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F1 2011: Pirelli nous parle de Monaco

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Juste avant Monaco, Pirelli a réunit la presse. L’objectif est de faire un bilan de son retour en F1 et d’évoquer son nouveau pneu F1, le « Super Soft ».

L’an dernier, la FIA a lancé un appel d’offre pour la fourniture en pneus de la F1. Le gagnant aurait eu le monopole.
D’après Pirelli, le monopole est demandé par les écuries afin que tout le monde soit à armes égales. En plus, lorsqu’il y a concurrence, il y a un risque que les manufacturiers ne se tirent la bourre et ne se retrouvent tangent en matière de sécurité (cf. Michelin au Grand Prix des Etats-Unis 2005.)

Mon opinion: si les écuries veulent minimiser les variables, qu’ils créent une coupe monotype! La glorieuse incertitude du sport, c’est lorsqu’on ne peut quasiment rien maitriser et qu’au final, la chance entre en compte.
En plus, il y a un risque que le manufacturier en place ne s’endorme sur ses lauriers (cf. Goodyear à la fin des années 90 ou Bridgestone l’an dernier.)

Le cahier des charges imposait un pneu qui se dégrade davantage, afin de favoriser les bagarres et les arrêts aux stands. Bridgestone et Michelin ont refusé de jouer le jeu, de peur que cela ne ternisse leur image.
Pirelli a accepté. Il a bien vu en WRC que lorsque des pneus sont « trop bons », personne n’en parle!

Mon opinion: les ravitaillements en pneu ou en carburant, ça tue le spectacle! Il faut que les pilotes partent avec le couteau entre les dents! Au lieu de ça, ils restent blottis les uns derrière les autres, en attendant que celui devant rentre aux stands!

Quoi qu’il en soit, le manufacturier Italien nous a invité dans les salons de l’Automobile Club de France, à Paris, pour faire un point médiatico-sportif.

Pour Paul Hembery (responsable compétition), le bilan est plutôt positif.

Désormais, à chaque Grand Prix, on parle beaucoup des Pirelli. Vont-ils tenir? Combien de trains de pneus faudra-t-il chausser? Le nom du manufacturier est volontiers cité. D’où une notoriété en hausse.

Sur le plan sportif, Hembery cite une analyse de Mercedes: 70% des dépassements sont dus à la tenue des pneus.
Il se vante aussi que pour la première fois depuis 10 ans, sur la très lente piste de Barcelone, le poleman ne s’est pas imposé (NDLA: oui, mais ce sont des problèmes de KERS qui ont décapité la course de Mark Webber.)

En même temps, il reconnait que 4 arrêts à Barcelone, c’était trop. Hembery pense que l’idéal serait d’avoir 2 ou 3 arrêts par course.

Jusqu’ici, le championnat s’est déroulé sur des pistes où les pneus souffrent beaucoup (Sepang, Istanbul, Barcelone…), la suite du championnat devrait être plus favorable (mis à part Spa, Monza et Silverstone.)

L’autre souci est qu’un arrêt au stand ne « coute » pas assez de secondes. Une écurie préfère organiser un énième changement de pneus que de laisser rouler un pilote avec des gommes dégradées.

Il milite également pour un retour des essais en pleine saison.

Rouler l’hiver, sur une piste froide, n’apporte que peu de données.

Pour le reste de l’année, Pirelli dispose d’une Toyota TF109, pilotée par Lucas di Grassi. Mais cette voiture date de 2009 et là encore, les données recueillies sont difficilement exploitables.

Pour l’instant, les écuries ne veulent plus faire d’essais. D’ailleurs, elles ont dissout leurs équipes d’essais (fut un temps où chaque écurie possédait une structure « course » et une structure « essai ».)

En attendant, l’actualité, c’est Monaco. Pour la première fois, Pirelli viendra avec des « Super Soft » (lettrage rouge.)
A priori, ils tiennent 10 tours et ils devraient être surtout utilisé pour les qualifications. Ainsi, les pilotes présents en Q1 devraient vite ravitailler. Alors que ceux de Q2 ont le droit de changer de pneus avant le départ et ils pourraient rester plus longtemps en piste. De quoi brouiller le classement…

D’après Hembery, les écuries vont faire 3 arrêts.

Son chouchou? Fernando Alonso, afin que ce ne soit pas toujours les mêmes qui gagnent (et parce que Pirelli est Italien, donc un peu tifoso…) Il reconnait néanmoins, du bout des lèvres, que la Scuderia a des difficultés à assimiler le fonctionnement des Pirelli.

Une chose est sûre: le vainqueur à Monaco sera chaussé en Pirelli!

Ca n’était plus arrivé depuis 1957 et Juan-Manuel Fangio (sur Maserati 250F.)

Par la suite, le manufacturier Italien a failli s’imposer plusieurs fois en terre Monégasque. On se souviendra notamment qu’en 1984, la fameuse Toleman d’Ayrton Senna avait des Pirelli…

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3 Commentaires sur "F1 2011: Pirelli nous parle de Monaco"

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Clayton
Invité

Et dire que la F1 se veut plus verte, moins honéreuse et on fabrique des pneus qui se dégrade plus rapidement pour le spectacle.

Admin

La grande victime des pneus cette année (outre le besoin d’avoir l’app F1 ouverte en plus de la tele pour ne pas perdre le fil) c’est la seance de qualification. Pour ameliorer les choses et faire briller les Pirelli autrement que par l’epaisseur de la couche de caramels hors trajectoire, autorisez 2 trains bonus de super-extra-bubblegum softs en Q3 et on reverra les tours de qualif banzai comme dans les annees 80 sans que les pilotes et les inges aient besoin d’avoir tous ces calculs « hard-soft-soft-soft ? » « soft-soft-hard-soft-soft ? » en tete pendant la seance.

vroum-vroum
Invité
@Clayton : c’est comme ça que les commentaires partent en cacahuètes 32, mais puisqu’on y est ^^’ !! La vingtaine de formule 1 en piste ne sont pas là pour donner un exemple écologique mais à la limite pour être l’exception, c’est du sport, on recherche la performance. Ça passe par de bonnes cylindrées, des gommes tendres et des hauts-régimes. Point barre. Qu’on le veuille ou non, le sport ne « sert à rien » en soi ; donc tout ce qui s’y rattache n’est que pur gaspillage. Nos chers tennis-man sur le central de Roland Garros à se renvoyer la balle… Lire la suite >>
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