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    Accueil » Motorshow Bologne 2008 Live: Tata Indica Electric
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    Motorshow Bologne 2008 Live: Tata Indica Electric

    Joest Jonathan OuaknineJoest Jonathan Ouaknine10 décembre 2008Aucun commentaire
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    Tata est présent en Italie. A Bologne, il est venu avec une version électrique de l’Indica. Avec ses batteries ion-lithium, elle possède une autonomie de 200km. Elle abat le 0-60km/h (non, je n’ai pas dit « 0-60MPH ») en une dizaine de secondes. Commercialisation prévue en 2009.

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    Si un pays doit nous envahir avec ses voitures, c’est l’Inde et non la Chine. En Chine, il existe 20 joint-ventures et 40 constructeurs « purs » digne de ce nom. Il faudra une bonne décennie pour que les secteur se consolide. Alors qu’en Inde, il n’existe qu’une poignée de constructeurs, lesquels peuvent prospérer sans se cannibaliser. D’autant plus que ces constructeurs sont adossés à de puissants groupes.

    En apparence, Tata Motors n’est qu’un obscur constructeur Indien. En fait, ce n’est que le sommet de l’iceberg Tata.

    Retour en 1938. Le Franco-Indien Jehangir Ratanji Dadabhoy Tata (les Indiens l’appellent JRD pour des raisons évidentes) prend la tête de l’entreprise fondée 70 ans plus tôt par un cousin de son père. A l’époque, Tata n’est qu’un conglomérat de PME.

    En 1947, l’Inde accède à l’indépendance. Jawaharlal Nehru (ici à droite de JRD Tata), héraut de l’indépendantisme et son parti national du congrès (PNC) font un raz-de-marée électoral. Les Anglais ont laissé derrière eux des usines. Nehru fera du « socialisme à l’Indienne »: un parti des actifs sont nationalisés et le reste est confié aux amis, comme les Tata, qui ont toujours soutenu les indépendantistes.

    Au crépuscule de sa vie, Nehru désigne sa fille, Indira Gandhi (aucun lien de parenté avec « le » Gandhi) comme successeur. Le clientélisme était une tendance chez Nehru; il devient la règle avec Indira Gandhi. Pourtant, Tata prétend que JRD Tata n’a jamais versé le moindre dessous de table.

    En 1984, Indira Gandhi est abattue par ses gardes du corps Sikh (en représailles à une répression sanglante des Sikhs.) Son fils cadet (et éminence grise) Sanjay aurait du lui succéder, mais il s’est tué en 1980 alors qu’il faisait un looping avec son nouvel avion. Alors, c’est son fils ainé, Rajiv, qui prend le flambeau. Rajiv était auparavant pilote de ligne pour Air India (une compagnie fondée par JRD Tata.)

    Rajiv Gandhi poursuivit d’abord le régime autoritariste de sa mère. Puis il introduisit plus de multipartisme et moins de bourrage d’urnes. Ce qui devait arriver arriva: en 1989, il perd les élections. En 1991, alors qu’il était le favori des législatives, une kamikaze Tamoul s’explose devant lui (suite aux exactions commises par la force de paix Indienne au Sri Lanka.) La dynastie des Nehru-Gandhi est donc chassée du pouvoir.

    En 1992, JRD Tata cède les rênes de l’entreprise à son neveu, Ratan Tata (ci-dessous.)

    L’époque où une poignée de riches familles se partageaient l’industrie Indienne, sous l’il bienveillant du pouvoir, est donc terminée. Mais Tata est omniprésent en Inde. Il suffit d’examiner les attentats de Mumbai pour s’en convaincre.

    Le 27 novembre, un groupe de terroriste volent une voiture de police (une Tata) et ils canardent les passants. Puis ils s’engouffrent dans une gare qui a vu passer les locomotives de Telco (ancêtre de Tata Motors.)

    Ils prennent d’assaut l’hôtel Taj Mahal (propriété de la famille Tata depuis sa construction, en 1903.) Tandis que l’on amène les blessés au Tata Memorial Hospital, les forces de sécurités boivent du thé Tetley, du café Tata ou de l’eau Mount Everest.

    Arrivés à bord de véhicules Tata, les forces de l’ordre libèrent les lieux avec l’appui de blindés Tata System. Et plus tard, les engins de Voltas déblayent les gravats.

    Toutes les marques citées appartiennent au groupe Tata, première entreprise d’Inde (pays d’un milliard d’habitants.)

    Ratan Tata est beaucoup plus puissant qu’il n’y parait. Pourtant, c’est difficile d’y croire en regardant cette Indica Electric, à la finition déplorable.

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    Notez qu’en Italie, la version break de l’Indica, l’Indigo, est également importée:

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    A lire également:

    Tata accélère sur l’Indica électrique

    Tata, les hybrides et les électriques

    Genève Live : Tata Indica

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    Joest Jonathan Ouaknine

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