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Essai Dino 246 GT : Panthéon (1/4)

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Bien que j’ai eu la chance de rouler dans un certain nombre de voitures de rêve, que ce soit côté conducteur ou passager, ma passion pour les belles mécaniques ne s’est pas effritée d’un centimètre. Et certains modèles provoquent toujours chez moi des réactions proches de celle que provoque Justin Timberlake sur les adolescentes. Aux côtés de la Ferrari 250GT, de la Ford GT40 et de la Lamborghini Miura, la Ferrari Dino 246 trône dans les hauteurs de mon Panthéon automobile.

1 – Présentation, design

Mais patience ! Avant de se glisser derrière le volant de la belle, prenons quelques instants pour remettre dans son contexte le coupé.

A la fin des années 60, Ferrari domine le monde des GT. Avec ses modèles V12, étroitement dérivés de la compétition, le cheval cabré ne craint pas vraiment ses adversaires. Mais il manque un modèle « abordable » à la gamme qui serait capable de contrer une Porsche 911 de plus en plus envahissante. Le reste est bien connu : Enzo Ferrari ne souhaitant pas donner son nom à une voiture qui ne posséderait pas 12 cylindres, il lui offre le nom de son fils, responsable de la création du V6 et disparu quelques années plus tôt.

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La Dino fait sa première apparition au salon de Paris 1965 sous la forme d’un prototype. La première version commercialisée, baptisée 206 selon la nomenclature de Ferrari (6 cylindres, 2.0 litres), est dévoilée en 1967 et est vendue à partir de 1968. Si la ligne fait l’unanimité, le moteur pêche par son manque de « peps ». Un défaut que corrigera l’arrivée du V6 2,4 litres et, par conséquent, de la 246 GT.

Trois séries se succéderont, la dernière – dont est issu le modèle essayé ici – ayant été de loin la plus populaire avec 3019 exemplaires construits entre 1971 et 1974.

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Mais peut importe le moteur, la version ou le badge (d’ailleurs bien souvent remplacé par le Cavallino Rampante par les propriétaires), la Dino est tout simplement sublime. Je m’excuse immédiatement auprès des lecteurs qui ne seraient pas conquis par la ligne de la 246, car il est strictement impossible pour moi d’être objectif au sujet de l’une de mes voitures préférées. La Dino est et restera toujours une voiture que l’on affiche sur le mur de sa chambre.

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uvre du designer Aldo Brovarone pour Pininfarina, la ligne n’est pas sans évoquer la mythique 250LM. Nez plongeant, arrière tronqué, vitre arrière concave, épaules larges, les courbes de la belle évoquent autant la sensualité que l’agressivité. Si dans l’absolu, la Dino est une voiture de taille moyenne (4,23 m de long pour 1,70 m de large), sa faible hauteur (1,13 m) et ses formes la font apparaître petite. Une réalité à ne pas oublier lorsqu’on croise d’autres conducteurs sur les petites routes, terrain de jeu favori du coupé. Mais pour cela, il faut commencer par s’installer à bord.

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