Auteur/autrice : Bernard Fournol

Journaliste spécialisé, j’ai une approche complète de l'automobile et replace les essais, l’actualité ou les chroniques dans des perspectives historiques, économiques, sociales et environnementales. Attaché à l’histoire des marques et à celle des hommes de l’automobile de la fin du XIXème siècle à nos jours, je traite de tous les sujets en relation avec l’automobile de collection depuis plus de 20 ans.

Attaquée par une 206, à qui elle doit beaucoup et qui se pare aujourd’hui de ses attributs, la 207 se devait d’évoluer. En ce sens le constructeur français présente une 207 99g. Laissant à la 206+ le soin de jouer les low cost avec le petit hdi de 70cv, c’est sur la base du 1.6 de 90cv que cette version est élaborée. Comparée à la version classique, elle se reconnaît immédiatement à une calandre qui n’est pas sans rappeler la …308 ! De quoi se demander si cette 207 99g ne cache pas un restylage du modèle. Vocation « Eco » oblige, le becquet arrière est doublé, et les pneumatiques sont dit « verts ». Rien n’a filtré sur d’éventuelles modifications du propulseur.

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Alors que Luigi Colani s’apprête à imposer sa vision ovipare du design automobile, « Il mostro » fait l’effet d’un choc. Ses lignes abruptes et torturées ne peuvent laisser indifférent. La milanaise est aussi massive qu’inquiétante. la 8C Competizione.

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Elucubration de l’artiste franco-vietnamien Quasar Kahn, l’Unipower mérite pleinement la désignation de cube à roulettes, parfois donnée à certains petits monospaces urbains. Oh combien abusive, quand on mesure la distance qu’il reste à parcourir aux Wagon-R et autre Daihatsu Move avant de pouvoir rivaliser. Si  la mécanique est disposée à l’arrière, c’est d’une Mini automatique dont elle provient. Tout comme les trains roulants et la direction. Les jantes de Cooper S sont un peu présomptueuses, car la Quasar, plus large que longue, n’est pas faite pour le Turini. Même si, contre toute attente, elle fut homologuée en France et fit une apparition remarquée au cinéma avec Mireille Darc au volant ! Par contre la climatisation, tout comme le chauffage, ne sont pas au programme…

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Frêle et campée sur des pneus pour le moins étroits, l’Elite est la première Lotus de ville et de route. Derrière la fragilité et la finesse du dessin, le petit coupé Lotus est une véritable voiture de sport, qui obéit à l’impératif de légèreté, cher au fondateur de la marque. Toute virilité automobile façon « size does matter » est évidemment rejeté, comme la débauche de bois, de chrome et de cuir, pourtant spécialité des productions de la perfide albion. Sans artifice, elle dégage un charme singulier. reprise par l’Elan, puis l’Elise bien plus tard.

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La petite Ferrari est devenue grande. Moins exigeante que les « grosses », plus accessible que les Daytona et autres V12, c’est, qui plus est, la première Ferrari de route à moteur central. Sa compacité et la neutralité du badge peuvent aussi s’avérer des avantages. Le modèle d’accès aux productions de Maranello est devenu aussi côté que nombre de productions au cheval cabré et fait, aujourd’hui, l’objet de restaurations de très haut niveau. Le hasard a voulu que deux d’entre elles, en cours de rénovation, soient présentées à Rétromobile. Encore dépouillée ou en cours de remontage, le soin et la finition témoignent de l’intérêt, mais aussi des moyens, alloués à ces véritables reconstructions, ou rien n’est laissé au hasard. Même pas les Carello jaunes, conformes à la législation contemporaine.

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Si rouler reste l’objectif, découvrir une automobile, qui plus est rare, reste un privilège. La rouille et la poussière, ennemis du quotidien, sont les alliés de ces moments où l’imagination prend le pas sur la raison. Couverte de poussière ou de fientes, enfouie sous un buisson, terrée au fond d’un garage, au mieux encore murée, l’auto prend une toute autre saveur! Si Rétromobile offre tous les ans sont lot de rouillées et de découvertes, la Panhard SS propose en plus la poussière. L’autobus Citroën découvert en Corse décroche la palme de l’épave la plus corrodée et la Bugatti 57 Atalante celle de la plus chère ! A deux pas, deux autres Atalante mieux que neuves attirent le regard et donnent envie. Mais font peut-être moins fantasmer.

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Plus habitués à préparer les salons qu’à fouler leur moquette, les camionnettes Peugeot méritent, plus que bien d’autres, la reconnaissance. Durant 50 ans, elles ont donné une image à la fois laborieuse et enviable aux productions de Sochaux. Dures au labeur, la charge utile de 800kg comme le laisse supposer le U8, n’est qu’un indicateur. La benne, que l’on retrouve presque à l’identique sur les 203, 403, 404 et 504, comme le furent celles de 203 et 403, sont identiques et couvrent 20 ans de production. Une forme de recyclage qui doit assurer la survit d’une espèce capable de résister à tous les mauvais traitements.

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Sa ligne sculpturale en fait -sinon la plus belle- un icône du design italien des années 50. Elle consacre Pininfarina comme LE carrossier transalpin de la période à venir. Dans « le Fanfaron » aux mains de Vittorio Gassman, véhicule personnel de Roger Vadim utilisé pour « Et dieu créa la femme », c’est l’outil de travail du latin lover. Ces lignes galbées font écho aux rondeurs à la mode des deux côtés de l’atlantique. Pare brise panoramique, pare chocs ourlés, portes minimales et capote symbolique, la B24 « Spider America » exporte la Dolce Vita à Hollywood. Les dessous de la belle ne sont pas en reste. Roues indépendantes, boite accolée au pont arrière et 6 cylindres en V, elle est fidèle à l’esprit innovant de la marque. A peine plus raisonnable, plus pratique et moins rare (521 exemplaires contre 240), le cabriolet se négocie deux fois moins cher. Mais reste, comme toute Aurelia, dans les hautes sphères de l’italienne exclusive.

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