore quelques années, Opel était un peu à l’image de Citroën avant son renouveau stylistique. Une marque vieillissante, manquant cruellement de dynamisme. Mais depuis l’Insignia, la donne a changé. Plus jeune, plus dynamique, plus haut de gamme, Opel a su redresser la barre. Ainsi, à la grande enquête 2011 de DEKRA sur la qualité de véhicule, l’Insignia obtient la note de 96,1% de véhicules sans défaut. Les commandes s’en ressentent, et c’est plus de 79000 unités qui seront écoulées en 2011. La version 5 portes est notamment leader de sa catégorie en Europe, avec  notamment une première place sur les principaux marchés comme l’Allemagne et la Grande Bretagne. Une vraie réussite…

Les évolutions

Ce qui est compliqué quand on détient la première place, c’est de continuer à innover sans pour autant tout changer au risque de perdre sa première place. Il est bien plus facile de repartir d’une feuille blanche après un échec, que de maintenir un niveau d’excellence et une certaine avance sur ses concurrents, tout en évitant de changer ce qui a fait la réussite du modèle. C’est donc par petites touches qu’Opel distille un souffle de nouveautés.

Au niveau motorisation, la grande nouveauté concerne l’entrée de gamme essence, avec l’apparition du 1.4 Turbo EcoFlex qui vient remplacer le 1.8 atmosphérique. Outre ce nouveau moteur, la version EcoFlex se voit dotée d’un système Start&Stop, d’une direction assistée à assistance électrique, d’un carénage aérodynamique du soubassement ainsi que de pneus à faible résistance au roulement. Toutes ces améliorations permettent de réduire la consommation et les émissions de plus de 25% (Moins 2 L au 100 Km et 45 grammes de C02 pour arriver à 134 grammes). Cerise sur le gâteau, le couple augmente de 15% pour atteindre 200Nm. Au niveau des performances pures, le 0 à 100Km/h est abattu en 10,9 secondes, pour une vitesse de pointe de plus de 205 km/h.

Côté diesel, les trois moteur 2.0 CDTI de 110Ch, 130Ch et 160Ch sont maintenant disponibles avec le système Start&Stop. Ceci permet à la version 160Ch, d’abaisser la consommation de 4,9L au 100Km à 4,3L, pour un rejet de 115 grammes de C02 au kilomètre.

A noter que le 2.0 Turbo est disponible en version 4×4 pour une puissance de 250Ch. Cette version n’est cependant pas disponible pour le marché français.

Concernant le design, de nouvelles couleurs, de nouvelles jantes ainsi qu’une nouvelle sellerie « Indian Night » en cuir avec surpiqure couleur Cognac du plus bel effet.

Un peu de techniques

Parmi les évolutions technologiques présentes dans cette édition 2012, la direction électrique REPS (Rack Assist Power Steering) fait office de vraie nouveauté. En plus d’être asservie à la vitesse permettant une amélioration du comportement dynamique, la direction REPS permet de réduire la consommation de carburant en comparaison à une direction assistée par hydraulique. En effet, la technologie électrique permet de s’affranchir de la pompe hydraulique qui a besoin de fonctionner en permanence, et donc de solliciter le moteur thermique pour permettre cela. L’assistance de la direction ne fonctionne que lorsqu’elle est sollicitée.

Le millésime 2012 voit aussi apparaitre pour la première fois la deuxième génération de caméra frontale Opel Eye. Cette dernière permet maintenant de connaitre la distance qui sépare son véhicule de son prédécesseur afin de prévenir tout risque de collision en éméttant un avertissement sonore et lumineux. L’autre amélioration concerne la reconnaissance des panneaux de signalisation. Elle permet entre autre d’analyser les panneaux ronds, rectangulaires, les zones de circulation restreinte. L’amélioration concerne aussi les panneaux à message variables. Les prises de vue multiples ont permis de rendre cela possible. Couplé à l’éclairage adaptatif, nous sommes en présence d’une vraie assistance feux de route.

Enfin, au niveau équipement multimédia, le GPS se voit enrichi d’une fonction guide touristique, qui permet d’avoir une visite guidée des points d’intérêts se situant à proximité. Le carnet d’adresse évolue aussi, et permet maintenant de séparer ses contacts en deux catégories: professionnel et personnel. Une bonne idée pour les hommes d’affaires passant le plus clair de leur temps en voiture.  Une fonction intéressante aussi, concerne la possibilité de récupérer les photos de ses contacts sur l’écran du GPS. Bien vue.

Contact

Pour notre essai, Opel nous a confié le volant de sa version haut de gamme :L’OPC Tourer. Taillée pour les autobahn avec son V6 de 325Ch, c’est dans la région de Franfort que nous avons pu l’essayer. En piste!

Avec l’Insignia OPC, Opel conjugue sportivité et élégance. Ses courbes athlétiques se marient parfaitement avec le dessin de base. Des pointes de sportivité sont distillées de ci de là, sans jamais jurer. Pas d’ailerons expansifs, pas d’intérieur « bling-bling », mais des codes de sportivité très tendance, appliqués par toutes les marques, comme le mariage de la couleur blanche de la carrosserie et des roues anthracites.

Lors de cet essai nous avons pu tester l’Opel sur autobahn et sur les routes sinueuses de la vallée du Rhin.

Après une courte présentation, nous voici en route vers la vallée du Rhin. Les premiers kilomètres s’effectuent en ville avant de rejoindre l’autoroute. Dans la circulation, l’Insignia se montre plutôt facile à conduire. Le moteur se fait discret, coupleux, permettant de conduire à un rythme tranquille. La boîte automatique à 6 rapports est agréable, bien étagée. La vitesse de passages des rapports est honnête sans pour autant rivaliser avec les références du marché. La suspension ferme rappelle le côté sportif de l’OPC, sans pour autant être désagréable sur la longueur. Seule la visibilité latérale et arrière vient ternir le tableau. les ouvertures réduites n’offrent un confort optimale pour veiller à l’évolution de la circulation ambiante.

A l’entrée de l’autoroute, nous décidons de sélectionner le mode OPC (la sonorité du V6 est modifiée , la réponse des gaz ameliorée et la suspension est rafermie) afin de lacher les cheveaux! Malheureusement, les sensations ne sont pas au rendez-vous. Pour une voiture de 325Cv et 4 roue motrices, la poussée est loin d’être phénoménale. Très linéaire le V6 vient timidement propulser le lourd break. Le passage des vitesses juste correct en utilisation classique, se montre bien trop lent pour une utilisation sport. Malgré ses prétentions et ses artifices, le ramage ne semble pas être à la hauteur du plumage. Mais avant de valider ce point nous attendrons de rejoindre les routes sinueuses de la vallée du Rhin pour le verdict final.

De retour en mode normal, on retrouve une voiture confortable, avec une bonne position de conduite, invitant au voyage. Les baquets offrent un bon maintien, une bonne assise. Tous les différents boutons tombent sous la main. La jante du volant épaisse offre une bonne prise en main.

Notre nouveau terrain de jeux se profile à l’horizon. Nous repassons alors en mode OPC et enchainons les courbes à vitesse élevée. Le grip est bien là, et la transmission intégrale fait des merveilles. Le moteur toujours aussi sage, ne distille pas le plaisir attendu. D’autant qu’à la lenteur de la boîte, vient s’ajouter des à-coups intempestifs, rétrogradant bien souvent trop tôt. Dommage… On décide donc de passer en mode manuelle pour parer à ce problème, sans y arriver complètement. Le premier virage important se présente à nous. Droit sur les freins la voiture garde le cap, le passage de vitesse en courbe est élevé, mais l’embonpoint de la voiture vient l’écraser sur ses suspensions faisant ressentir une certaine lourdeur dans la direction. Résultat, l’enchaînement de virages rend vite la conduite fatiguante, et annule le plaisir que devrait dispenser ce type de voiture. De plus, la consommation s’affole vite, en frôlant les 15/100Km. En repassant en mode sport, la boîte de vitesse est un peu moins « sauteuse », mais le comportement en appuie se dégrade un peu plus. On est donc tenté de rester en mode normal, et de n’utiliser la puissance du moteur, que pour assurer ses dépassements et ses insertions dans la circulation.

Avec la version 2012 de l’Insignia, Opel vient apporter quelques touches de nouveautés permettant de continuer à offrir une voiture agréable à conduire en utilisation quotidienne, bien pensée et au look ravageur. Cependant, le poids important et la boite automatique de cette version OPC ne permettent d’assurer un comportement sportif à la voiture, malgré la très bonne qualité du châssis et de la transmission 4×4. L’Insignia OPC est une vraie voiture d’Autobahn. Permettant de rouler vite, dans un confort certain, en toute sécurité. Pour ce qui est du côté sportif, il vaut mieux passer son chemin, et jeter son dévolue sur un autre modèle… Une RS4 par exemple?

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14 Commentaires sur "Essai: Opel Insignia Sport Tourer OPC 2012"

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matta
Membre

Opel, toujours les même maladies : moteurs piochés on ne sait où et boîtes auto à l’américaine…dommage….

Maintenant avant de parler de rs4 on regarde les prix….

Verslefutur
Invité

« Une marque vieillissante, manquant cruellement de dynamisme »
Vous parlez de Volkwagen? 😉

Plus sérieusement, Opel a sacrément bien évolué et leurs voitures attirent l’oeil.

Pat
Invité

+1. En s’inspirant des lignes des dernières Buick (LaCrosse) et Honda (dont la Legend), Opel a fait un bon choix, la voiture est superbe.

Concernant la direction électrique présentée comme une innovation par l’auteur, il me semble que les Mégane II en étaient déjà équipée.

MiguelAnge
Invité

Il serait intéressant de ne pas oublier de mettre les valeurs du couple et à quelle régime.
Donc Opel annonce un 435Nm quelconque à 5250tr/mn…. Si la boîte est pataude et le bébé lourdeau inutile de chercher plus loin.
Certes, elle reste rapide mais bon, c’est une OPC.
A titre de comparaison, une S4, c’est 450Nm dés 2900tr/mn qui associé à la Stronic génère plus de sensations.
Pas le même prix, il est vrai…

Panama
Invité

La qualité a un prix dit-on. Merci à MiguelAngue d’avoir remis les choses à leur place : la technologie n’est pas la même chez tous les constructeurs, il y a les très bons motoristes, les bons et les autres.

Je n’ai pas lu le prix de la bête, mais il est certain qu’en neuf ca sera beaucoup trop cher pour une Opel !

cycledelic
Membre

Qu’en est-il de l’efficacité de l’Opel Eye? Notamment pour la lecture des panneaux, la lecture est-elle fiable? Opel semble mettre en avant cette technologie, mais bien peu de retour dans les tests… ce qui me fait dire que cela tient plus du gadget qu’autre chose…

matta
Membre

En Belgique ça ne fonctionne sûrement pas vu la tronche des panneaux! Parfois on se demande s’ils laissent pas pousser les arbres dessus exprès!

cycledelic
Membre

Oui, en Belgique, certes, mais en Allemagne, on peut aussi se retrouver face à une jungle de panneaux, notamment à l’approche des zones de travaux…

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