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L’automobile en Russie vue par Vladimir Poutine

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Hier, le président premier ministre Russe, Vladimir Poutine, a dirigé une réunion sur le développement de l’industrie automobile Russe.

L’automobile Russe revient de très loin. Au temps de l’U.R.S.S., il n’y avait pas vraiment de constructeurs. L’industrie était marquée par la bureaucratie, la lenteur de la prise de décision et d’une organisation défiant toute logique industrielle. Il n’était pas rare qu’un véhicule doive patienter une décennie pour être produit et évidemment, une fois mis sur le marché, il est déjà obsolète.
A la chute de l’U.R.S.S., il y eu une vague de privatisations sauvages qui achevèrent l’industrie. Des oligarques s’emparèrent des constructeurs et ils étaient davantage préoccupés par la prédation que par une volonté entreprenariale. La qualité tomba très, très bas. Les Russes n’avaient plus confiance dans leurs voitures (qui leur rappelaient par ailleurs de mauvais souvenirs) et la demande s’est écroulée.

L’un des premiers gestes de Poutine fut de surtaxer les voitures importées. Ainsi, les constructeurs occidentaux et Asiatiques durent s’implanter en Russie. La production de voiture a explosé du jour au lendemain. Par ailleurs, il y a renationalisé, de fait, les constructeurs Russe.
En 2007, il s’est vendu 3,2 millions de véhicules en Russie en 2007 et pour 2008, la barre est à 4 millions. La production locale croit de 10% chaque année. Poutine table sur « 23 projets d’assemblage industriel » pour fournir 1,5 millions de voitures en 2012 et viser
la fourniture de 80% du marché.
Mais ça ne suffit pas à Poutine, qui constate que seuls 25% de ces voitures produites en Russie sont « de marques traditionnelles Russe ». Bête noire: les Chinois, qui vendent à des prix défiant toute concurrence. Pour l’instant, leur part de marché est marginale, mais ils connaissent une croissance à deux chiffres. D’où un traitement « à la Poutine » avec fermeture d’usines d’assemblage du jour au lendemain, crash-test « préparés » et homologation qui s’éternise. Lors de la réunion, le premier ministre n’a pas cité nommément les Chinois. Mais il envisage de baisser les taxes sur les aciers utilisés par les « marques traditionnelles Russes ».

Source:
CCFA

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11 Commentaires sur "L’automobile en Russie vue par Vladimir Poutine"

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Fabifab
Invité

Il fut aussi un temps, ou la France faisait du protectionnisme…C’est de bonne guerre

Fastbear
Invité

@Fabifab
« Il fut aussi un temps, ou la France faisait du protectionnisme »
.
Pas sûr que ça ai servi a grand chose. Il aura quand même fallu attendre 2007 pour que les constructeurs français se mettent dans la tête qu’une voiture se doit d’être fiable et que le SAV se doit d’être digne de ce nom.

wizz
Invité

ça a permis aux constructeurs français (et aussi les généralistes européens) de ne pas se faire bouffer tout cru par les constructeurs japonais dès les années 80, et d’avoir du temps pour s’améliorer

Cédric
Invité

A part ca c’est quand que vous embauchez un gars qui fasse des montages avec un autre logiciel que Paint:p

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