Historique

Voici l’histoire d’une marque totalement tombée dans l’oubli et qui pourtant fut, dans l’entre-deux-guerres, l’un des principaux constructeurs allemands, devançant même Mercedes.

En 1984, Ferrari nous gâte avec la présentation de la Testarossa ainsi que la 288 GTO. Si la première citée doit renouveler le haut de gamme de la marque avec son noble 12 cylindres, la 288 répond à une stratégie compétition : proposer une voiture apte à rouler sur circuit comme sur les pistes de rallye, et, in fine, engager une version course en rallye, dans la catégorie du Groupe B qui fait justement la part belle à la puissance et au turbo.

A la fin du XIXème et au début du XX siècle, c’est le temps des pionniers et des aventuriers de l’automobile. Certains sont passés à la postérité, d’autres sont un peu tombés dans l’oubli. Darracq appartient à cette 2e catégorie, alors que son rôle dans l’essor de l’automobile européenne fut majeur.

Dans les années 80 et 90, la France était une des grandes forces en présence dans la Formule 1. Mais pour les petits indépendants, se maintenir dans la catégorie reine nécessitait une chasse permanente aux sponsors et si possible de puissants appuis politiques.

Fils d’immigrés écossais, Gordon Murray naît en 1946 à Durban, en Afrique du Sud, et baigne très tôt dans la compétition automobile, son père étant un préparateur de course. Diplômé de l’université technique de Durban, il commence à courir dans son pays sur des voitures préparées par ses soins puis migre en Angleterre en 1969.

La F1 entame au début des seventies sa révolution: les sponsors affluent, la médiatisation prend son envol avec la télévision et la liberté donnée aux ingénieurs promet un festival d’audace et d’innovations en tous genres. Un jeu auquel Lotus était souvent le plus fort. Mais en toile de fond de ce fabuleux spectacle, une ombre mauvaise planait encore et toujours : celle d’une sécurité déficiente et d’une mort qui guettait souvent au coin de chaque virage.

Commencer avec un chauffe-eau et finir avec une GT dessinée par Gandini, n’est-ce pas un parcours original ? C’est le destin atypique vécu par l’audacieuse marque italienne Iso Rivolta, une icône éphémère des sixties qui aurait pu faire trembler Ferrari.