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    Accueil » Indycar 2016 : Sonoma
    Compétitions Auto

    Indycar 2016 : Sonoma

    Joest Jonathan OuaknineJoest Jonathan Ouaknine19 septembre 2016Aucun commentaire
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    Simon Pagenaud (Penske) décroche le titre d’Indycar avec panache. Pas question de faire le minimum syndical ! Même une fois son rival au tapis, le Français continue de souder ! A Sonoma, comme durant cette saison, il y a Pagenaud sur orbite et le reste du peloton, loin derrière.

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    Les essais

    Gros suspens pour la finale d’Indycar ! Comme chaque année, le titre se joue lors de la dernière manche. Il est vrai que les points y sont doublés, ce qui empêcherait un pilote de prendre mathématiquement le large.

    Victime d’un gros crash à Watkins Glen, Will Power (Penske) est finalement autorisé à prendre le départ. Simon Pagenaud (Penske) arrive en leader du classement. Mais, toujours à cause des points doublés, il est obligé d’attaquer.

    Marco Andretti (Andretti) brille lors des essais libres. Une première cette saison pour un « Honda » sur un routier. Néanmoins, c’est Pagenaud qui décroche la timbale. Scott Dixon (Ganassi) et Helio Castroneves (Penske) sont alors officiellement exclus de la course au titre.

    La course

    Au drapeau vert, les Penske sont en formation avec Pagenaud devant Castroneves, Power et Juan Pablo Montoya. 5e, Graham Rahal (Rahal) est 1er des « non-Penske ». Le Français est solidement attaché à la tête. Lorsqu’il ravitaille, Castroneves le relaye. Néanmoins, au passage suivant, il reprend son bien. Au passage, Power passe 2e. L’Australien semble alors bien incapable de rattraper le tricolore à la régulière. Puis c’est le coup de théâtre : Power est au ralenti avec un problème de boite. Il repart loin derrière. A cet instant-là, Pagenaud est assuré du sacre. Conor Daly (Dale Coyne) s’arrête sur la piste, échappement cassé. Drapeaux jaunes.

    A la reprise, Jack Hawksworth (Foyt) part en tête-à-queue, mais les drapeaux restent verts. Dixon rentre aux stands pour… Changer ses écouteurs. Puis Charlie Kimball (Ganassi) est victime d’un micro aphone. Deux pantalonnades qui témoignent du désarroi de Ganassi. A la faveur des arrêts, Rahal passe 2e. Il est légèrement plus rapide que Pagenaud, ce qui ferait dire à John-Lewis Moncet : « Ouh la la la, ce n’est pas fini ! Tout peut encore arriver ! » Montoya est 3e, devant Alexander Rossi (Andretti-Bryan Herta.) L’ex-pilote Manor tombe en panne sèche dans les derniers décamètres. Une bévue qui lui coute un top 10 au championnat.

    Jamais inquiété, Pagenaud s’impose magistralement. Belle 2e place de Rahal, avec des Honda plus fringants que d’habitude. Montoya est 3e.

    Sébastien Bourdais (KV) termine 10e.

    Sacré parcours que celui de Pagenaud. En 2006, il s’exile aux Etats-Unis, où il y alors un fort contingent Français. Un titre en Formula Atlantic lui ouvre les portes du Champ Car, avec Walker. Après plusieurs 4e place, il intéresse Conquest, qui lui propose un baquet pour 2008. Faute de budget, le programme se change en mi-temps au cours de l’hiver. Puis en rien du tout, au printemps, lorsque Champ Car et Indycar fusionnent. Il ronge son frein en ALMS, avec Acura. Ensuite, il devient prend le volant de la 908, mais Honda ne l’a pas oublié. Lorsque les deux pilotes Dreyer&Reinbold se blessent, le constructeur japonais le pousse dans leurs voitures. Il effectue une troisième pige, en remplacement de Simona de Silvestro, chez HVM. En parallèle, il effectue la mise au point de la F1600 à moteur Honda.

    En 2012, Sam Schmidt profite du nouveau châssis pour aligner une voiture en permanence. Grâce à Honda, elle est pour Pagenaud. Enfin, après quatre années de galère ! Le Français décroche trois podiums et obtient le titre de meilleur débutant. En 2013, il remporte deux victoires et termine 3e. Plusieurs équipes s’intéressent au Français, mais Honda fait le forcing pour qu’il reste dans son giron. En 2014, deux autres victoires lui valent une 5e place, Pagenaud a conscience de toucher un plafond de verre. Il cède aux sirènes de Penske et connait une saison 2015 à oublier. Il change d’ingénieur à l’intersaison et ça va mieux. Avec 5 victoires et 659 points, c’est un champion autoritaire.

    Et les autres ? Power est 2e à 532 points. Absent à St Petersburg (suite à un choc aux essais), l’Australien fait preuve d’une inédite maturité pour revenir. Hélas, après son carton de Watkins Glen, le déficit en points est trop grand. La différence de mental à Sonoma fait le reste. Castroneves termine 3e à 504 points. Pour la troisième fois de sa carrière, le Brésilien ne remporte pas de course. A 41 ans, dont 17 aux services de Penske, il semble toujours aussi vert. La jeune génération, elle est incarnée par le 4e, Josef Newgarden (Carpenter) et ses 502 points. En voilà un qui devrait entendre son téléphone sonner cet hiver… Rahal termine 5e, à 484 points et 1er du clan Honda. Le constructeur japonais semble à la traine pour le moteur et le kit aérodynamique (sauf sur ovales.)

    Une nouvelle fois, Bourdais termine loin. 14e à 404 points ; il semble n’exister que durant le week-end de Detroit ! Il est vrai que KV semble être une équipe à la dérive.

    Crédits photos : GM, sauf photo 4 (Honda)

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    Joest Jonathan Ouaknine

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