Pour sa troisième édition, le Tokyo Concours d’Elégance qu’organise avec ténacité Paul Goldsmith avait le week-end dernier investi un nouveau lieu : le parc de Shiokaze, une étendue de verdure au bord de la baie de Tokyo. Un bon compromis, pas très loin du centre de la ville et avec malgré tout l’espace requis à ce type de manifestation. La sélection des voitures en lice, sans être aussi exceptionnelle qu’à la Villa d’Este ou Pebble Beach, était intéressante et bien complétée par un bel échantillon de voitures actuelles présentées par les constructeurs de très haut de gamme qui avaient répondu présent. Une excellente façon de passer l’après-midi et de prendre quelques photos qui feront matière à quelques posts. Pour ce premier de la série, voici les candidats de la classe 1910-1930.
Auteur/autrice : Pierre-Laurent Ribault
25 millièmes, un demi-capot, c’est tout ce qui séparait les deux HSV-010 de tête à l’issue de la manche de Sugo du Super GT. Une arrivée qui restera dans les annales, à l’issue d’une course pleine de péripéties. Contrairement à d’autres courses du week-end, suivez mon regard, Honda n’a pas interféré dans la lutte entre ses deux autos pour la victoire alors même que l’une des deux, la 18 de l’écurie Dome, est en lutte serrée pour le titre. C’est l’autre, la 17 du Real Racing, qui l’a finalement emporté mais le constructeur en sort grandi.
Il y a des jours où la surveillance obsessionnelle de l’internet automobile apporte des satisfactions. On se jette de bon dimanche matin, encore dans les brumes de la veille, sur l’agrégateur RSS, et on commence à lire les titres. Ca commence doucement : photos de l’Audi A7 (bâillements), les nouvelles aventures de Milka Duno (pour JJO, ça), Mercedes CL AMG (pitié, pas avant le petit déj’), et ainsi de suite… Jusqu’à tomber sur une pépite qui fait oublier l’heure matinale, les supplications des enfants qui réclament leur petit déjeuner et le chien qui gratte à la porte. Aujourd’hui, c’est via le toujours impeccable Hemmings Blog que nous arrive la merveille : 1mn14 de Messerchmitt KR200 bardées de numéros en décousant sur une piste en terre finlandaise.
Le président de Honda Takanobu Ito a prononcé hier le traditionnel discours de milieu d’année et a révélé l’orientation choisie par le constructeur pour les dix ans à venir, qui tient en une phrase: « Proposer à nos clients de bons produits rapidement, à un prix raisonnable et avec de faibles émissions de CO2 ». Un slogan corporate un peu vide que ne renierait aucun constructeur généraliste, heureusement accompagné de détails plus tangibles qui montrent que Honda a choisi… de ne pas choisir.
Vous vous souvenez de l’époque où les courses de F1 se déroulaient d’une traite ? C’est loin… et en Formula Nippon aussi. C’est pour cette raison que la 3ème manche du championnat 2010 au Fuji Speedway avait un petit parfum d’autrefois, puisque les équipes avaient décidé, étant donné la distance à couvrir et la très longue et pénalisante voie des stands du circuit, de couvrir pour une fois la course entière sans ravitaillement. C’est Kohei Hirate qui s’en est le mieux sorti, franchissant le premier virage en tête pour ne plus être rejoint jusqu’au drapeau à damiers.
A Silverstone, le pilote japonais au gros portefeuille avait pris la place de Bruno Senna dans la voiture balai du peloton de la F1 2010. Une sombre histoire de mail du pilote brésilien atterrissant par erreur dans la boîte de Colin Kolles, qui n’aurait pas trop apprécié le contenu disait-on pour justifier la chose qui paraît plus simplement liée à une histoire de gros sous. Senna n’en a pas, contrairement à Yamamoto dont les yens sont fort appréciés en une période de basses eaux pour les finances du Senor Carabante, investisseur majeur de l’ex-écurie Campos F1. A Hockenheim, rebelote, mais c’est cette fois Karun Chandhok qui laissera son baquet à Yamamoto.
Lorsque Toyota et Tesla ont annoncé un peu à la surprise générale leur intention de collaborer, on se demandait bien quel serait l’objet de ce projet. Prétendument le résultat direct de la satisfaction d’Akio Toyoda après l’essai du Roadster, l’investissement par le géant japonais dans la startup américaine vient de se concrétiser après avoir fait l’objet de spéculations dans la presse via un communiqué officiel du développement d’une version électrique du RAV4 employant le système moteur/batteries de Tesla.
Ca n’est pas parce que l’on conduit un petit ludospace familial que l’on devrait se priver de la touche d’un préparateur mondialement réputé. Mugen est entièrement d’accord avec ça, et propose désormais moult pièces pour le nouveau tout le reste de la gamme Honda au Japon du reste.
Une bien curieuse auto a fait le tour des sites automobiles hier, capturée par les photographes dans une séance d’essais selon la cérémonie habituelle des spyshots. Une Mini Clubman S bien basse et très carénée, barrée (en plus des logos des différents médias publiant les images), d’un « HYBRID DRIVE » en rouge sur les portières. La moulinette habituelle des spéculations s’est mise en route aussi sec, détaillant une hypothétique gamme hybride, mais quelque chose ne cadrait pas.
Quand on parle voiture électrique, le sujet qui fâche c’est l’autonomie et le temps de recharge. Quoi qu’on fasse et quoi qu’on dise, l’idée de devoir brancher l’engin pendant huit heures, ou quatre heures, ou même une demi-heure avant de pouvoir l’utiliser à nouveau une fois 150 km parcourus douche sérieusement l’excitation procurée par ce nouveau type de transport. Sans compter que ces chiffres sont en général donnés dans le cas d’une utilisation ultra-vertueuse… Non, décidément, ça n’est pas l’idéal et les ronchons dans mon genre ne manquent pas de mettre l’argument en avant. Mais les choses changent très vite, et la société japonaise JFE Engineering vient d’annoncer la mise au point d’un chargeur qui promet d’améliorer la situation très sérieusement.
