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Essai Smart Fortwo Cabrio

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Un an après le lancement de la nouvelle génération de son coupé, Smart enlève le haut de la Fortwo. Elle cherche ainsi à séduire les plus exigeants, adeptes de la conduite cheveux au vent. Offre-t-elle encore plus de plaisir qu’auparavant sans perdre ce qui fait d’elle une des stars des petites découvrables ?

Style extérieur

La Smart semble avoir gonflé ses muscles, mais pourtant, elle demeure toujours aussi compacte, avec une longueur ne dépassant pas les 2,70 m. En devenant cabriolet, elle ne s’allonge pas d’un millimètre. Toile en place, elle ressemble d’ailleurs trait pour trait à sa sœur coupé. Globalement, en passant d’une génération à l’autre, une Smart reste identifiable au premier coup d’œil, avec une bouille inimitable. Elle souligne ses yeux d’un trait d’eyeliner à LED pour mieux attirer l’attention sous le soleil, et arbore toujours la même signature lumineuse à l’arrière. Evidemment, elle exhibe des spécificités propres au cabriolet en plus de la capote souple, et notamment des arches qui se démontent et se logent dans le couvercle du coffre, pour renforcer l’effet « tête dehors ».

Style intérieur et équipement

A l’intérieur, tout comme dans la version coupé, on reste assez déçu du manque de prise de risques. On peut certes colorer avec plus ou moins de fun le dessus de la planche de bord en tissu et certains plastiques, mais le dessin perd un peu en originalité. Et c’est aussi parce qu’elle doit partager aussi une partie de ses dessous avec la Renault Twingo, dont la Smart récupère notamment la petite tablette à l’intégration douteuse. Cette dernière ne se fait d’ailleurs pas vraiment remarquer par sa rapidité et sa fluidité. Cela étant, quelques éléments, comme la sellerie et un des compteurs déportés, sont autant de signes qui font le lien avec les précédentes générations de la microcitadine. En outre, malgré ses dimensions de lilliputienne, elle offre un semblant de modularité, comme la mise à l’horizontale du dossier passager pour pouvoir charger un objet qui ne tiendrait pas dans le coffre de 260 l. On est un peu mieux installé que dans l’ancienne, mais il ne faut pas rêver une fois encore de miracle dans une auto aux si petites dimensions.

Essai_Smart_Fortwo_Cabrio_LBA-8

Châssis et comportement

On enfonce une porte ouverte, mais chaque fois que l’on redécouvre la ville au volant d’une Smart, on réalise à quel point la vie change à son volant. Elle peut se garer à peu près partout où d’habitude la manœuvre apparaît impossible. Finie la frustration en passant devant une place trop petite pour sa voiture… ce sentiment n’arrivera jamais avec la mini allemande. Elle tourne à tous les coins de rue, en un tour de main grâce à sa direction assez directe et son empattement minimal. Les techniciens ont revisité la boîte automatique, et bien leur en a pris tant celle-ci pouvait se montrait insupportable dans la précédente Fortwo. Par beau temps, on apprécie franchement traverser les centres urbains. Elle progresse également en ce qui concerne le confort, que ce soit en ville ou en dehors.

Et justement lorsqu’on quitte les agglomérations, on note sa meilleure polyvalence, notamment d’un point de vue moteur. Le 0,9l turbo 90 ch est bien plus réactif dans les reprises. On reste assez loin d’une citadine conventionnelle, mais la Smart Cabrio fait un peu moins de mal aux lombaires avec un amortissement moins planche de bois. Néanmoins, il faut aussi se méfier des réactions du châssis, la conduite rapide se rapprochant de celle d’un kart dans les enchaînements de virages. On se surprend à se décoller un peu de l’intérieur de la courbe, la Smart ayant une tendance à aller mordre le bord de la route un peu trop facilement. En passant de coupé à cabriolet, avec une capote simple, on n’échappe pas non plus aux épuisants bruits d’air.

Essai_Smart_Fortwo_Cabrio_LBA-7

Tarif et conclusion

Il semble difficile de comparer la Smart Cabrio à une autre petite citadine. Sa configuration deux places et son gabarit n’ont tout simplement pas d’équivalents sur le marché aujourd’hui. Pour autant, 18 450 € pour le modèle d’entrée de gamme, cela fait cher. Une pas moins chic Fiat 500 ne réclame que 14 000 € avant d’aller cocher les options. Elle trouvera son public, c’est certain, mais ce ne sera pas pour la rationalité de ses tarifs.

Crédit photos : le blog auto

+Style
Agrément en ville
Comportement moteur
Confort meilleur mais toujours dur
Tarifs !

 

Smart Fortwo Cabrio
Moteur
Type et implantation3 cylindres en ligne essence
Cylindrée (cm3)999
Puissance (kW/ch) à tr/mn52/71 à 6000
Couple (Nm) à tr/mn91 à 2850
Transmission
Roues motricesArrière
Boîte de vitesses6 rapports à double embrayage
Suspension avantMcPherson
Suspension arrièreEssieu en H
FreinsDisques AV / Tambours AR
Jantes et pneus165/65R15 AV 185/60R15 AR
Performances
Vitesse maximale (km/h)151
0 à 100 km/h (s)15.5
Consommation
Cycle urbain (l/100 km)5,1
Cycle extra-urbain (l/100 km)3,8
Cycle mixte (l/100 km)4,3
CO2 (g/km)99
Dimensions
Longueur (mm)2695
Largeur (mm)1663
Hauteur (mm)1552
Empattement (mm)1873
Volume de coffre (l)260->340
Réservoir (l)35
Masse à vide (kg)1205

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2 Commentaires sur "Essai Smart Fortwo Cabrio"

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panama
Invité

Seule sur son marché, elle fait la loi. Effectivement c’est un vrai plaisir de rouler en smart cabrio dans les grandes villes. Comme dans Paris en plain hiver, le toit décapoté pour profiter d’un cuising magique !

SGL
Invité

Il faut dire que le marché des moins de 3 m est extrêmement étroit !
Demandez l’avis de Toyota avec, pourtant très bonne, IQ.
Alors en plus une version découvrable…

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