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    Accueil » Saga rallye : les Citroën en championnat du monde
    Histoire

    Saga rallye : les Citroën en championnat du monde

    Nicolas AnderbeganiNicolas Anderbegani27 novembre 20194 commentaires
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    DS, la pionnière

    La Citroën DS est engagée dès 1956 au Monte-Carlo par Paul Coltelloni, qui l’emporte finalement en 1959, sur une ID19 de série de couleur écaille blonde ! Peu à peu, Citroën soutien officiellement les pilotes via l’écurie Paris-Ile de France de René Cotton, qui instaure ensuite le Service compétition usine en 1965 lors du Safari Rally. La DS se distingue dans de nombreuses épreuves nationales, européennes et internationales, dont les rallye Marathon, au cours des années 60 et jusqu’au début des années 70. Elle signe même quelques podiums en 1973, lors de l’année inaugurale du WRC, puis gagne le Rallye de la Coupe du Monde 1974 Londres-Sahara-Munich ! Une belle longévité sportive.

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    Visa, les prémices

    Au début des années 80, sous l’impulsion de Guy Verrier, le nouveau directeur compétition des chevrons, Citroën cherche à s’engager en WRC avec l’avènement des Groupe B. La Visa permet une première approche, avec le développement de la Visa Trophée propulsion (2 litres et 200 CV) qui a droit à sa coupe internationale et participe à quelques manches du mondial. La révolution Quattro d’Audi oblige Citroën à revoir sa copie et à plancher sur la conception d’une Visa 4×4. De multiples projets sont développés en parallèle et finalement, la 1000 Pistes Evo participe à quelques manches du mondial mais sans grand résultat, excepté une 8e place au Monte-Carlo 1985 avec Jean-Claude Andruet. La 205 T16 va rapidement l’éclipser, tandis que Citroën est déjà passé au projet BX.

    BX 4TC, trop peu et trop tard

    Construite par Heuliez, la BX est préparée pour le WRC 1986. D’entrée, la voiture souffre de sérieux défauts, d’une suspension hydropneumatique capricieuse, d’un poids élevé et d’un manque de puissance. Pis, le budget alloué est bien insuffisant. Jean-Claude Andruet décroche une 6e place en Suède mais les abandons s’enchaînent, jusqu’à ce que les drames des rallyes du Portugal et de Corse, qui entraînent la mort du groupe B, ne sifflent la fin de la partie pour l’engagement de Citroën. La BX tiendra sa revanche en rallycross au début des années 90, aux mains de Jean-Luc Pailler.

    Xsara Kit-Car, l’insolente

    Après les succès en rallye-raid de la ZX, Citroën fait son grand retour en 1998 avec la Xsara Kit-Car. C’est alors l’apogée de cette catégorie, qui a été fortement plébiscitée par les constructeurs français, et a donné des bolides spectaculaires et survitaminés, grâce à une réglementation très permissive. 300 chevaux à 8000 tours/min, ça ne s’oublie pas. Si elles n’ont que deux roues motrices, ce qui les condamne sur terre, elles sont par contre redoutables sur asphalte. Philippe Bugalski le prouve en remportant en 1999 le tour de Corse et le rallye de Catalogne, au nez et à la barbe des équipes WRC assez courroucées, tandis qu’un certain Sebastien Loeb est sacré champion de France à son volant en 2001, le mettant en orbite pour sa grandiose carrière.

    Xsara WRC, la première reine

    Lancée en 2000 dans le championnat de France, la Xsara T4 puis WRC débute en mondial dès 2001. A partir de 2003, l’engagement est à temps complet avec une véritable « dream team » (Loeb, Sainz et McRae) et Citroën remporte son premier titre mondial constructeurs, tandis que Loeb assure et sacrifie ses chances personnelles. Mais il ne rate pas le coche en 2004 avec son premier titre pilotes et enchaîne avec les championnats 2005 et 2006, la Xsara étant engagée cette année-là par l’équipe belge Kronos avec le soutien de Citroën Sport qui s’était mis en retrait pour mieux préparer son retour. 32 victoires au compteur, sans compter ses innombrables victoires dans les championnats nationaux.

    C4 WRC, la dominatrice

    Entre 2007 et 2010, hormis la première année où Ford prend la coupe constructeurs, Citroën rafle tous les autres titres marques et pilotes. C’est le modèle de tous les records, un vrai rouleau-compresseur de 350 chevaux. 36 victoires, 12 doublés, 5 triplés, 593 scratchs sur 1098 spéciales, le tout en 55 rallyes mondiaux. Époustouflant.

    DS3 WRC, la digne héritière

    En 2011, la DS3 prend la relève de ses glorieuses aînées mais le 2.0 litres turbo cède sa place à un moteur turbo 1.6 de 325 chevaux. Elle gagne encore deux titres avec l’ogre Sébastien Loeb. En 2013, le français se met en retrait et Citroën perd de sa superbe, tandis que Volkswagen entame sa domination avec la Polo et Sébastien Ogier. 26 victoires tout de même au compteur, pour une voiture qui a couru jusqu’en 2016.

    C3 WRC, une fin amère

    En 2017, les chevrons reviennent avec leur nouvelle arme. Mais la C3 n’est pas aussi bien née que ses devancières, rencontrant de nombreux soucis de fiabilité et de tenue de route, surtout sur la terre. Kris Meeke parvient néanmoins à remporter quelques rallyes, mais son goût trop prononcé pour les double saltos sur les bas-côtés usent la patience de Citroën. Sébastien Loeb réalise un coup sensationnel en gagnant le rallye de Catalogne 2018 pour son retour dans la discipline, prouvant que la C3 n’est pas la purge tant décriée, mais le nonuple champion n’est pas conservé par Citroën qui se limite à deux voitures en 2019, dont une pour le revenant Ogier. Le français gagne 3 rallyes et joue le titre mais la fiabilité joue contre lui. Le départ d’Ogier, agacé par le manque de développement et d’investissement (visiblement), a finalement raison de l’engagement de Citroën qui n’honore pas sa présence en 2020. La C3 ne compte que 6 victoires en trois saisons.

    Une fin en queue de poisson pour une marque qui, ne l’oublions pas, détient le record de victoires en WRC, devant Lancia, Toyota, Ford ou Subaru.

    Images : flickr, wikipedia, Citroën Sport, youtube, WRC

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    Nicolas Anderbegani
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    Petit-fils de "Citroëniste" et fils de "Béhémiste", je suis tombé dans la potion magique automobile tout petit. Charmé avant tout par les belles Italiennes, je suis passionné par les sports mécaniques, Formule 1 en pole position évidemment. Toujours prompt à dégainer mon appareil photo, je suis de près l'actualité sous toutes ses formes, aimant "shooter" des bolides en mouvement et faire des montages vidéos. Mes champs de prédilection sont l'actualité produit des marques Italiennes et des sportives en général, le sport automobile et les évènements historiques, qui recoupent ma profession d'enseignant d'Histoire. Je retranscris ma passion enfin dans l'écriture d'ouvrages.

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    4 commentaires

    1. Lovehornby on 28 novembre 2019 7h07

      ?J’ai lu SEGA rallye, et j’ai foncé, bonne accroche…

      Reply
    2. Rowhider on 28 novembre 2019 8h05

      La C3 WRC souffrait surtout d’une grosse mésentente technique au sein du TEAM, l’équipe technique assez jeune refusant d’admettre qu’ils s’étaient plantés sur leur concept de suspension malgré les demandes répétées des pilotes. Loeb l’aura d’ailleurs confirmé.

      Reply
    3. labradaauto on 28 novembre 2019 8h16

      ..chez Citroën on a su surtout dégotter de sapristis de talents de pilotes, au pluriel, depuis même Lucien Bianchi jusqu’à aujourd’hui.

      Reply
    4. SubaStar on 30 novembre 2019 21h51

      Malgré son record de nombre de victoires, Citroën n’a jamais traduit dans sa gamme une auto typée rallye, à contrario de Subaru qui, avec ses « 3 petits titres de Champion du Monde des Constructeurs » a crée une légende : la WRX. A quoi bon pour PSA d’investir de tels moyens pour n’en retirer aucun fruits, commercialement parlant ?

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