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Le retour des Japonais ?

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Il y a peu, le pilote japonais en Europe était une espèce en voie de disparition. Kamui Kobayashi était privé de F1. Les performances de « Kimi » Sato (vice-champion d’Auto GP 2013) ne pouvaient masquer le faible nombre de Japonais dans les formules de promotion… Et leur manque de résultat. Yosuke Yamazaki, troisième du championnat Super FJ en 2011 et champion d’AFR en 2012, a réussi à louper le podium d’un meeting de Protyre FR où il n’y avait que 6 partants !

Kamui Kobayashi, je te survivrai

Sacré Kamui ! On le vire par la porte et il revient par la fenêtre ! Après un an sur le banc de touche, Kamui Kobayashi retrouve la F1. D’après certains, il aurait été recruté car Air Asia (qui appartient à Tony Fernandes, comme Caterham) veut s’implanter au Japon. Le plus probable est que ce pilote représentait le meilleur rapport prix/performance pour l’équipe. Kobayashi représente une nouvelle génération de pilotes Japonais. Même s’il a été révélé par Toyota, il a pris son indépendance. Il a toujours été choisi pour son talent et non pour ses parrains.

Reste que jusqu’ici, Caterham n’a pas marqué le moindre point. De plus, elle a été une voie de garage pour les prrécédents pilotes. En prime, en tant qu’ultime produit de Toyota en F1, il lui est impossible de frapper à la porte de Honda. Autant dire que l’avenir à moyen terme de Kobayashi est très incertain.

Kamui Caterham

Takuya Izawa, le nouvel espoir

Honda reviendra en F1 en 2015. Fidèle à sa tradition, il essaye de pousser un pilote nippon. Takuya Izawa sera pilote de réserve chez McLaren et titulaire en GP2 avec ART Grand Prix. Isawa est dans la droite ligne des Satoru Nakajima et autres Aguri Suzuki : un pilote déjà âgé (29 ans), qui a peu couru hors de l’archipel. L’adaptation risque d’être compliquée…

Honda a aussi songé à pousser Naoki Yamamoto (champion de Super Formula 2013) et Koudai Tsukakoshi. Seulement voilà, Izawa était le plus typé « Honda » des trois. Après une visite de McLaren, ils semblent avoir repris l’avion pour le Japon. Il sera intéressant de voir si le constructeur les place ailleurs…

McLaren

Les francs-tireurs

On l’a dit plus haut, les Japonais sont aujourd’hui bien rares en Europe. Pas le moindre natif du Soleil Levant aux essais collectifs des World Series by Renault ou du GP3. Seuls deux Japonais se sont imposés récemment en formule de promotion : « Kimi » Sato et Yu Kanamaru.

Fin 2012, Taki Inoue s’associe à Vincenzo Sospiri chez Euronova, en Auto GP. L’ex-pilote de F1 organise un « volant » parmi ses compatriotes. Sato (3e de la F3 ATS 2012) s’impose. En 2013, il joua le titre le jusqu’au bout. Il marqua le pas à l’automne et ne fut « que » vice-champion. Il rempile en 2014. A contrario, son équipier Yoshitaka Kuroda, complètement à l’arrêt, a été prié par Euronova d’aller voir ailleurs. A l’été 2013, Sato s’est offert un tour à bord de la Sauber. Il en est persuadé : le jour venu, il sera capable de mobiliser des sponsors, pour aller en F1.

L’autre Japonais à suivre, c’est Yu Kanamaru. Fait rarissime, il n’a jamais couru au Japon. Il a débuté en FR 2.0 (NEC et Eurocup.) Après deux saisons (et une victoire), il passe à l’Euro F3 Open. Il est pour l’instant l’unique pilote d’Emilio de Villota.

Kimi Sato Sauber

Les jeunes loups

Plusieurs phénomènes expliquent l’arrivée de nouvelles têtes. Sur l’archipel, Honda, Nissan (en Super GT) et Toyota ont chacun leurs pilotes. Hors de ces trois constructeurs, il est quasiment impossible de faire carrière. Fichu pour fichu, pourquoi ne pas aller en Europe ? Lorsqu’Honda reviendra en F1, il placera au moins un Japonais (même comme pilote d’essai à titre honorifique.) Si Izawa est à l’arrêt, peut-être qu’elle regardera hors de sa filières… Enfin, on peut soupçonner qu’avec la crise et la disparition des Vénézuéliens, les patrons d’écurie baissent les prix des baquets. Ce n’est pas encore la bousculade et encore moins le retour de l’âge d’or, mais on sent un frémissement.

En Florida Wold Series, on a vu apparaitre Takashi Kasai. Comme Kanamaru, il débarque directement du kart. A Sebring, il est complètement à l’ouest, rendant 10 secondes par tour aux leaders.

Kasai

En F4 BRDC, Jonathan Palmer dégaine Masayuki Minato, Yudai Jinkawa et Masaki Fujimura. Jinkawa, le plus chevronné, a été vu en MRF 2000 et en MRF 1600. Ils ont le privilège de tester la RFR sur le tracé « Indy » de Brands Hatch (un circuit appartenant à MSV, la société de Palmer.)

Enfin, il ne faut pas négliger Yosuke Yamazaki, qui cherche toujours un volant en Protyre Formula Renault. Pas sûr que ses piètres performances de Rockingham ne convainquent qui que ce soit…

Japanese drivers F4

Crédits photos : Sauber (photos 1 et 4), Kamui Kobayashi (photo 2), McLaren (photo 3), Forida World Series (photo 5) et F4 (photo 6)

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3 Commentaires sur "Le retour des Japonais ?"

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Invité

Placer Yosuke Yamazaki dans les jeunes loups alors qu’il est né en 1960… (!!)
Étonnant de ne pas avoir cité Kenta Yamashita – bien que toujours au Japon – qui a remporté la FCJ face à plusieurs multirécidivistes du redoublement, et devrait donc débarquer en F3 Japon dans l’année. Avec la nouvelle Super Formula, et le retour de Honda, il pourrait peut-être avoir sa chance…

Admin
Vous êtes sûr que l’on parle bien du même ici ? Yosuke Yamazaki est né en 1991, c’est un petit jeune. Les gentlemen drivers d’un certain âge que l’on trouve parfois en FJ ou en F3 japonaise ne partent pas à l’aventure en Europe… Kenta Yamashita est intégré au programme Toyota, il sera en F3 japonaise chez TOM’S cette année avec Takamoto Katsuta. Pas de F1 pour lui à l’horizon à moins qu’il ne quitte la filière TDP et rejoigne les rangs des francs-tireurs, mais il faudrait pour cela de gros moyens. C’est le problème évoqué dans la seconde partie… Lire la suite >>
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