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Arrêt aux stands pour la F 3.5 V8

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RPM, le promoteur de la F 3.5 V8 a annoncé ce que tous le monde savait, mais que personne ne voulait entendre : la F 3.5 V8 va s’arrêter.

Les années Open Nissan

L’histoire de la F 3.5 V8 commença fin 1996.

Le sport auto Espagnol était en pleine éclosion. Il y avait un championnat de tourisme, point final. Les espoirs de la monoplace devaient s’exiler. En revanche, il y avait des budgets grâce à la filiale espagnole de Nissan et à des entreprises comme « For Fiesta », Repsol ou Telefonica. RPM demanda à Coloni de lui réaliser une simili-F3. Nissan y installa un 2,0l de Supertourisme et ce fut d’ailleurs Eric van de Poele (alors pilote Nissan de l’autre côté des Pyrénées) qui assura le développement. « For Fiesta » fut le sponsor-titre. L’ex-pilote de F1 Adrian Campos monta une équipe après un retour raté au volant. Marc Gené fut le premier champion de l’Open Nissan, en 1997. Fernando Alonso, pourtant novice en monoplace, se balada en 1998. Bientôt des concurrents Français et Italiens se joignirent à la foule (l’Open Nissan étant plus généreux en prime d’arrivées.) Le Français Franck Montagny, exclu de la F3000, devint ainsi champion 2001.

Cette même année, l’Open Nissan dévoila une nouvelle monoplace, signée cette fois Dallara et surtout, équipée d’un V6 Nissan (celui de la 350Z.) Le calendrier s’aventurait en France, en Italie, ainsi qu’au Brésil. D’où le nom un peu abusif de « World Series ». Le peloton s’était largement internationalisé avec Ricardo Zonta et des « futurs grands » comme Narain Karthikeyan, Robert Kubica ou Heiki Kovalainen…

Les années World Series by Renault

En parallèle, Renault avait créé la FR V6, en prologue de l’ETCC. Renault et Nissan faisaient déjà parti de l’Alliance et il semblait illogique d’avoir deux séries concurrentes. Surtout, l’ETCC allait muer en WTCC.
L’idée de Renault fut de fusionner ses formules de promotion avec celles de Nissan. Les World Series by Renault regroupaient l’Eurocup FR 2.0, la FR 3.5 (directement issue de l’Open Nissan V6), la Clio Eurocup et la Megane Cup. Surtout, il conservait l’ambiance de kermesse de l’Open Nissan avec ses meetings gratuits et son paddock très ouvert.

De 2005 à 2015, la FR 3.5 vit défilé du beau monde. Le GP3 n’était pas encore aussi incontournable. A quelques rares exceptions près, tous les pilotes de F1 actuels sont passés par la FR 3.5. Red Bull ou Caterham y envoyaient systématiquement leurs apprentis. Vers 2008, c’était l’euphorie. Comme l’Auto GP, la Superleague ou le GP2, la discipline remplissait sa grille avec des fils-à-papa venus des pays de l’Est ou d’Asie du Sud-Est. Tant pis si la moitié de la grille se retrouvait rapidement à un tour… Le nombre de pilotes « rapide comme Crésus » diminua ensuite, mais ce furent les autres séries qui en pâtirent. En prime, la FR 3.5 récupéra les bons éléments des disciplines concurrentes. Signalons qu’en 2012, elle changea de nouveau de châssis et s’offrit un V8 3,5l Zytek inédit.

Les années F 3.5 V8

Fin 2015, Renault annonça la fin des World Series by Renault. En prime, la FIA modifia son barème pour la superlicence, avec des points à accumuler dans ses formules de promotion (F4, GP3, GP2/F2…) La FR 3.5 n’était pas dans la liste.
RPM voulu poursuivre l’aventure en indépendant, avec la F 3.5 V8. Sous le soutien de Renault ou d’un sponsor-titre. Les écuries de FR 3.5 partirent une à une. Le plateau s’étiolait à fil des deux saisons. Il y a quelques jours, Fortec et Charouz annonçaient leur arrivé en F2. En creux, cela signifiait leur départ de la série, dont elles étaient deux des derniers piliers.

RPM choisit donc de jeter l’éponge. La fin de 20 années d’aventure(s)…

Crédits photos : Red Bull (photos 1 et 3), Campos (photo 2) et Formula V8 (photo 4.)

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