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Essai Daihatsu Trevis: behind the wheel (3/3)

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Contact! C’est le moment de conduire cette Daihatsu Trevis. Et par la même occasion de conclure sur cette voiture: talent injustement méconnu? Ou voiture qui n’a que ce qu’elle mérite?

Côté moteur, vous n’avez pas le choix: seul un 3 cylindres 12 soupapes 58ch est proposé. Certes, il n’émet que 114g de CO2 (donc il est « bonussé ») et ne consomme que 4,8l aux 100km, mais allez expliquer cela aux ayatollahs du diesel, nombreux parmi les acheteurs de citadines, en France…

En Ville:
Un vrai régal! Le 3 pattes est très vif. Le modèle essayé dispose d’une boite automatiques 4 rapports, mais le kick down ne se fait pas trop attendre et les trois premiers rapports sont courts. A haut régime, le moteur émet d’ailleurs un bruit assez mat. On est assis assez haut, ce qui est appréciable dans le trafic.
Notez qu’il existe un pack « Easy » (350€) qui rajoute le radar de recul et des baguettes latérales.
La Trevis est très maniable et sa direction est bien assistée: on se faufile dans le moindre trou de souris. La suspension se joue des dos d’ânes et des nids de poule.
Toute proportion gardée, je dirais même que c’est l’une des 10 voitures les plus funs que je n’ai jamais conduites sur route ouverte. Explication: avec les GTI actuelles ou les gros coupés, il faut atteindre des vitesses inavouables ou aller sur circuit pour toucher leurs limites. Sans oublier l’ESP, qui a tendance à intervenir un peu tôt et vous gâcher la partie. La Trevis n’a pas ESP, elle est chaussée par des roulettes de 145, ne pèse que 795kg et l’isolation phonique est ridicule. Du coup, le moindre rond-point pris à 50km/h devient un exercice viril…

Sur autoroute:
La Trevis est une citadine pure et cela se voit. Sur autoroute, le bruit (moteur+perturbations aérodynamiques) est très envahissant. Impossible de discuter ou d’écouter la radio.
La Trevis est donnée pour 150km/h. Aucun problème pour s’insérer. Néanmoins, au-delà de 130km/h, l’aiguille progresse lentement.
Enfin, les ingénieurs de Daihatsu ont réussi le tour de force de créer un siège à la fois très épais, mais très dur.
Ajoutez-y le coffre réduit et vous comprenez qu’il est compliqué de partir en voyage avec.

Conclusion générale:
La Trevis possède de nombreuses qualités, notamment sa bouille, son équipement et son comportement en ville. L’intérieur est passable. A 11 400€ (en boite manuelle), elle coute 300€ de plus qu’une Hyundai i10 78ch toute équipée ou 100€ de plus qu’une Panda 1,2l 60ch. La Trevis fait donc figure d’alternative « kawai » dans les citadines purement urbaines.
Ensuite, il y a l’absence de moteur diesel.
Comme d’habitude, il y a les défauts propres aux marques confidentielles: absence d’image de marque, décote verticale et réseau limité. A titre personnel, pour atteindre le concessionnaire le plus proche (ci-dessous), je dois traverser la moitié du Val de Marne. Alors que de chez moi, je peux MARCHER jusqu’à une demi-douzaine de concessionnaires. De quoi décourager nombre d’acheteurs potentiels.

En définitive, vous cherchez une 5 portes avec un look sympa, pour un usage exclusivement urbain et vous habitez près d’un concessionnaire Daihatsu? Alors la Trevis est pour vous!

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1 Commentaire sur "Essai Daihatsu Trevis: behind the wheel (3/3)"

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Giles
Invité

marrant cet essai
L’intérieur est vraiment monstrueux :-/

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