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    Accueil » PSA débute son retrait d’Iran, une dérogation possible ?
    Actualité

    PSA débute son retrait d’Iran, une dérogation possible ?

    Elisabeth StuderElisabeth Studer5 juin 201822 commentaires
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    Processus de suspension des Joint venture initialisé

    Alors que les marques Peugeot et Citroën du groupe PSA avaient établi des sociétés en partenariat avec l’Iran sur le territoire iranien, le constructeur a annoncé dans un communiqué avoir débuté le processus de suspension des activités de ses Joint-Ventures  « afin de se conformer à la loi américaine d’ici le 6 août 2018« . Une décision qui fait suite au retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien annoncé le 8 mai 2018.

    Le constructeur tient toutefois à préciser qu’avec le soutien du gouvernement français, il est en contact avec les autorités américaines en vue d’obtenir une éventuelle dérogation. PSA indique par ailleurs suivre attentivement l’évolution du contexte réglementaire et être en contact avec les autorités des pays concernés (Etats-Unis, Iran, France notamment), afin de rester en conformité avec toutes les réglementations. Laissant ainsi entendre à demi-mots une remise en cause des règles édictées par Washington. Tentant ainsi notamment de ne pas froisser ses interlocuteurs iraniens, tout en souhaitant s’appuyer sur la législation commerciale internationale.

    Etablissement de Joint-ventures après l’accord sur le nucléaire iranien

    Après la signature de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien le 14 juillet 2015 et la levée des sanctions internationales contre l’Iran en janvier 2016, PSA  avait signé des accords de joint-venture avec Iran Khodro  en juin 2016 et Saipa en octobre 2016. « L’objectif de ces JV, conformes aux résolutions de l’ONU et aux réglementations américaines, européennes et françaises en vigueur, est d’offrir aux clients iraniens des véhicules modernes Peugeot et Citroën, au meilleur niveau de sécurité, de confort et de protection de l’environnement » précise désormais le groupe.

    L’Iran : un important marché pour PSA

    Cette décision voit le jour alors que PSA a vendu en 2017 444.600 véhicules en Iran, pays où il est traditionnellement bien implanté et qui constituait jusqu’à présent son premier marché étranger devant la Chine (382.800 unités), le Royaume-Uni (279.100), l’Italie (265.200) et l’Allemagne (257.800).

    Afin de rassurer les investisseurs, et tenter de maintenir le cours de son action, le groupe a tenu à apporter des précisions concernant ses activités en Iran.

    « Les activités du Groupe PSA en Iran représentant moins de 1% de son chiffre d’affaires, ce contexte ne modifie ni les objectifs généraux du plan ‘Push to Pass’, ni les orientations financières actuelles », martèle ainsi le constructeur dans une véritable mise au point.

    Sources : AFP, Reuters, Agefi-Dow Jones, PSA

    Crédit photo : Iran Khodro

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    22 commentaires

    1. Umaga on 5 juin 2018 18h55

      Il y avait un accord (presque) mondial sur le nucléaire iranien. Tout le monde souhaite son maintien, sauf Trump qui se barre et donc se met en-dehors des règles que son pays a signé. OK c’est son problème, mais du coup, le reste du monde est obligé de suivre (subir) ? Punaise, ils font si peur que ça ?

      Reply
      • Jdg on 5 juin 2018 19h03

        Retrait pourquoi ? Car les entreprises US ont pas pu se garder le gâteau iranien…….
        Je trouve cela abusé et l’UE qui ne fait rien, c’est pire encore.

        Reply
      • Elisabeth S. on 5 juin 2018 19h07

        peur de perdre le marché US ….. 🙁

        Reply
        • Puzo on 5 juin 2018 20h00

          Peugeot est parti du marché US en 1991, donc ils n’ont rien à perdre… et son hypothétique retour est envisagé pas avant plusieurs années, d’ici là beaucoup de choses peuvent arriver.

          Reply
          • greg on 6 juin 2018 8h38

            Totalement inexact Puzo, tu oublies plusieurs éléments:
            1)PSA a établi une Antenne aux USA pour offrir un Service de mobilité –>https://www.challenges.fr/automobile/actu-auto/psa-le-retour-en-amerique-du-nord-se-precise_562330
            2)Faurecia est présent aux USA également, et ce de manière très importante, Avec deux usines (dont une inaugurée cette année), et est même coté sur la bourse US.
            Donc PSA a énormément à perdre si ils ne se tiennent pas aux sanctions….

            Reply
            • Puzo on 6 juin 2018 19h56

              Faurecia c’est Faurecia, d’ailleurs PSA n’est même plus actionnaire majoritaire. Dans ce cas, si les liens d’actionnariat comptent, pourquoi ne pas avoir cherché des noises à Nissan en 2013 sur le fait que Renault continuait à vendre en Iran ? Idem pour les imports d’autres marques là bas (ex : Hyundai).

            • wizz on 6 juin 2018 20h47

              Renault, Iran, 2013….

              https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/20130726trib000777697/quand-obama-oblige-renault-a-quitter-l-iran-a-son-grand-dam.html

            • Puzo on 7 juin 2018 19h23

              Ben ils sont pas partis finalement, au contraire ils s’y sont renforcés… donc wait and see.

    2. Pedro5 on 5 juin 2018 19h15

      « afin de se conformer à la loi américaine d’ici le 6 août 2018«
      PSA pourrait peut etre juste leur dire non. A moins que l’iran soit un nouvel etat americain. Ou a moins que le premier retrait ait été une bonne chose.

      « Les activités du Groupe PSA en Iran représentant moins de 1% de son chiffre d’affaires, ce contexte ne modifie ni les objectifs généraux du plan ‘Push to Pass’, ni les orientations financières actuelles », martèle ainsi le constructeur dans une véritable mise au point.
      Et alors pourquoi etre revenu en disant que le premier depart avait été une erreur? Pas evident à suivre, pas credible.

      Reply
      • Elisabeth S. on 5 juin 2018 19h22

        En tout cas , à suivre en détail pour mieux comprendre le « dessous » des cartes. Une pression de PSA sur le gouvernement français pour obtenir des garanties ? sachant que selon les spécialistes, la France n’a pas interet à voir PSA partir d’Iran, une telle décision pouvant conduire l’Iran à sortir également de l’accord.

        Reply
      • Otto on 5 juin 2018 19h33

        Alors il faudrait que les dirigeants de Peugeot ne passent plus leurs vacances dans des états ayant des accords d’extradition avec les États-Unis. Parce que les États-Unis n’hesiteraient pas a les poursuivre et les condamner lourdement.

        Reply
      • wizz on 5 juin 2018 20h27

        Si PSA reçoit des pressions de la part des USA à propos de l’Iran, c’est indirectement…..via Opel.
        https://www.usinenouvelle.com/article/opel-assemblera-toujours-des-buick-de-general-motors-apres-sa-vente-a-peugeot.N524534

        .
        BNP Paribas, Porsche, Michelin, etc….ont des activités aux USA. S’ils font du business avec un pays dont les USA pratiquent l’embargo, alors les USA ont un moyen de faire pression sur eux

        .
        Il y a quelques temps, PSA avait dû se retirer de l’Iran alors qu’ils ne sont pas présents aux USA. Mais GM était actionnaire de PSA. Les pressions subites par PSA étaient indirectement via GM

        .
        Aujourd’hui, GM n’est plus actionnaire de PSA, et la présence de ce dernier aux USA est du peanut (Free2Move). Il serait très facile et préférable pour PSA d’abandonner ce dernier et ne plus rien à avoir avec les USA, hors d’atteinte de sanction, N/A…. Sauf que dans les accords entre PSA et GM sur la vente de Opel, ce dernier continue à produire les « Buick Insignia » pour GM avec l’usine Russelheim, pour le marché américain…

        (solution possible : un montage juridique, vendre l’usine Russelheim à un fond de pension, avec un accord tacite de racheter cette usine lorsque la production pour Buick s’arrêtera. Cette usine produira et vendra des Buick Insignia à GM, et des Opel Insignia à PSA)

        Reply
        • wizz on 5 juin 2018 21h31

          (mise à jour)
          …de toute façon, PSA serait sanctionnable!

          Quand on évoque PSA (moi y compris), on pense au constructeur, le groupe industriel qui vend des voitures Peugeot, Citroen…

          Mais PSA, c’est aussi (et/ou c’était) dans divers domaines comme Peugeot Finance, Gefco la logistique….et surtout Faurecia l’équipementier

          https://www.usinenouvelle.com/article/le-groupe-psa-prepare-son-retrait-d-iran.N702834

          Reply
      • POPEL on 6 juin 2018 16h28

        Je n’ai qu’une chose à ajouter: https://www.youtube.com/watch?v=nYqvgKimh2E 🙂

        Reply
    3. SGL on 5 juin 2018 19h51

      Quand PSA vendra plus de 444.600 véhicules aux USA ? 😉

      Reply
      • Puzo on 5 juin 2018 20h02

        Lol… la meilleure année fut 1984, avec environ 20000 voitures (effet nouveauté de la 505 break, la berline en vente là bas depuis 1980 assurant le reste des venets à l’exception de quelques 604).

        Reply
    4. Francois on 5 juin 2018 21h57

      L’UE est un géant économique mais reste un nain militaire et cela pèse. Quand Trump déclare que l’article 5 du traité de l’OTAN, qui dit en gros qu’un pays membre attaqué sera défendu par les autres, est une authentique BS et qu’il ne veut plus y être lié, c’est la panique générale, y compris chez tous ceux qui beuglent depuis des décennies « US go home ».

      Alors oui, les USA « dictent leur loi » au reste du monde et à l’Europe en tête mais l’oncle Sam assure la sécurité des Occidentaux et cette sécurité a un prix, celle de la dépendance. Si l’UE se bouge, et si son pays le plus riche, l’Allemagne, met les thunes qu’elle devrait mettre sur la table, alors les choses changeront. Jusqu’à ce que cela arrive, nous continuerons d’avoir des dossiers comme celui-ci.

      Reply
      • zafira500 on 6 juin 2018 6h25

        Que l’UE quitte l’OTAN, elle ne s’en portera pas plus mal.

        Reply
        • Francois on 6 juin 2018 16h44

          Allez dire ça aux pays baltes, à la Pologne ou en Scandinavie, qui ont tous la trouille de se faire envahir par la Russie, ils vont bien rigoler, certes un peu jaune. 😉

          Reply
      • labradaauto on 6 juin 2018 14h37

        ….
        traité de Rome,
        traité de lisbonne – le célèbre 123 utopie qui met le doigt sur la gachette –

        allégeance à la monnaie virtuelle , le dollar: 2 guerres récdentes, Irak, Lybie
        ralliement à l’Otan.
        On nous bassine avec nos ennemis en Russie alors que Netenyahu a la boite d’allumettes , tjrs soutenu par Les Us
        On a un côté maso aussi !

        Reply
    5. Thomas on 6 juin 2018 2h42

      Salopard de Trump 🙁

      Reply
      • shooby on 6 juin 2018 16h34

        Et dire qu’il a des fans invétérés sur ce site !

        Reply
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