Maserati MC20 GT2 Stradale : légèreté et efficacité

Alors que Maserati est souvent cité dans l’actualité pour des raisons négatives ces derniers mois, en raison de l’effondrement des ventes, et que son avenir fait l’objet de nombreuses spéculations, voilà une nouveauté qui ne peut que faire plaisir. Présentée dans le cadre de l’évènement The Quail, elle rejoint ainsi la radicale MCXtrema qui est dévolue à la piste.

Cure de carbone, gain d’appui

Esthétiquement, la GT2 Stradale conserve l’allure élégante de la MC20, tout en lui ajoutant des évolutions aérodynamiques plus radicales qui dérivent de la GT2. L’avant reçoit un nouveau bouclier qui sacrifie évidemment la fluidité du modèle de base à l’efficacité. Les prises d’air sont plus grandes, tandis que le capot et les passages de roue se strient de spectaculaires bouches d’aération, même si les carénages avant et arrière sont un peu plus dociles que ceux de la voiture de course.

L’arrière est dominé désormais par un imposant aileron en carbone, qui permet évidemment d’accroître considérablement l’appui global, qui, selon Maserati, atteint jusqu’à 500 kilos. Les designers n’ont pas oublié de concevoir des petits détails subtils, comme les évents sur le capot et les ailes avant qui comportent chacun trois virures, ce qui, selon Maserati, est un clin d’œil au trident emblématique de la marque. Les évents sur les ailes arrière adoptent une nouvelle forme qui augmenterait le refroidissement du moteur de 16 %. Le comportement promet aussi d’être plus agile, en adoptant la configuration de suspensions de la GT2 de course.

Le poids plutôt que la puissance

Pour aller plus vite, on peut soit booster les performances, soit gagner du poids. Question de philosophie. La course à la puissance a repris entre les constructeurs de supercars, en témoigne les 920 CV annoncés par la nouvelle Temerario de Lamborghini. Maserati ne suit pas cette tendance.

On peut imaginer que le Trident n’a pas les budgets nécessaires pour développer une version très optimisée de son V6 turbo Nettuno, d’autant que la marque ne dispose pas de motorisations hybrides pour gonfler les chiffres. Néanmoins, les ingénieurs ont choisi de déplacer leurs efforts ailleurs. Ainsi, si le moteur de la MC20 ne gagne que 10 petits chevaux dans cette version GT2, soit 640 au total, c’est sur le poids que la GT2 Stradale fait du très bon travail, avec 60 kilos en moins sur la balance par rapport à la MC20 Standard. Ainsi, à vide, la GT2 Stradale tourne autour des 1400 kilos, contre par exemple près de 1700 pour la Temerario. Et ça compte énormément, surtout dans les virages ! Ainsi le 0 à 100 est abattu en 2.8 secondes, avec une v-max inchangée à 325 Km/h.

Ambiance course raffinée

L’intérieur de la GT2 STradale fait la part belle à l’ambiance course, tout en restant sobre et élégant.  La fibre de carbone se mélange à des surfaces Alcantara et mates, toutes conçues pour éliminer l’éblouissement. Le volant est plus épais que celui du MC20 mais comporte moins de commandes. Tout est positionné pour être facilement accessible au conducteur, y compris l’écran central de 10,25 pouces. Une chaîne stéréo à six haut-parleurs est standard, mais vous pouvez opter pour un système à 12 haut-parleurs si vous le souhaitez.

Les sièges sont conçus spécifiquement pour la GT2 Stradale. Il s’agit de pièces en fibre de carbone à double coque avec des extrémités en mousse, et Maserati propose deux tailles différentes . Ils sont actionnés manuellement pour offrir une position assise plus basse pour une meilleure répartition du poids. Une barre arrière en option peut accueillir des ceintures de course à quatre points pour les journées sur piste. Les finitions en bleu et en jaune rappellent aussi les coloris utilisés dans la récente MC20 Modenese développée par le département Fuoriserie.

(13 commentaires)

  1. Magnifique modèle…qui fait vraiment rêver.
    Il faut que Maserati commente sur ces modèles thermiques… La période est trop au bashing-VE en ce moment… Mais qu’ils préparent soigneusement quand le moment se fera sentir en 2025-27.
    Ce modèle est excellent pour l’image de marque…

    1. Après pour faire rentrer des sousous… Des nouveaux SUV, hybrides et VE seront nécessaire dans l’avenir… Les ventes des berlines sont devenues symboliques, malheureusement.

      1. oui évidemment . J’aimerais savoir pourquoi la tendance est venue horrible à effacer les belles et bonnes berline au profit des engins surélevés ? J’ai loupé des épisodes

        1. Personnellement, je ne me l’explique pas… j’ai eu récemment encore 3 voitures, dont 2 récentes, aucune n’était un SUV.
          Néanmoins, je constate souvent… les SUV sont très critiqués… Mais ils font 3/4 des ventes !!!
          Quand je gare ma vieille 309 GTi sur un parking de supermarché, j’ai parfois du mal à la retrouver derrière toutes ces voitures hautes.
          Néanmoins, si je fais l’analyste sociaux économique débutant, la population vieillie, je me cogne souvent la tête en rentrant dans la 309 basse, les limitations de vitesse avec les radars nous oblige à nous « promener »
          ET puis SI le paradigme des coûts des carburants était le même qu’en 1974, plus du double qu’actuellement, on n’achèterait pas des briques hautes sur roues… Je sais que je suis impopulaire quand je sors cette vérité ! Pourtant, cela me parait d’être une autre évidence !?

  2. Je préfère la version non coursifiée, toute en élégance. Aller faire du circuit avec une telle beauté me semble dommage, mais quand on en a les moyens, pourquoi pas!

  3. La couleur est horrible, on est sur un niveau d’élégance digne d’une préparation signée Mansoury pour influenceur exilé à Dubaï

    Stellantis fait vraiment n’importe quoi avec Maserati (entre autres)

    1. Je rappelle que Stellantis n’a pas 4 ans !!!
      Maserati dispose des avantages des achats groupés du groupe.
      Le temps d’ingénierie et industriel, on a besoin de 3 à 10 années pour que les choses changent vraiment… Je l’ai encore entendu récemment.
      La situation de Maserati est donc issue à 95 % de la gestion de l’ex. FCA.
      Pour les sachants, c’est même d’une évidence

    2. Les sachants savent aussi que Stellantis a purement et simplement annulée la Quattroporte qui devait sortir l’an prochain, tout est reporté de 2-3 ans

      Les sachants savent que Stellantis voulait supprimer le termique de sa gamme pour transformer Maserati en marque 100% électrique, une hérésie marketing et surtout commerciale

      Maserati va devoir tenir jusqu’en 2027 avec pour seul modèle apte à faire du volume un SUV au dessin pataud, sans charme, ni élégance et déjà désuet à sa sortie

      Bon chance

      1. OK @Virage, il manque un modèle… Une berline …. Oui, c’est mauvais signe, ok, mais je doute que les sachants connaissent l’avenir comme madame Soleil, par contre ils connaissent tous que le segment est totalement sinistré aussi.

        1. @Virage, je viens de lire un article qui parle que la baisse des berlines sur un an atteignaient -78 % pour expliquer la mévente des C5X et DS9… Alors OK, Maserati, c’est différent, pas du tout la même cuisine… Mais, auront-nous été sur du succès de la Quattroporte !?
          C’est aussi certain qu’en sortant rien… La clientèle ne viendra pas …. Mais la transition entre conserver les thermiques et le passage aux 100 % électrique est délicat pour beaucoup de groupes… Maserati est loin d’être le seul dans ce cas-là.

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