La GT-R vient tout juste de terminer son déploiement sur les principaux marchés du globe, mais ça aura pris du temps et les dernières voitures livrées sont deux millésimes plus loin que les premières autos vendues au Japon à l’automne 2007. Durant cette période, la voiture a évolué via de nombreux détails et une version supplémentaire, la Spec V (photo), est apparue aux côtés de la version de base. Bref, la GT-R qui vient de signer un temps de 7mn26s7 sur le Nürburgring (confirmé officiellement par Nissan hier) est assez différente des premiers exemplaires sortis d’usine. Nissan en est conscient et a décidé de faire quelque chose (contre monnaie sonnante et trébuchante, bien entendu, il n’y a pas marqué cadeau sur le front de Carlos G.) pour les premiers et loyaux acheteurs.
Auteur/autrice : Pierre-Laurent Ribault
En 1966, les Beatles étaient plus célèbres que Jésus et la Mini était la voiture la plus cool du monde. Ou des rues de Londres ce qui, à cette époque, revenait à la même chose. Pour marquer son appréciation à ses poulains, leur manager Brian Epstein se fendit d’une Cooper S pour chacun d’eux. Comme Lennon allait le faire avec sa Rolls Phantom V l’année suivante, Georges Harrison, alors en plein trip guru-psychédélique comme ses collègues de travail, décora sa Mini pour refléter son état d’esprit du moment. Sgt Pepper n’était plus très loin… Fast forward vers 2009. Bien qu’un peu moins vivants qu’à l’époque, les Beatles sont presque toujours aussi célèbres que Jésus, et la Mini d’Alec Issigonis, qui fête cette année ses cinquante ans, est toujours la voiture la plus cool du monde. Du gâteau pour BMW qui a décidé une nouvelle fois d’en appeler aux mannes de l’ancêtre pour promouvoir sa propre Mini.
Espérons pour Lexus qu’il ne faille pas y voir de mauvais signe : le constructeur a présenté son nouveau coupé cabriolet à Tokyo aujourd’hui alors que la capitale japonaise subit depuis trois jours un temps triste, pluie et température fraîche pour la saison. L’IS 250C est bien connue, puisqu’elle tourne sur le circuit des salons internationaux depuis l’automne dernier, mais c’est le Japon qui a été choisi pour commencer la vente au public. C’est l’occasion de découvrir les finitions et variations de cette voiture, tout au moins dans sa version destinée à la clientèle japonaise.
Après un début de saison problématique, Satoshi Motoyama et Benoît Tréluyer. champions 2008 sur la Nissan GT-R officielle, arrivaient au Fuji Speedway le dos au mur. Sans victoire, la course au titre devenait particulièrement compliquée. La pression était grande, d’autant que Benoît, ayant écopé de pénalités dans les courses précédentes, ne pouvait se permettre d’être trop audacieux en piste. Heureusement pour Nismo et ses pilotes, tout s’est passé selon le plan prévu, de la pole à la victoire. Mais les 400 km que comptait cette épreuve traditionnellement disputée le lundi de la Golden Week n’ont pas été de tout repos pour l’équipage vainqueur, non plus d’ailleurs pour le reste du plateau dans une course passionnante et disputée d’un bout à l’autre à tous les étages du peloton devant 50.000 spectateurs (74.800 présents sur les deux jours de l’épreuve)
Selon le site BMW Sauber F1 Team, qui ne semble pas parti pour avoir grand chose à célébrer, mais plus logiquement le cinquantenaire du premier titre de champion du monde décroché par un pilote sur une Cooper : Sir « Black Jack » Brabham remporta en 1959 le premier de ses deux titres pour le compte de l’écurie de John Cooper, qui fut aussi le premier titre d’une F1 à moteur arrière.
Les manoeuvres et accords de dernière minute n’y auront rien changé, la faute à une partie des créanciers du constructeur americain qui n’a pas voulu accepter les conditions proposées par le gouvernement de Barack Obama. Chrysler s’est donc placé officiellement sous la protection du chapitre 11 de la loi des faillites américaines. Premières conséquences de ce coup de tonnerre : le groupe ferme ses usines dès lundi et jusqu’à nouvel ordre, Tom LaSorda se retire et Bob Nardelli fera de même une fois la procédure de mise en faillite achevée.
Tous les parents qui ont passé quelque temps au Japon vous le diront, un des plaisirs les plus inattendus est le visionnage de bon matin en compagnie de sa progéniture de l’émission quotidienne de Fuji TV Ponkickies, un programme pour les enfants délicieusement bizarre peuplé de personnages improbables faisant les choses les plus étranges, obéissant en cela à une logique complexe qui n’appartient qu’aux enfants et aux artistes visionnaires. Il faut se mettre dans cet état d’esprit pour apprécier toute la valeur éducative de cet extrait : un monstre vert en expédition sur le super speedway de Motegi.
La plus mystérieuse des Ferrari récentes revient au premier plan : après une présentation inattendue au Salon de Genève, revoici la 599X, l' »étude technique » du constructeur de Maranello en une série de quelques (très belles) images. Comme son nom à coucher dehors l’indique, la F599XX est la digne fille de la FXX, dont elle reprend le business model : permettre à une poignée de fidèles du cheval cabré de payer un gros ticket d’entrée pour avoir l’honneur et le privilège de recueillir des données au volant d’un prototype pour l’amélioration de la race ferrarine, c’est-à-dire, au fond, pour le bien de l’humanité. Une noble tâche pour laquelle les 1,3 millions d’euros demandés sont une bien modeste contribution. 30 F599XX sont prévues, non homologuées pour la route ou la compétition, hormis trois meetings prévus en 2010 et 2011 rassemblant les heureux élus.
Les planètes s’alignent pour les hybrides au Japon : bonus vert sous forme de nouvelles mesures fiscales incitatives conséquentes depuis le 1er avril et deux autos qui renouvellent le genre, la Honda Insight et, dans trois semaines, la Prius 3. « Eco Car » est le nouveau mot à la mode dans les conversations et les ventes explosent, une lueur d’espoir bienvenue pour une industrie profondément déprimée. On sait déjà ce que Honda, Toyota et Nissan ont en magasin pour la suite : des compactes, des berlines et des crossovers pour élargir le marché vers le bas et vers le haut. Best Car consacre un article de son nouveau numéro à un autre aspect de la révolution hybride : les sportives.
Dernière annonce en date d’un constructeur qui s’engage aux 24 heures du Nürburgring, Aston Martin. Les Britanniques sont des habitués de l’épreuve, où ont été alignées depuis quatre ans maintenant les voitures compétition client d’Aston, en particulier la Vantage N24. Autre particularité, la présence au volant du patron, Ulrich Bez. Cette année, le big boss d’Aston prendra le volant de la V12 Vantage, qui combine le plus petit chassis proposé par le constructeur avec le plus gros moteur.
