Accueil 4x4 Essai Opel Antara : Le « Monstre » du Loch Ness

Essai Opel Antara : Le « Monstre » du Loch Ness

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C’est au pays du Whisky et des légendes fantomatiques, qu’Opel nous a conviés pour l’essai du nouvel Opel Antara. Malgré de légères modifications esthétiques, ce restylage est bien plus présent que l’on peut l’imaginer. Mais pour s’en apercevoir il faut se pencher sous la carrosserie. Un nouveau châssis annoncé comme plus vif, ainsi qu’une motorisation revue à la hausse. Une promesse que nous pourrons vérifer en parcours « tout-terrain ».

Présentation

Pour ce nouveau millésime, l’Opel Antara évolue. Plutôt légères en surface, il faut passer sous sa robe pour se rendre vraiment compte des évolutions.
Mais commençons tout d’abord par l’éxtérieur. La face avant voit apparaître un nouveau bouclier ansi qu’une calandre chromée surmontée du sigle Opel, affirmant le côté viril de l’engin.
Les feux arrières ont été eux aussi redessinés dans un style consensuel (Nous sommes loin du Juke). On notera aussi l’apparition d’une protection de soubassement avant et arrière dans le but de renforcer l’image de baroudeur de l’Antara
A l’intérieur on décèle de subtils changements au niveau des garnitures et plaquages. La console centrale voit sont dessin redéfini, avec de nombreux rangements supplémentaires (les fameux portes gobelets!)

Au niveau confort, on notera l’apparition d’un frein à main électrique. L’habitacle offre un sentiment de modernité, de confort, de qualité. Cependant, nous restons loin des standards allemands présents chez BMW ou encore Audi.
Un doux parfum d’Amérique se fait sentir. La filliation avec son grand cousin le chevrolet Captiva ne peut être reniée.
Mais intéressons nous maintenant à ce qui fait la « révolution » du nouvel Antara…

La partie immergée de l’Iceberg

Oui, la vraie nouveauté de l’Antara réside dans sa motorisation et son châssis. Désormais trois motorisation se trouvent au catalogue:

  • Essence avec le 2.4 Ecotec de 167Ch (206gr CO2/Km)
  • Diesel avec le 2.2 CDTI de 163Ch (167gr CO2/Km en 4×2, 175gr CO2/Km en 4×4) et 184Ch (175gr CO2/Km avec boite manuelle, 205gr CO2/Km avec boite Auto)

Bien que c’est trois moteurs passent la norme Euro 5, il est dommage de noter que toute la gamme est contrainte au malus écologique. L’Antara ne vise pas le marché Français, mais tout de même…
Les performances annoncées restent correctes avec une consommation moyenne de 6,3 l/100 Km, un 0 à 100Km/h en 9,9s et une vitesse maxi de 189Km/h pour la version CDTI 163Ch 4×2.
Le 184Ch équipé de la transmission intégrale offre des performances et une consommation légèrement en hausse (6,6 l/100 Km et un 0 à 100Km/h en 9,6s )
L’Ecotec 2.4 reste le plus mauvais choix avec 8,8 l/100 Km et un 0 à 100Km/h en 10,5s pour une vitesse maxi de 190Km/h. L’Antara est dans ce dernier cas plutôt glouton.
Opel a aussi retravaillé la partie châssis en s’attachant à rendre le SUV moins pataud, plus stable et plus confortable. De nombreux ajustements ont été faits pour redynamiser l’ensemble notamment sur les trains roulants ainsi que les barres stabilisatrices. La direction assistée et asservie à la vitesse a été revue pour améliorer la perception de la route. On note aussi l’apparition d’un système d’aide au démarrage en côté, bien utile pour un engin de près de 2 tonnes. Toutes ces améliorations ont aussi permis d’abaisser le bruit de roulement, et rendre le voyage plus tranquille en abaissant le niveau sonore dans l’habitacle de près de 50%.

La transmission intégrale quant à elle, fait appel à un système piloté électroniquement. Il ne s’agit donc pas d’une transmission intégrale permanente, mais d’un système fonctionnant en mode traction et distribuant occasionnellement le couple aux roues arrières (jusqu’à 50%) en cas de perte d’adhérence soudaine, et permettant quelques escapades hors des sentiers battus.
Durant cet essai, Opel a insisté sur les capacités de franchissement de son gros SUV en nous préparant notamment un « parcours » de franchissement.
Il est d’ailleurs temps de passer à la mise en pratique…

Le monstre sur ses terres

Arrivés à l’Aéroport d’Edimbourgh, nous prenons possession de notre véhicule. Nous commencerons donc cette première étape à bord de la version 2.2 CDTI 163Ch 4×4. La première impression concerne effectivement le niveau sonore dans l’habitacle. Le travail effectué par les ingénieurs est vraiment concluant. Les bruits de roulements et d’air sont limités, évitant ainsi la fatigue sur de longs trajets.
Au niveau des suspensions, nous les avons trouvées relativement fermes. Cela a pour but d’améliorer la tenue de route et de supprimer les effets de roulis. A contrario, sur route dégradée, les aspérités se font ressentir. Sans pour autant que ce soit inconfortable.

Le « petit » 2.2 CDTI s’est trouvé très à l’aise sur les routes écossaises. A l’aise dans les reprises, il offre un couple généreux de 350NM, autorisant des dépassements facilités sur autoroute. La boite manuelle reste agréable. Il reste pour nous le meilleur compromis.
Attention tout de même au système de démarrage en côte qui nous a surpris plusieurs fois notamment lors des marches arrières en montée ayant parfois des difficultés à contenir les 1900 kilos de l’engin.
Le poste de conduite offre une très bonne position de conduite. Les différents commodos et leviers tombent sous la main.

Le lendemain nous avons pris la direction du Queen Elizabeth Forest Park aux commandes du 2.4 Ecotec, 167Ch. Alors que nous nous attendions à retrouver les sensations du Nissan Qashqai 2.0L 140Ch: moteur anémique, bruit omniprésent dans l’habitacle, performances décevantes… Quelle fut notre surprise au moment de tourner la clé! Loin d’être anémique, le moteur distille quelques sensations agréables que nous n’aurions pu imaginer. Certes le couple très en retrait (230NM) par rapport à la version diesel n’offre pas le même agrément de conduite. Mais il est loin d’être ridicule. Sa carrière risque d’être malheureusement très courte sur le marché européen compte tenu de son Malus écologique de 1600€.

Enfin, notre parcours s’est achevé par une séance « franchissement ». C’est la plus grosse motorisation qu’Opel avait choisie pour cet exercice.  Au programme, traversée de rondin, passage sur trois roues, en devers, et clou du spectacle, la bascule.  Il y a fort à parier que l’Antara ne verra jamais un pont de singe de sa vie (tout au plus un trottoir), mais sachez que si l’envie vous prend de faire un remake du Camel Trophy, vous pourrez compter sur votre fidèle monture. Certes ce n’est pas un Landrover, mais ses capacités à s’amuser en hors piste sont plus qu’honorables. On note d’ailleurs la présence d’une aide à la descente aux pentes à fortes déclivités. Permettant de maîtriser la prise de vitesse. Du tout bon.

Au final cet Opel Antara nous aura séduits. Même si l’esthétique reste banale, on ne peut que louer les qualités dynamiques du SUV. Les ingénieurs ont vraiment fait un très bon travail. Cette version semble bien née, et laisse présager de bonnes choses pour le futur crossover de la marque, qui devrait apparaître au grand public en 2012.

Concernant les tarifs,  une remise de 4200€ est concédée pour le diesel et 4310€ sur la version essence lors du lancement. Ce qui ramène le prix de départ à 19 990€ pour la motorisation 2.2 Ecotec, et un peu plus de 20 000€ pour la version diesel 163Ch 4×4.

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