Essence à prix d’or, dépendance au pétrole, tensions géopolitiques… Et si la solution pour continuer à rouler existait déjà ? Pendant la Seconde Guerre mondiale, des voitures circulaient… au bois. Retour sur le gazogène, cette technologie oubliée qui fascine de nouveau face à la crise énergétique.
Le gazogène, c’est quoi ?
Imaginez une voiture qui roule… avec des bûches.
C’est exactement ce que permet le gazogène : un système qui transforme le bois en gaz combustible pour faire tourner un moteur thermique.
- Bois ou charbon + chaleur → gaz → moteur
- Technologie low-tech mais efficace pour l’époque
- Solution utilisée massivement pendant la Seconde Guerre mondiale
Pourquoi on en parle maintenant ?
Le contexte est familier :
- Prix de l’essence qui flambent
- Carburant susceptible de subir des pénuries
- Crises énergétiques et tensions géopolitiques
- Volonté d’autonomie et de solutions locales
Résultat : le gazogène revient dans les discussions, surtout chez ceux qui cherchent à rouler sans dépendre du pétrole. Il y a quelques jours, un Cubain a fait un petit « buzz » en réadaptant sa voiture au gazogène. Cuba est en effet sous embargo renforcé de la part des États-Unis qui privent l’île du pétrole vénézuélien par exemple plongeant le pays dans une crise énergétique.

Test de réalité : viable aujourd’hui ?
Les points forts
- Autonomie locale : du bois suffit
- Technologie simple et connue
- Pas besoin d’essence
Les limites
- Très encombrant (cuve énorme à installer)
- Puissance moteur réduite
- Démarrage lent
- Nettoyage régulier obligatoire
- Danger : monoxyde de carbone
- Cadre légal complexe
Verdict : fascinant mais peu pratique au quotidien. Surtout dans notre monde fait de normes et de contraintes. Le gazogène ne serait possible qu’en cas de crise forte comme une guerre sur notre territoire ou un gros choc pétrolier durable. Et encore.
Comparaison avec les solutions modernes
| Solution | Points forts | Points faibles |
|---|---|---|
| Gazogène | Local, indépendant | Encombrant, lent, dangereux |
| Voiture électrique | Propre, pratique | Dépendance à l’électricité |
| Biocarburants | Compatible moteur existant | Rendement limité |
| Hybride | Polyvalent | Toujours besoin de pétrole |
Le gazogène garde un charme historique, mais il reste loin des standards modernes.

Curiosité ou solution d’avenir ?
Dans un scénario extrême de crise majeure, le gazogène pourrait théoriquement sauver la mise.
Mais dans le quotidien de 2026 :
- Peu pratique
- Peu sûr
- Loin de la performance moderne
Pourtant, il reste un symbole d’ingéniosité : faire rouler une voiture avec presque rien.
Historiquement, les voitures hors vapeur (Léon Bollée par exemple) ont commencé à rouler avec du gaz à la fin du XIXe siècle. Puis l’essence a pris le dessus. Mais depuis le milieu du XIXe siècle, on alimentait les réverbères des villes avec du gaz issu de pyrolyse de charbon. Ces « becs de gaz » ont été par la suite remplacés par des versions électriques.
De nos jours, la pyrogazéification (ou gazéification par pyrolyse) est utilisée pour valoriser les déchets solides des territoires et les transformer en gaz vert.

Cet article, il fallait le sortir demain 😀
+1 :’)
Article sorti avec 24 heures d’avance 😉
Il y a une bonne trentaine d’années, la scierie Bellême Bois, dans l’Orne, avait fait valider la transformation d’une 504 de l’essence, au gaz de bois.
De mémoire, c’était 5 à 6 kg de bois sec aux 100 km à 50/60 km/h maxi.
Ah oui mon grand-père me parlait des fameuses voitures et camions convertie en gazogènes pendant la guerre.
La situation n’était pas la même, toutefois – n’est-ce pas ! Le litre d’essence à 2euros-20-et-des-brouettes ce n’est pas la fin du monde même si c’est dur à passer.
Je fais deux pleins par mois, on va dire 90l de gasoil, avec une augmentation de 50 centimes ça me coûte 45€ de plus par mois. J’y survivrai. Tout le monde va y survivre.
Mieux vaut ça que se prendre un Khorramshahr à tête nucléaire sur la tête dans les prochains 6 mois.
Et les entreprises qui déposent le bilan à cause du surcoût du carburant ça me fait bien rire : j’ai travaillé dans une société en perte pendant plus de 10 ans.