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    Accueil » JLR cherche un financement de 1 Md $ après dépréciation d’actifs
    Actualité

    JLR cherche un financement de 1 Md $ après dépréciation d’actifs

    Elisabeth StuderElisabeth Studer11 février 201926 commentaires
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    Dépréciation d’actifs

    Le 7 février, Jaguar Land Rover a enregistré une perte trimestrielle de 3,4 milliards de livres (4,4 milliards de dollars) après avoir subi une importante dépréciation d’actifs. Dans un marché en plein bouleversement et face au ralentissement chinois, le constructeur a du se résoudre à baisser la valeur de ses activités.

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    JLR a déclaré n’avoir pas eu d’autre choix « compte tenu d’une demande en berne et de son impact sur les comptes ».

    Le constructeur a par ailleurs fait état d’un « moment difficile pour l’industrie » automobile. Faisant ainsi référence à sa récente décision de supprimer 4500 emplois, soit plus de 10% de ses effectifs.

    JLR peine à trouver des investisseurs

    Pire encore : cette déprécation d’actifs n’est pas le seul problème d’envergure auquel JLR est confronté. Il doit également faire face à une chute de ses ventes en Chine et l’incertitude autour du Brexit. Effet boule de neige : dans un tel contexte, les investisseurs sont loin de se ruer pour financer des projets du constructeur. JLR a même concédé que les conditions actuelles ne lui permettaient pas d’emprunter sur le marché obligataire et qu’il était actuellement à la recherche de financement alternatif.

    Or, le constructeur doit rassembler un milliard de dollars d’ici 14 mois pour remplacer les obligations arrivant à échéance, tout en devant en parallèle alimenter un programme d’investissement pour les véhicules électriques qui va le contraindre à brûler du cash.

    Pour faire face à ses besoins, JLR pourrait augmenter ses facilités de crédits ou se tourner vers d’autres financements bancaires, offrant d’autres options, notamment la location d’actifs ou le crédit à l’exportation. Un scénario présenté par le responsable financier Ben Birgbauer lors d’un entretien.

    JLR plombé notamment par la Chine

    La semaine dernière, Tata Motors, le propriétaire de JLR, a provoqué un choc parmi les investisseurs en révélant l’ampleur des difficultés rencontrées par sa filiale britannique en Chine.

    Les ventes de voitures sportives de Jaguar et des SUV de Land Rover ont chuté de 35% sur le plus grand marché automobile du monde d’avril à décembre 2018. Conduisant l’unité à une perte de 273 millions de livres (354 millions de dollars) et faisant plonger la valeur de l’action Tata jusqu’à – 30 %.

    Manque de réseau de distributeurs en Chine

    Selon JLR, ses difficultés en Chine sont avant tout liées à l’insuffisance de son réseau de distributeurs. Seulement 18% des points de vente se trouvent dans des villes dites de premier rang, comme Shanghai et Pékin, et plus du tiers ne sont ouverts que depuis trois ans voire moins.

    La société envisage maintenant de réorganiser son activité, en réduisant les livraisons afin de réduire ses stocks et en investissant dans des mesures visant à renforcer sa marque, son logo et ses slogans.

    Lors d’une conférence téléphonique avec les investisseurs, les dirigeants de JLR  ont indiqué qu’il était impossible de prédire quand les volumes chinois commenceraient à se redresser. Ajoutant que les tensions commerciales internationales et l’ampleur des mesures incitatives que l’Etat chinois choisira de mettre en œuvre seront déterminantes pour la suite.

    Sources : JLR, Bloomberg, AFP

    Crédit Illustration : JLR

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    Elisabeth Studer

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    26 commentaires

    1. newsfyx on 11 février 2019 20h29

      Same Player Shoot Again : « Or, le constructeur doit rassembler un milliard de dollars d’ici 14 mois pour remplacer les obligations arrivant à échéance »… Même investisseur, même erreur que pour Arcelor Mital, pris à la gorge par ses obligations arrivant à échéance

      Reply
      • newsfyx on 11 février 2019 21h26

        tant pour moi, Tata d’un côté, Mital de l’autre, mêmes emmener… au centre…

        Reply
        • newsfyx on 11 février 2019 21h27

          Correcteur… Désolé… Autant pour moi Tata d’un côté, Mital de l’autre, mêmes emm… au centre…

          Reply
          • Patdpau on 12 février 2019 12h07

            Plus simple: ceux sont 2 indiens qui ont la même culture et ca vole pas haut…. on est loin des Chinois de Geely ou d’autres Chinois..

            Reply
      • greg on 12 février 2019 1h28

        Mouais, sauf que Tata a plutôt bien géré JLR jusqu’ici, c’est pas vraiment comparable.

        Reply
        • newsfyx on 12 février 2019 7h32

          Mital aussi tournait bien, jusqu’à se retrouver pris à la gorge par des obligations arrivant à échéance en pleine crise… Crise financière (plus de liquidité après les subprimes) et non crise de la société elle-même

          Reply
        • Patdpau on 12 février 2019 12h08

          pas si bien que ca.. peu d’hybride, pas de VE… si on compare a Volvo/polestar c’est le jour et la nuit…

          Reply
    2. versdemain on 11 février 2019 20h47

      Si je comprend bien, dans 14 mois maxi JLR n’aura plus d’argent et sera en faillite?
      Il sera donc revendu avant cela!

      Et -30% pour l’immense groupe TATA, juste pour une filiale JLR en déficits, cela me parait beaucoup; soit JLR était fortement surévalué, soit Tata est un géant au pied d’argile.

      nota: PSA pourrait être un bon candidat pour racheter JLR quand il sera a vendre pour pas chère.

      Reply
      • greg on 12 février 2019 1h30

        Je ne vois pas trop PSA avoir les moyens financiers et techniques de gérer une telle entité. Quand on voit les bases techniques de la gamme, je ne vois pas trop comment, même à moyen terme, un groupe comme PSA pourrait générer des synergies significatives sans s’aliéner la clientèle JLR.
        Sans oublier le problème du bilan CO2.

        Reply
        • Errol 87 on 12 février 2019 7h57

          c est surtout techniquement que je vois mal PSA reprendre JLR, il peux y avoir de bonne synergie pour Peugeot mais les clients JLR seront floués et irons voir ailleurs …
          Financièrement il faut digérer Opel d’abord

          Reply
          • zeboss on 12 février 2019 8h21

            Pourquoi les clients Jaguar seraient ils floués ?
            je ne pige pas la remarque, ce qui manque à JLR c’est du volume pour amortir ses investissements techniques.
            Ce qui manque à PSA ce sont parfois des motorisations plus balaises.
            JLR est poussé à partager une même plateforme entre des 4*4 purs (Land rover) et des berlines de luxe (Jaguar)…
            Il y a comme un iatus chez JLR qui prouve qu’il manque de volume, à l’inverse de Volvo qui a partagé sa plateforme avec Geely, et Link&Co, il est vrai pas de façon spontanée, et surtout entre modèles compatibles.
            On peut trouver des points d’alliance entre PSA et JLR aussi bien d’un point de vue des marchés que des gammes mais par contre, c’est sur côté finances va falloir en remettre au bout…

            Reply
            • Thibaut Emme on 12 février 2019 9h07

              @zeboss : allons parce que les clients Jaguar préfère Tata Motors plutôt que PSA voyons 😉 😛

            • zeboss on 12 février 2019 19h56

              ok, je reprends ma cure d’ayurveda de suite….
              mmmmmmmmmmmmmmmiiiiiiiiinnnnnnnnnnnnnnnn

            • Stabak on 12 février 2019 21h47

              Pour apporter ma petite graine au débat, ce ne serait pas la première fois qu’un partage technique se ferait entre PSA et Jaguar.
              On en parle du V6 2.7 et 3.0 HDi (DT) qui a officié sous les capots de très nombreuses JLR?

    3. SAM on 11 février 2019 21h31

      Tout simplement que les investissement faramineux consentis par les indiens ne portent pas leurs fruits … Avec un déploiement d’une gamme complète Jaguar ne vend pas tant que cela …

      Reply
      • Patdpau on 12 février 2019 12h09

        idem, je trouve qu’ils ont tout fait avec les pieds…

        Reply
    4. Gustave on 11 février 2019 22h17

      Jaguar a du mal, bcp de mal mais Range Rover s’en sort très bien.

      quel groupe pourrait racheter Range ? Des lords anglais qui ferraient une bon affaire ? je verrai bien le groupe Paul Smith racheter la marque 🙂
      et quel avenir pour jaguar ? ses voitures iconiques font rêver, mais l’i-pace est un gros flop, comme ses berlines et le reste de la gamme !
      je dirai même que des clients, en mode voiture du fonction, préfèrent Lexus ou Tesla et n’ont que faire de l’histoire de la marque et de ses succès aux 24h du mans

      Reply
      • Thomas on 12 février 2019 9h41

        Autant avec Jaguar ce serait plus compliqué pour PSA(car là il faut des « gros moteurs », image oblige), autant dans le cas de Land Rover, la banque d’organe de PSA qui équipe les 3008/5008, Grandland X, DS7 Crossback et C5 Aircross ça suffit vraiment 😉

        Reply
      • SGL on 12 février 2019 12h45

        Euh @Gustave
        L’I-Pace est un véritable carton aux Pays-Bas et en Norvège !

        Reply
        • Gustave on 12 février 2019 15h54

          sans doute, mais lis ont des politiques pro-éléctriques (et un niveau de vie bien plus élevé !) donc forcement c’est plus facile.
          mais je voulais dire que je croise, en région parisienne, bien plus de tesla x que de I-pace..

          Reply
        • wizz on 13 février 2019 0h48

          il faudrait aussi pondérer le succès de l’I-pace de l’effet nouveauté.

          (et puis, un constructeur peut aussi prendre commande depuis plusieurs semaines avant la vraie disopnibilité, et donc gonfler les immatriculations lors des premières mois. Puis peu à peu, ça s’entasse pour atteindre le rythme de croisière au bout de 1 an…)

          Reply
      • versdemain on 12 février 2019 19h29

        http://ev-sales.blogspot.com/2019/01/europe-december-2018.html
        Au niveau Europeen Jaguar i-pace 2983 et la tesla model X seulement 2351 livraisons en décembre.
        Bien sur au niveau annuelle la i-pace n’existait pas début 2018 et modèle X a fait le double sur l’année. Mais en 2019 il est tout à fait possible que i-pace soit devant la modèle X en Europe (ou à vente équivalente). Aux US par contre Tesla restera largement devant à mon avis.

        Reply
    5. SGL on 12 février 2019 12h47

      @Thomas, ça serait l’occasion de donner du travail aux motoristes de Jaguar pour travailler pour les futurs GMP du haut de gamme de PSA !?

      Reply
      • zeboss on 12 février 2019 20h00

        Pour rire, le dernier V6 diesel Peugeot (celui du 3008 DKR) se retrouve sous les capots des jag’ diesel V6 que PSA a toujours refusé sous ses propres capots depuis la 607 / 407.

        Reply
        • wizz on 13 février 2019 0h45

          pour re-rire
          lors du passage en 408, ce fut avec le 2.2 HDI biturbo

          ils en ont tellement vendu de cette version (et même sur les utilitaires) que finalement, PSA avait préféré arrêter leur coopération avec Ford sur cette gamme de cylindrée (supérieure à 2L)

          Reply
    6. wizz on 13 février 2019 0h43

      Si ce n’est que le moteur, alors PSA pourrait se fournir par d’autres. Toyota avait stoppé ses investissements en moteurs diesel et se fournissait chez BMW. Quant à Mercedes, on sait d’où viennent les 1.5 et 1.6 diesel….

      bref, si c’est juste pour quelques milliers de moteurs par an, inutile de dépenser du fric pour le développer.

      Mais se faire fournir en moteur, c’est une chose. Ensuite, il faut mettre ce moteur dans une voiture
      Mettre un V6 sur la plateforme EMP2, ça peut se faire, moyennant davantage de porte à faux à l’avant, façon Peugeot 407
      En revanche, un V8, ça n’entre pas en position transversal. Et puis, pour installer l’arbre de transmission vers l’arrière, ça va être délicat avec leur EMP2, prévue pour avoir un plancher très plat (usage aussi en utilitaire) et donc un tunnel de transmission de faible hauteur

      bref, se faire fournir en moteur, en boite de vitesse, en plateforme, le tout pour combien d’exemplaires par an?

      Reply
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