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Brève rencontre : Lamborghini Espada
Au salon de Genève 1968, Ferrucio Lamborghini créée l’événement en lançant l’Espada, un coupé 4 places doté du moteur V12 de la Miura. Le style est signé par le studio Bertone qui s’est inspiré du prototype Marzal, signé en 1967 par Marcello Gandini. L’allure général du concept est conservée, avec un moteur désormais placé à l’avant et des surfaces vitrées latérales au dessin plus conventionnel.
Le style de ce coupé paraissait à l’époque très futuriste avec son long capot et son hayon quasiment horizontal. Avec ses 4m738 de long et 1m860 de large, l’Espada ménage un espace habitable correct pour quatre passagers, avec un bon accès aux places arrière. A l’époque, les concurrents ne peuvent lui opposer que des modèles 2+2, comme par exemple la Ferrari 365 GT 2+2 puis la GT4 2+2. Parmi ses concurrentes jusqu’à son arrêt en 1978, on peut citer les DeTomaso Longchamp, Monteverdi 375L, Iso Rivolta, Maserati Mexico ou Kyalami.
D’autant que son moteur est le V12 60° de 4.0 à six carburateurs double corps issu de la Miura, associé à une boîte à 5 rapports, elle aussi à l’avant. Une mécanique qui fut également exploitée par l’Islero. Certes, sa puissance est limitée à 325 ch contre 350 en position centrale arrière dans la Miura LP400, mais cela permet à l’engin de flirter avec les 240 km/h. Une performance rare à l’époque pour un tel véhicule. Le 0-100 est quant à lui annoncé pour 7″8 et le km départ arrêté en 27″4. Très au point techniquement pour son temps, l’Espada dispose de quatre roues indépendantes et de quatre freins à disques.
En 1970, la Série II, plus connue comme 400GTE, développe 25 ch de plus, soit 350 ch, grâce à une augmentation du taux de compression à 10.7 (9.8 sur la Série I), comme la Miura S. La planche de bord est revue et abandonne l’original dessin hexagonal des cadrans. A l’extérieur, la 400 GTE abandonne le masque ajouré noir sur la vitre verticale arrière qui devient totalement transparente.
Au salon de Turin 1973 apparaît la dernière évolution, la Série III avec quelques retouches à l’avant et à l’arrière, et surtout une toute nouvelle planche de bord orientée vers le conducteur, avec des instruments plus complets, mais aussi bien plus massive. La Série III apporte aussi des perfectionnements de la climatisation, de la direction assistée ou du freinage. Sur cette version, Lamborghini attaque aussi le marché américain avec une version automatique, équipée d’une boîte Chrysler TorqueFlite et des pare-chocs absorbants, qui seront ensuite étendus à tous les modèles en 1976.
Produite jusqu’en 1978, l’Espada sera fabriquée en 1.217 exemplaires, dont 186 exemplaires de la Série I (Mars 1968 à Novembre 1969), 575 de la Série II (décembre 1969 à novembre 1972) et 456 de la Série III (de décembre 1972 à 1978), dont 55 en boîte automatique.
L’Espada ne fut pas remplacée, mais ce type de véhicule pourrait bien faire partie des pistes d’extension de la gamme Lamborghini dans les années à venir…
Quelques belles photos d’une Serie II (Lamborghini Spa)
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Ca c’est de la caisse:)
19/12/2006 @ 16:42
Je n’avais jamais vu ni entendu parlé de cette superbe voiture, merci le blogauto :d !
19/12/2006 @ 17:17
interieure de toute beauter
19/12/2006 @ 17:30
Moi elle me fait penser à… une espadrille…
La lambo Espadrille, ça fait classe nan ?
Nan ?
Bon… Désolé…
Blague à part, ça devait quand meme etre une super voiture à l’époque.
19/12/2006 @ 17:38
A toujours parler des mythiques Miura & Countach, on oublie trop souvent les autres Lamborghini qui ont parcourru la carrière de la marque au taureau.
Et si les Ferrari ont, encore et toujours, une aura supérieure à son concurrent, ce n’est pas faute d’avoir essayé des styles osé et (trop) futuriste pour l’époque.
Force est de constater que la bella machina présenté ici n’a pas réellement vieilli comparé à certaines autres caisses de l’époque.
En tout cas : BRAVO AU BLOG POUR CETTE VOITURE !
19/12/2006 @ 17:39
Elle est celle qui m’apporta la révélation de la supériorité des “supercars” italiennes. Le son de son V12 est extraordinaire. Magnifique auto, merci pour ce post.
19/12/2006 @ 17:47
Faut faire la balance des blancs sur l’appareil photo ;)….
19/12/2006 @ 18:12
Un modèle est visible au Manoir de l’automobile de Lohéac, près de Rennes… Moi je suis monté dans la Countach nananananèreuh!
19/12/2006 @ 18:16
l’Espada,voila ma Lamborghini preferé,cela peut paraitre bizarre,mais quand j’etais enfant j’avais tellement trouvé la Marzal originale,que quand (Lambo),a sortie l’Espada je suis tombé sous le charme,certe elle n’a pas la classe d’une Miura ou d’une Countach,mais c’est l’Espada que j’aime et j’aimerai bien en avoir une dans mon garage.Et puis souvent je prefere les voitures a moteur avant.Quoi que c’est pas toujours vrai HI HI HI…
19/12/2006 @ 18:30
Ma Lamborghini préférée, c’est la Miura, point. Il faut avoir été minot quand elle est sortie, démodant d’un coup la Daytona (bon, la suite a fait que cette Ferrari est restée au top) et tout le reste. Une fiabilité douteuse et quelques beaux incendies, une totale absence de toute compète (mis à part une espèce de barquette à la course de côte de Saint-Evariste le Rechigné) l’ont privée d’une carrière qu’elle mène maintenant qu’elle est en collection.
Je l’ai en ART 1/18, whoww !
Mais j’aurais fait n’importe quoi (dire du bien de Le Quément, par exemple) pour que Lamborghini fabrique la Marzal… L’Espada, respect. Une Lambo méconnue aussi, discrète mais raffinée : l’Islero.
19/12/2006 @ 18:41
la Daytona était quand même magnifique et d’ailleurs elle l’est toujours (pour alain: ça change de ta 360 en plastoc).
La Miura aussi me fait réver, de temps en temps. Comme celle exposée au Mondial, une vraie beauté.
19/12/2006 @ 18:55
On voit de quelle voiture se sont inspirés les désigners de Renault pour les (pas regrettées) R15/17, coupés R12 que les Roumains de Dacia n’ont jamais eu…
19/12/2006 @ 19:27
Dans les années 80 il y avait un magazine du nom de « Auto Chrome » qui avait fait un spécial Lamborghini. C’est la que j’ai connu l’Espada. Déjà a l’époque je la trouvais superbe mais surtout j’étais fasciné par le concept de coupé 4 places capable de faire la nique a bien des voitures de sport.
Aujourd’hui je la trouve toujours aussi jolie mais en plus avec le recul elle fait très voiture de SF comme on pouvait se l’imaginer a l’époque, surtout de trois quart arrière.
L’intérieur est très beau et ne dénoterait pas dans une auto d’aujourd’hui sauf bien sur la planche de bord et son volant en bois qui vieillit pas mal la voiture.
19/12/2006 @ 20:11
jamais vu une Espada dans cet état, absolument sublime… comme sortie d’usine… et dire qu’on finira tous en Smart électrique.. triste époque….
19/12/2006 @ 22:53
Sublime automobile. Moi aussi, j’en ai toujours rêvé. Elle me suit depuis que je l’ai vue lors de sa présentation au Salon de Genève en 1968. Je l’ai dessinée, peinte, photographiée, j’ai eu l’immense plaisir de rouler dedans, sa photo en grand format est accrochée sur le mur derriére mon bureau, mais les circonstances de la vie font que, jusqu’ici, ce n’est resté qu’un rêve éveillé. Pourquoi l’Espada et pas la Miura ou la Countach ? J’ai toujours été un grand amateur (Je n’aime pas le mot “fan”) de Bertone loin devant Pininfarina puis plus tard Ital Design (Question de sensibilité personnelle) et en conséquence, de Lamborghini. Une Miura, c’est fantastique, une Countach, époustouflant, mais pour un amateur de conception automobile, réaliser une stricte deux places reste un exercice “relativement ” facile, alors que caser 4 places dignes de ce nom dans une voiture aussi basse pourvue d’un aussi gros moteur est une prouesse à tel point que, si elle fut la première de son genre, l’Espada est restée également la dernière. Pour moi, elle reste le plus bel objet roulant du XXème siècle.
19/12/2006 @ 22:57
mon collegue a une Espada, entierement renovee, rouge, superbe.
Il y a 2 mois la boite a organise une journee “passion” avec chacun pouvant amener sa belle voiture. Il y avait aussi une Miura, qui etait a cote de l’Espada. La Miura est tres jolie, mais lorsqu’elles sont cote a cote desole je prefere l’Espada, elle a ce je ne sais quoi qui fait la reputation des Italiennes, la classe, un design special mais superbe.
20/12/2006 @ 9:11