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Essai PGO Hemera: road & surtout track (2/2)

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Avec 140ch pour 980kg et un confort très sommaire, cette PGO Hemera est une sportive radicale. Par rapport à mes précédents essais, elle est beaucoup plus proche de la FR 2.0 que de l’Audi A7

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Démarrer une Hemera est quelque chose de presque satanique. Vous tournez la clef et le bouton « start » s’illumine en rouge, telle une tentation démoniaque…

Le 4 cylindres 2l 140ch occupe non seulement les places arrières, mais il est bien présent dans l’habitacle.

A 1500 tours, il effectue une espèce de feulement.

Qui a mis le chauffage?

Lorsque je l’ai prise en main, j’ai remarqué que la climatisation était à fond. Vu que le temps n’était pas franchement beau, j’ai crû que le précédent utilisateur était une andouille…

En fait, le bloc PSA chauffe. Beaucoup. Pour peu que vous ayez le pied lourd ou que vous soyez bloqué dans les embouteillages, il dissipe beaucoup de calories et l’Hemera de se transformer en sauna.
Mon conseil: conduisez-la uniquement en tee-shirt ou en chemisette et prévoyez un bon déodorant…

A la moindre accélération, vous vous prenez un bon coup de pied aux fesses.

Hélas, qui dit bloc PSA, dit boite « Visual ». PGO a raffermi le levier et il n’y a plus de jeu. En revanche, vous continuez de passer de 1 en 4 ou de 2 en 5…

En ville, l’Hemera chauffe. La suspension est très ferme et le moindre dos d’âne est un supplice.

Les 4 premiers rapports sont trop courts pour faire de l’autoroute. Elle est donnée pour 215km/h, mais à 130, le bruit est difficilement supportable sur un long trajet. Sans oublier l’absence de régulateur de vitesse et de réel repose-pied.

En bref, son truc, c’est le circuit. Le problème est que l’assurance insiste sur le fait qu’il faut avoir « une conduite de père de famille » et elle interdit de rouler sur circuit.

Comment solutionner cela?

L’assurance n’interdit pas d’aller sur un ancien circuit!

Or, dans le temps, le Bois de Boulogne a servi de tracé.

(A l’intention de la ligue contre la violence routière: la scène qui suit est une exagération. Les images ont été prises en bloquant mon appareil sur mon épaule et en utilisant le déclenchement automatique.)

Amis de TF1, bonjour, comme dirait l’autre!

Nous voici sur le circuit du Bois de Boulogne, dans la route de Suresnes.

Elle se prend à fond de 4, soit 1… Euh… 50 km/h.

Puis rétrogradage en 2 pour prendre les fortifications (c’est à dire l’actuel périphérique.) On profite de la longue ligne droite pour atteindre la vitesse maximale, c’est-à-dire… 80km/h.

On sort à la Porte de la Muette, qui est une courbe rapide qui se négocie sans lever le pied.

Voilà l’avenue de la Porte de la Muette, où il faut descendre en 4, puis debout sur les freins avant le virage à l’entrée de la ceinture du lac…

Une ceinture qui est aujourd’hui une piste cyclable, donc fermée à la circulation.

Trêve de plaisanteries, grâce à une bonne répartition des masses et à des porte-à-faux réduits, l’Hemera est très joueuse. On peut attaquer franchement et prendre beaucoup de plaisir.
En plus, comme PGO est parti d’un roadster, la rigidité est excellente.

Par contre, à ce train-là, vous verrez que la jauge d’essence diminue à vue d’œil. Après une centaine de kilomètres à bastonner, les 42 litres du réservoir ne sont plus qu’un souvenir.

Conclusion

La PGO Hemera est avant tout une voiture pour les journées circuit. C’est là qu’elle peut pleinement s’exprimer et elle le fait très bien.
C’est une voiture plaisir à 100%, qui ne fait aucune concession. Un moteur central pour la répartition des masses, un petit moteur, un équipement réduit pour minimiser le poids et ça vous donne un beau jouet.
Par contre, l’amortissement, le confort et le niveau sonore sont un peu trop extrême pour une utilisation quotidienne. C’est une deuxième voiture, point.

A 33 333€, elle est moins chère qu’une Caterham ou une Lotus Elise. En plus, elle dispose d’une bouille vraiment craquante et d’une ligne assez pure (sans aileron.)
Comme quoi, PGO n’a rien à envier aux artisans Anglais. Elle gagnerait à être davantage connue, notamment à l’étranger.

A la limite, on pourrait souhaiter une évolution avec encore plus de watts. Car le châssis pourrait en encaisser davantage.

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8 Commentaires sur "Essai PGO Hemera: road & surtout track (2/2)"

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roberto
Membre

Merci, très sympa comme article

joraimondi
Invité

Intéressant votre essai …. je crois de temps en temps des PGO … dans la région ..notamment un magnifique cabrio blanc portant steecker « gaz natural » .. Une version écolo ?

homer S.
Invité

@joraimondi Oui il y a une version ecolo qui existe, mais je sais pas si elle est devenu de série ?

Beniot9888
Invité

Autant j’adore la ligne de la découvrable, autant je trouve ce machin hideux. Et pourtant, habituellement, il suffit que ça soit rouge pour que j’adore ! Mais là, non, ça ne sera pas possible…

Pat
Invité

C’est vraie qu’elle n’est pas super belle comme ça.

Si j’ai bien compris l’article, après avoir parcouru 100 km en allant a la vitesse maximum de 80 km/h, le réservoir est vide : « Après une centaine de kilomètres à bastonner, les 42 litres du réservoir ne sont plus qu’un souvenir. »
42 l/100km ?
Quelle genre de moteur est-ce donc ? A oui, un Peugeot de 140cv.

Ben, j’ai pas du comprendre alors.

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