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Shenzhen n’a plus que des bus électriques

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Lorsque l’on parle de bus électriques, un opérateur disposant de dix unités, c’est déjà pas mal. La ville de Shenzhen, en Chine, en possède 16 359 ! Et surtout, elle ne possède plus de bus thermiques.

Shenzhen est une ville de 12 millions d’habitants, immortalisée par Guy Delisle. Elle s’est offert ses premiers bus électriques en 2010. Il s’agissait alors de faire des tests, lesquels furent concluant. A partir de là, la municipalité a progressivement remplacé tous ses bus par des modèles électriques. Désormais, ses 16 359 bus sont tous électriques. Elle économise ainsi 345 000 tonnes de carburant et économise 1,35 millions de tonnes de CO2. Pour info, l’électricité est fournie par la centrale nucléaire de Daya bay et la centrale à biomasse de Shenzhen.

Ce succès, c’est aussi celui de Byd. Le fief du groupe étant à Shenzhen, il est le fournisseur exclusif de la municipalité (NDLA : même si les bus sont en fait produits à Changsha.) Byd a également fourni les 510 points de chargements, qui permettent de recharger jusqu’à 8 000 bus simultanément.
Comme d’autres constructeurs Chinois, Byd envisageait une diversification au-delà de l’automobile et des exportations massives. Dans l’auto, Byd avait racheté un constructeur moribond, Qinchuan, afin d’utiliser son savoir-faire pour bâtir Byd Auto. De même, il a racheté un constructeur de bus, Sanxiang, afin de s’appuyer sur l’existant. La première voiture de Byd n’était qu’une Qinchuan rebadgée. En revanche, de Sanxiang, il n’a pas gardé grand chose, si ce n’est les murs du site. Avec son bus électrique, Byd a pu se positionner sur un marché encore balbutiant. Il a ainsi pu décrocher des appels d’offres en Amérique du Nord et en Europe.
Byd est N°1 mondial du bus électrique. Mais il compte bien devenir N°1 du bus « tout court ». Pour cela, il a ouvert d’autres usines. 2018 devrait voir le démarrage d’un site près de Beauvais, en France.

L’une des forces de Byd a été de créer un besoin. Désormais, les transporteurs publiques demandent des bus électriques et les autres constructeurs ont du s’adapter. Signalons que le N°2 du secteur, Volvo Trucks, vient de passer sous contrôle Chinois

Crédit photo : Byd

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6 Commentaires sur "Shenzhen n’a plus que des bus électriques"

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Cocorico
Invité

Cela montre qu’avec de la volonté et surtout une poigne de fer (dans ce domaine bien sûr), on peut réussir à imposer le passage au tout électrique pour les transports en commun. La suite logique serait d’imposer des camions électriques pour circuler dans la ville.

Jp
Invité

Volvo Trucks ne vient PAS de passer sous console chinois: Gylee n’a pris que 8,2% des parts de Volvo Trucks, ce qui est très loin de « passer sous contrôle »…

Thibaut Emme
Admin

Sauf erreur, avec les 8,2 %, Geely devient le premier actionnaire et détiendra 15,6% des droits de votes.
En droit de vote il y a encore Industrivärden devant à 21,8% mais ils sont derrière en actionnariat. En théorie, Geely sera à la manoeuvre et donc…prend le contrôle.

Béret vert
Invité

Un détail, Guy Delisle est certainement talentueux mais pas que: il est aussi pas très malin.
Donc Shenzen « immortalisée » par Guy Delisle, ouais… bof. Pour découvrir la Chine, je vous conseillerai de trouver quelqu’un avec moins de préjugés.

Fred21
Invité

Anne H., un commentaire ?

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