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Essai nouvel Opel Meriva: 1. Meriva 120ch Enjoy

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Nous avons pu essayer deux versions du nouvel Opel Meriva. Commençons par la version 1,4l 120ch, dans cette finition intermédiaire Enjoy (finition qui devrait représenter l’essentiel des ventes.)

Opel va mal: tergiversation de l’état Allemand sur un éventuel prêt (GM a finalement décidé de se débrouiller seul) fermeture programmée d’usines, sans oublier les soucis de sa maison-mère, GM.

Heureusement, pour remonter la pente, il a des nouveautés dans les tuyaux.

S’il est un point où ce constructeur est fort, c’est bien les monospaces. Il en possède 3 dans sa gamme: Agila (un Suzuki Splash rebadgé), Meriva et Zafira (bientôt remplacé.) Il est d’ailleurs l’un des leaders Européens en la matière. Pourtant, il n’est venu que très tardivement dans ce secteur.
Ainsi, ce nouveau Meriva n’est que le deuxième du nom et le premier est apparu en 2003.

Sous le capot, les 1,3l CDTI 75ch et 1,7l CDTI 100ch n’arriveront qu’à l’automne, peu après la commercialisation en France. Ils seront ensuite épaulés par un 1,3l CDTI ecoFLEX 95ch, ainsi que deux nouvelles versions du 1,7l CDTI, 110ch et 130ch.
En attendant, il faut faire avec les mécaniques essence: 1,4l atmo 100ch et le tout nouveau 1,4l turbo en version 120ch ou 140ch (qui remplacent respectivement le 1,6l et le 1,8l.)
On passe rapidement sur le 1,4l turbo 120ch (qui devrait être confidentiel dans l’hexagone.) Disons simplement qu’avec 175Nm de couple, les reprises sont correctes (même si au démarrage, il a un peu de mal à entrainer ses 1 393kg) et que sur autoroute, il se fait totalement oublier (y compris à un rythme « légèrement inavouable ».) A 143g de CO2, il est légèrement plus prodigue en émissions que le 1,2l atmo.

Personnellement, je ne suis pas du tout « monospacophile ». Je préfère les petits roadsters Japonais. Néanmoins, la ligne du Meriva m’a séduit. On sent un vrai effort de design, comme ce « blitz » Opel stylisé sur le profil.
Pour l’aspect technique, notez qu’il a pris 15mm en longueur (soit un total de 4 288mm), 39mm à l’avant et 45mm à l’arrière.

A l’intérieur, il sait se montrer accueillant avec ses tapis de sol « Meriva » (100€ supplémentaires.)

On demande avant tout à un monospace d’être pratique. Le Meriva dispose de flexDOORS (ça sonnait mieux que « portes suicides »): les portes arrières sont inversées et s’ouvrent quasiment à angle droit (86°.) De quoi vous permettre d’installer plus facilement le rehausseur du petit dernier.
Il y a néanmoins un montant central.

Il peut recevoir sans problème 4 basketteurs ou bien 2 adultes et 3 enfants.

Autre détail appréciable: le flexRAIL. Comme son nom l’indique, le rangement central est monté sur rails. Il peut servir d’accoudoir…

Ou bien disparaitre entre les sièges avants:

Ce modèle dispose du pack « fonctionnalité » (150€ supplémentaires; indisponible sur la version de base Essentia.) Il ajoute ainsi un tiroir de rangement sous le siège passager:

Et une tablette accroché aux sièges avants:

Par contre, la prise 12V pour les occupants à l’arrière est de série:

Pour rabattre les sièges arrières, pas de crochets ou de manipulations compliquées. Vous tirez la languette et le siège se replie tout seul. Vous pouvez même le faire d’une main! C’est le flexSPACE.
Les sièges arrières sont également coulissants.

Chaque siège peut se replier individuellement. Au final, vous disposez de 1 500l, avec un vrai fond plat:

Pour terminer dans les « + », il faut signaler la bonne qualité perçue. Les plastiques sont bons et vos enfants devront mettre plein de mauvaise volonté pour rayer l’habitacle!

Pour commencer dans les « -« , on reste dans la qualité perçue avec la ridicule casquette des compteurs. On a l’impression qu’il a été dessiné (et usiné) à présentation-2 minutes. C’est l’unique fausse note (avec les inserts en plastoc imitation alu, mais s’il fallait dénigrer tous les constructeurs qui en abusent…)

Et puis il y a l’ordinateur de bord… Un mélange du côté « Eau précieuse » de celui des Alfa et de l’ergonomie de celui des BMW. En bref, ce n’est pas du tout instinctif et il faut appuyer sur 15 boutons pour faire le moindre réglage.

On imagine déjà la scène suivante:
GPS: « A 400 mètres, prenez la première à droite. »
Chouchou: « Il fait frais, je vais baisser la clim »
Loulou: « On arrive à un rond-point, c’est par où? T’as déréglé le GPS! »
Chouchou: « Attends, je remets la nav… Euh… Non, c’est pas ça… C’est pas ça non plus… C’est où qu’il faut appuyer? »
Loulou: « Espèce de [censuré]! Quelle [censuré]! Faut pas toucher à l’ordi, quand il est en GPS! Je te l’ai dit 1000 fois! »

La climatisation manuelle est de série (400€ en version « Essentia »), tandis que le GPS est facturé 900€ (indisponible sur « Essentia ».)

Conclusion

Le Meriva est un bon monospace compact familial. Il ravira ceux qui ont des jeunes enfants, mais qui ne veulent pas d’un patatoïde ou d’un cube à roulettes.

Il est très confortable, spacieux et il peut avaler les kilomètres sans souci.

Dans cette version Enjoy, il est facturé 17 950€ (18 500€ en 1,3l CDTI; la gamme débute à 15 400€ avec le 1,4l 100ch Essentia.) Dans le descriptif des équipements, ce qui choque avant tout, c’est que les mots « série » ou « gratuit » sont plutôt rares…

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