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    Accueil » Festival de cames : la Lotus Esprit Turbo SE de Pretty Woman (1990)
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    Festival de cames : la Lotus Esprit Turbo SE de Pretty Woman (1990)

    La rédactionLa rédaction22 juillet 201812 commentaires
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    Pretty Woman est à n’en pas douter l’un des films romantiques les plus connus dans l’histoire du cinéma. Dans celui-ci, un richissime homme d’affaires nommé Edward Lewis (incarné par Richard Gere) rencontre fortuitement Vivian Ward (Julia Roberts), une prostituée qui vend ses charmes sur Hollywood Boulevard à Los Angeles.

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    « Elle a un pédalier très rapproché, c’est pour ça qu’il est plus facile pour une femme de la conduire »

    L’homme d’affaires, qui sort d’une réception, a dû abandonner sa Rolls Royce Silver Wraith III avec chauffeur, bloquée par les voitures d’autres convives. Pour se rendre à l’hôtel Beverly Wilshire, il décide donc d’emprunter la voiture de son avocat, Phillip Stuckey, une Lotus Esprit Turbo SE. Peu familier des boîtes de vitesses manuelles, et plus encore de la conduite sans chauffeur, Edward Lewis va se retrouver perdu dans les collines d’Hollywood avant d’échouer sur le boulevard du même nom. Le tout en faisant horriblement grincer la boîte à chaque (NDLA : tentative de?) passage de rapport…

    Pour certains d’entre nous, il est difficile de dire qui de la belle Julia Roberts (révélée par le film) ou de la Lotus Esprit nous a le plus séduit. S’agissant de cette dernière, il faut cependant savoir que sa présence au casting n’était pas actée dès le départ. Car la production a dans un premier temps envisagé de mettre Richard Gere au volant d’une Ferrari. Mais le constructeur de Maranello, après avoir lu le script, a catégoriquement refusé de fournir un de ses modèles pour le film. La firme a d’ailleurs été plus loin, en interdisant aux studios de se procurer un exemplaire, même en l’achetant chez un concessionnaire… Pensez donc, une fille aux mœurs légères au volant d’une Ferrari…

    Après Ferrari, Porsche refuse de fournir une voiture pour le film

    Econduite par Ferrari, la production se tourne alors vers Porsche afin d’obtenir une 911. Même son de cloche à Stuttgart : c’est non! Mais cette fois, c’est une autre raison qui pousse la marque allemande à refuser. En effet, celle-ci n’a pas apprécié qu’une 928 soit utilisée sans son accord dans le film Risky Business (1983). Film où Tom Cruise tient la vedette, et où la GT allemande finit dans le lac Michigan.

    Alors que la production est sur le point de se « résigner » à utiliser un cabriolet américain, Sandy Isaac, l’assistante de la productrice, a une idée. « Et pourquoi pas une Lotus ? James Bond en a conduit une… ». Aussitôt, la production contacte le constructeur anglais, qui demande à lire le script. Et, contre toute attente, la firme d’Hethel consent à fournir trois Esprit Turbo SE pour les besoins du tournage (une quatrième sera également fournie pour la photographie). Bien lui en a pris, puisque postérieurement à la sortie du film, Lotus a vu ses ventes tripler aux Etats-Unis sur les années 1990 et 1991.

    Tournage mouvementé

    En revanche, le tournage fut loin d’être un long fleuve tranquille pour la Lotus. En effet, une des Esprit fut endommagée par une cascadeuse durant la scène où Julia Roberts conduit à tombeau ouvert sur Hollywood Boulevard. Et plus tard dans le film, lors de la séquence du match de polo, la voiture laissée en plein soleil durant des heures se mit à surchauffer au moment d’entrer en scène, la température moteur dépassant alors les 100 degrés…

    Enfin, une scène coupée au montage montrait l’épouse de Stuckey sortir de la voiture et claquer violemment la portière. Le fait est que durant la prise, la vitre passager explosa en mille morceaux… De quoi donner raison à la définition parfois faite de Lotus : Lots Of Trouble Usually Serious (que l’on pourrait traduire par « quantité de problèmes souvent sérieux)…

    La Lotus Esprit, une vraie bête de scène

    Modèle-phare de Lotus, l’Esprit est apparue en 1975. Initialement, le nouveau modèle doit se décliner en deux versions. La première s’équiperait d’un quatre cylindres, et la seconde d’un V8. Notamment pour des raisons budgétaires, cette dernière passera à la trappe et il faudra attendre dix-neuf ans pour voir enfin une Esprit dotée d’un huit cylindres. Pour l’esthétique, le patron de la marque Colin Chapman est séduit par l’approche du styliste italien Giorgetto Giugiaro qui va donner au nouveau modèle sa silhouette en coin. Silhouette possédant des similitudes avec d’autres concepts Ital Design comme la Maserati Boomerang (d’ailleurs présentée en même temps que le concept de l’Esprit) ou la Porsche Tapiro.

    La première version turbocompressée sort en 1980, sous les traits d’une série limitée nommée Essex (compagnie pétrolière anglaise et sponsor de Lotus en Formule 1). L’année suivante, l’Esprit Turbo est disponible au catalogue sans limitation du nombre d’exemplaires. Apparue en 1989, la version Turbo SE est à sa sortie la plus puissante Esprit jamais commercialisée. De 210 chevaux en 1981, la puissance passe ici à 264 chevaux. Voire 285 temporairement quand l’overboost se met en action. Même si l’auto est très performante (265 km/h en pointe, 5,9 secondes au 0 à 100 et 25 secondes tout rond au mille), et reste dans l’esprit Lotus avec un poids contenu à 1 330 kg, elle fait tout de même preuve d’un certain raffinement. Ainsi les occupants prennent place dans un intérieur tendu de cuir et dont l’équipement est pléthorique. Quant au comportement routier, la presse à sa sortie ne tarit pas d’éloges à son sujet. Et ce, même si certains regrettent des réglages de suspension trop souples.

    Après Julia Roberts, Sharon Stone elle aussi conduit une Lotus Esprit

    Avant Pretty Woman, l’Esprit était déjà une star de cinéma confirmée via ses apparitions remarquées dans deux films de la saga James Bond. Dans « L’espion qui m’aimait » en 1977, où elle se transforme en sous-marin, puis dans « Rien que pour vos yeux » cinq ans plus tard. Après Pretty Woman, l’Esprit fera à nouveau une apparition remarquée dans Basic Instinct en 1992. Dans ce thriller en effet, l’inquiétante Catherine Trammell (Sharon Stone) et son amie Roxy conduisent également deux Turbo SE, l’une noire et l’autre blanche. Mais ça, comme dirait Gérard Blanc, c’est « une autre histoire »…

    Illustrations : captures d’écran / Lotus

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    12 commentaires

    1. Isaac on 22 juillet 2018 22h26

      La ville de Lotus c’est Hethel, pas Ethel 🙂

      Reply
      • Thomas Roux on 22 juillet 2018 22h37

        C’est corrigé, merci pour le signalement de la coquille… 😉

        Reply
    2. Thomas on 23 juillet 2018 0h55

      Ils étaient sacrément coincés chez Ferrari, c’est maladif 😮

      Reply
    3. ART on 23 juillet 2018 9h48

      Bel article, merci

      Reply
    4. Phil on 23 juillet 2018 11h23

      tant mieux, l’esprit turbo était ma voiture favorite à cette époque et le meilleur choix possible pour ce film 😉

      Reply
    5. HPE on 23 juillet 2018 12h04

      C’est vrai qu’ils étaient plus enjoués avec les séries Magnum (pourtant pas épargnés même si parfois des répliques ont été utilisées) ou Miami Vice ou il y avait la fameuse réplique de Daytona Spyder, pourtant pas très valorisant de laisser le cheval cabré dessus.
      Je crois même qu’au changement de mouture Enzo en personne avait offert une Testarossa à Don Johnson en plus de celles fournies à la production, c’est dire.

      Reply
    6. amiral_sub on 23 juillet 2018 13h58

      est ce que Richard Gere a réellement martyrisé la boite de vitesses ou ont-ils juste ajouté une bande son ?

      Reply
      • Thomas Roux on 23 juillet 2018 21h52

        A bien y écouter, il apparaît assez clairement que le son a été « dubbé »… 😉

        Reply
        • Thomas on 24 juillet 2018 16h31

          La BVA a été traduite en français ??? 😀

          Reply
    7. Greg on 23 juillet 2018 15h37

      La version en question, par rapport au dessin initial de Giugiaro, a été redessinée par Peter Stevens qui a accompli un profond et remarquable travail, en modernisant la voiture sans trahir le dessin initial.

      Reply
      • Juien on 6 décembre 2018 22h38

        Sans trahir en effet, au point que Giugiaro lui même a déclaré quand on lui a demandé ce qu’il en pensait que Stevens avait été trop timide et aurait du se lâcher un peu plus 😉
        Pour ma part, c’est la version que je préfère.

        Reply
    8. amiral_sub on 25 juillet 2018 17h11

      😉

      Reply
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