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La mystérieuse GT40 de Comstock

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Comstock Racing est relativement peu connu de ce côté de l’Atlantique. En revanche, au Canada, c’était l’écurie incontournable du début des années 60. Une success story brisée par les 12 heures de Sebring 1966…

Le Québécois Charles Rathgeb Junior était l’héritier d’une entreprise de B.T.P., Comstock. Mais avant de prendre les commandes de l’entreprise familiale, il fut officier de la police montée, puis il s’engagea dans la marine durant la deuxième guerre mondiale.

Grand alpiniste, il servit de coach pour l’équipe olympiques de Bobsleigh de 1964 (elle décrocha l’or en bob à quatre.)

Peu avant, en 1961, Rathgeb rencontre Bob Sadler, qui construit des voitures de courses. Ils s’associent pour créer Comstock Racing.

L’équipe débute avec des Sadlers, puis une Lotus 19.

Sadler préfère rester indépendant. Mais Rathgeb poursuit. Il profite de ses bonnes relations avec Ford Canada pour entrer en contact avec Caroll Shelby. Comstock Racing doit ainsi s’occuper de la Cobra de Ken Miles:

Puis l’écurie se retrouve embarquée dans la (mes)aventures King Cobra (Cooper-Monaco à moteur Ford 289.)

1964-1965 est l’apogée de Comstock Racing. Shelby lui fournit des voitures très diverses: Cortina Lotus, Mustang et Falcon. Il faut y ajouter l’éphémère châssis Comstock.
Avec ces véhicules, ils dominent largement les circuits Canadiens, surtout peuplés de gentleman-drivers.

Pour 1966, Shelby leur loue deux GT40 (P1000 et P1037.) Avec Rathgeb s’attaque aux 12 heures de Sebring.

A la 4ème heure, Bob McLean perd le contrôle (suite à une casse mécanique?) de la N°18 (P1000.) Il sort de la route et percute une poteau téléphonique. La Ford, réservoirs pleins, explose. McLean, champion de Canada de circuit 1965 (avec une Lotus plus petite que les autres voitures), est tué sur le coup.

La N°17 est retirée peu après. On la reverra en Can-am, mais la mort de McLean a marqué Rathgeb. Il n’a plus le moral. Fin 1967, Comstock Racing ferme ses portes.

P1037 fut récupéré par Shelby. Elle passa de mains en mains avant d’être restaurée dans ses couleurs « Comstock » (ci-dessous.)

Et P1000? Certains disent que l’épave fut enterrée sur place. D’autre qu’elle fut rapatriée au Canada et que les pièces valides furent montées sur d’autres voitures. P1000 était un mulet de l’usine Ford. La voiture posséderait donc un intérêt historique. Un collectionneur Anglais prétend l’avoir récupéré et restaurée.

Dans les tablettes de la F1, voius pouvez voir « Grand Prix du Canada 1967, Eppie Wietzes, Lotus 49 Ford/Cosworth, Comstock Racing. »

Pour le premier Grand Prix du Canada, le Team Lotus est venu avec deux voitures de course et un mulet. Le mulet est loué à une équipe locale, avec obligation de la rendre si l’une des deux 49 « usine » est détruite.
Wietzes, l’un des pilotes « historique » de Comstock en fut le pilote. L’intervention de l’écurie Canadienne fut minime. D’ailleurs, la voitures ne portent même pas une livrée Comstock. Wietzes s’est qualifié avant-dernier et en proie à des problèmes d’allumage, il a été disqualifié pour aide extérieure.


Source:
The Garage Blog

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