par Joest Jonathan Ouaknine

Brève rencontre: Ssangyong dans la course

Au milieu des années 90, des chobol (conglomérats Coréens) quasi-inconnus débarquent en Europe, alors qu'une décennie plus tôt, ils ne produisaient même pas de voitures! D'aucuns prédisaient un raz-de-marée, fatal aux constructeurs occidentaux.

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Prenez Ssangyong par exemple. Il est venu à l'automobile en s'offrant les Jeep sous licence de Dong-A-Motor (1986) et Panther (1987.) Il devient sérieux en 1991 lorsqu'il signe un accord de partenariat avec Mercedes. Et en 1997, il sort sa première berline, la Chairman.

En septembre 1996, Bertrand Gachot débarque aux 1000km du Mans avec Emmanuel Clerico et une WR LM 94 à moteur Ssangyong (en fait, un 4 cylindres turbo Mercedes rebadgé.) 4e de la course, le tandem sera malheureux aux 24h du Mans 1997: non-qualifié.

Navigateur de Didier Auriol et Patrick Bernardini, Bernard Occelli monte un team Ssangyong officiel pour le Dakar-Dakar 1997, avec Solution F. Patrick Tambay/Bernard Occelli et Jérome Rivière/Tiziano Siviero forment les équipages. Les médias s'y intéressent, néanmoins, les voitures renonceront rapidement. Ssangyong n'avait pas signé pour le reste du championnat et la structure d'être dissoute.

Au salon de Séoul, Ssangyong présente la WR de Gachot, rebaptisée "Ssangyong Solo Leman" (sic.) Objectif: Le Mans 1998. Hélas, en août, c'est la crise asiatique. En 1998, Daewoo le rachète, avant de se faire gober par GM. Game over.

Pour résumer

Au milieu des années 90, des chobol (conglomérats Coréens) quasi-inconnus débarquent en Europe, alors qu'une décennie plus tôt, ils ne produisaient même pas de voitures! D'aucuns prédisaient un raz-de-marée, fatal aux constructeurs occidentaux.

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