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    Accueil » 30 bougies pour Viry-Chatillon
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    30 bougies pour Viry-Chatillon

    Joest Jonathan OuaknineJoest Jonathan Ouaknine1 décembre 2006Aucun commentaire
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    A Viry-Chatillon, c’est la fête. Non pas parce qu’Alonso et Renault sont champion du monde de F1, mais parce que le site a 30 ans.

    Renault Sport s’est installé à Viry-Chatillon en septembre 1976 et l’on peut imaginer qu’ils n’ont pas souhaiter célébrer quoi que ce soit en septembre, afin de ne pas perturber les ingénieurs.

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    En fait, le site a nettement plus de 30 ans. Mais quelque part, il est représentatif de la politique de Renault. En 1956, Gordini abandonne son usine Boulevard Victor pour travailler chez Renault.

    Néanmoins, ce n’est qu’en 1968 que la marque Gordini est définitivement rachetée par la firme au losange. A 69 ans, le Sorcier goûte enfin les joies de la retraite (il travaille depuis l’age de 13 ans) et n’apparaît plus qu’occasionnellement pour les « Jours G » de la « Coupe ». En 1969, l’entreprise déménage à Viry-Chatillon.

    Le coupé ARG (Alpine-Renault-Gordini) de 1966 restera une (belle) maquette. En 1970, la R12 Gordini remplace la R8 G. C’est une traction avant presque normale, alors même avec 125ch pour 1t, les puristes crient à la trahison. On touchera le fond en 1975, lorsqu’elle disparaît et que la sage R17 TS est alors rebaptisée Gordini. Si l’on excepte les R5 Gordini anglaise (Sunbeam, donc Peugeot y possède les droits du nom Alpine), il n’y aura plus de modèles Gordini à partir 1979, qui est d’ailleurs l’année où le Sorcier meurt.

    Début 1976, chez Alpine, on fait la tête. L’Alpine A500 de formule un enchaîne les essais très privés aux mains de Jean-Pierre Jabouille. Mais une rumeur court (à raison): le service compétition d’Alpine va être dissout.

    Du coup, les employés décident de convoquer l’Equipe à l’une des séances d’essai de l’A500 pour de vraies-fausses photos volées (histoire d’empêcher Renault d’enterrer le projet, vu qu’il n’est plus secret.) Hélas, leurs craintes seront justifiées: le service course d’Alpine déménage à Viry-Chatillon, pour devenir Renault Sport. Ce qui est censé être plus évocateur. Pour la firme de Dieppe, c’est déjà le début de la fin…

    Renault Sport est donc né de la fusion des activités sportives d’Alpine et de Gordini. La suite est archi-connue.

    En 1977, la « yellow tea pot » débute en F1. En 1978, une Alpine-Renault triomphe aux 24 heures du Mans. A Dijon, en 1979, Jabouille impose la Renault F1. A la sortie du cockpit, Jean Todt le félicite (qu’est-ce qu’il faisait là?) En 1983, à Kyalami, dernière manche de la saison, Prost loupe le titre pour 2 points. Déçu, il claque la porte de l’écurie., qui appelle Lauda. Le personnel de Renault apprend qu’il sera payer 1 million de dollars et se met en grève sur le thème: « Si Renault a de l’argent, payez-nous plus! » Choqué par cette mentalité, Larrousse démissionne, suivi par d’autres. Fin 1985, l’écurie disparaît et Renault devient uniquement fournisseur de V6 turbo. Mais un an plus tard, chez Lotus, l’écurie de pointe, Senna exige un Honda et Renault est au bord de la faillite. D’où un retrait.

    Il y aura le retour en 1989, comme motoriste de Williams. Mansell décroche les titres pilotes et constructeurs avec la V10 atmo en 1992, suivi par Prost (1993), Schumacher (1995, sur Benetton), Hill (1996) et Villeneuve (1997), auquel il faut ajouter la couronne constructeur 1994. Puis Mecachrome, le sous-traitant prend le relais, tandis que Viry-Chatillon fabrique des moteurs diesel pour avions.

    Renault achète Benetton à mi-2000. Renault fabriquera moteurs et châssis, mais ces derniers seront fabriqués à Enstone. En 2003, Alonso s’impose en Hongrie. Deux ans plus tard, à Interlagos, il offre les deux titres à Renault… Avant de signer chez McLaren pour 2007. Dernier cadeau, il double la mise en 2006…

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    Joest Jonathan Ouaknine

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