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Si vous allez à Modène, vous passerez peut-être devant Stanguellini, un concessionnaire Alfa Romeo-Fiat-Lancia. Une enseigne a priori anonyme, mais qui n’en cache pas moins un passé sportif très riche. Petite sélection issue du site Stanguellini.

Il y a plus d’un siècle, Francesco Stanguellini ouvre un concessionnaire Fiat à Modène.

Passionné de mécanique, il court avec des Fiat et des Scat. Ici, on le voit parader en 1908 avec le marathonien Dorando Pietri.

Francesco se fait gentiment moquer pour sa volonté de courir avec tout et n’importe quoi:

Vittorio hérite de la passion de son père. C’est sur deux roues qu’il débute. On le voit ici, en 1925, à Modène, sur Mignon, sous le regard de Francesco (à droite, en complet.) Notez au passage le directeur de course (à gauche), un certain Enzo

En 1927, Francesco engage une Bianchi pour un jeune débutant nommé Tazio Nuvolari…

Au cours des années 30, Vittorio commence à construire des « spéciales » sur base Fiat, qu’il engage en compétition. Ici, en 1936, il peut sourire: sa voiture va disputer les 24 heures de Spa, en Belgique. Pour le transport, pas de problème: elle squattera le camion de la Scuderia Ferrari dirigée par son ami Enzo.

Le « stand » Stanguellini aux 1000 Miles 1937, dans l’attente du ravitaillement des voitures (et des pilotes.)

Bien malin celui qui reconnaitrait une modeste Fiat 500 « Topolino » sous ce coupé ultra-profilé de 1938. Son pilote, Gildo Baraveli, pose à ses côtés, avant que la voiture n’embarque pour une course à Tripoli.

Les Stanguellini collectionnent les victoires de catégories. Pour multiplier les succès, Vittorio engage des voitures dans différentes classes. On voit ici son armada au départ du circuit de Modène, en 1939, avec des voitures sur base Fiat 1100, 2800 6 cylindres et deux barquettes sur base Fiat 500:

Cette Stanguellini sur base Fiat 1100 fut construite pour les 1000 Miles 1940, dernière course Européenne avant la fin de la guerre.

« L’usine » Stanguellini, en 1946:

Après-guerre, Stanguellini reprend là où il s’était arrêté. Il commercialise quelques « voitures de route », comme celle-ci, sur base Fiat 1100:

En 1949, la ville de Modène improvise un salon de l’auto dans le hall dans son aéroport. Stanguellini y fait stand commun avec Ferrari (au fond):

L’artisan se lance en F2. Sergio Sighinolfi court avec à Salò, en 1950:

Pour son fils Francesco, Vittorio réalise en 1951, une réplique de Maserati F1, à pédales:

Comme toutes les réalisation transalpines, les Stanguellini furent des habituées des 1000 Miles. Ici, en 1953, Devani et Poletti renoncent devant l’objectif du photographe officiel de l’épreuve:

Les Stanguellini s’alignèrent en championnat du monde des marques. La modeste 750 tente sa chance à Sebring, en 1957:

Pour la mise au point, Vittorio Stanguellini peut compter sur son ami Juan-Manuel Fangio. En plus, le quintuple champion du monde de F1 travaille pour lui gracieusement!

A la fin des années 50, un championnat de monoplace apparait en Italie, la Formule Junior (ancêtre de la F3.) Stanguellini est l’un des premiers à s’y aligner. Voici, en 1958, le prototype de leur Formule Junior, développé donc par Fangio:

D’emblée, Stanguellini fait une OPA sur la Formule Junior. En 1959, la formule devient Européenne et la moisson se poursuit. Le Suisse Michel May, vainqueur à Monaco, reçoit son trophée des mains du prince Rainier et de la princesse Grace:

En parallèle, Stanguellini reprend une voiture de record, la Nibbio IV. Créé en 1956 par Giovanni Lurani, elle disposait d’un châssis Volponi, d’un moteur Moto Guzzi et d’un carrosserie Ghia. Stanguellini la rachète en 1959 et elle remporte plusieurs records de classe.

En 1960, Stanguellini invite Marcello Mastrionni (grand fan de voitures) a tester une Formule Junior à Monza. Notez le look ultra-classe de l’acteur, qui prend son rôle d’un jour très à cœur…

Dés le début des années 60, la domination de Stanguellini en Formule Junior est mise à mal par les constructeurs Anglais. On voit ici Colin Davis en 1962, en essai hivernaux à Modène. Notez les nasaux très inspirés par les Ferrari F1 contemporaines:

Chassé de la Formule Junior, Stanguellini tentera de rebondir avec un gros coupé destiné au marché Américain. La Morno Mirage disposait d’un moteur V8 Chevrolet et d’une ligne signée Pietro Frua (NDLA: non, pas possible, je n’aurais pas deviné…) La crise de 1973 tua le projet.

Vittorio Stanguellini est mort en 1981. Depuis, ses voitures courrent en anciennes. Ici, son petit-fils Simone dispute le Grand Prix de Monaco historique:

La relève est assurée avec Francesca Stanguellini (pilote de Formule Ford) et son frère Simone (pilote de Ferrari Challenge):

Source:
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