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Lithium : projet d’usine de raffinage près de Berlin

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La course au lithium ne fait que commencer ! L’Allemagne va accueillir en 2024 une usine de raffinage de lithium, élément essentiel pour fabriquer les batteries destinées aux véhicules électriques. Le site sera construit par le groupe canadien Rock Tech Lithium qui y investira 470 millions d’euros. Permettant au pays de garantir une partie des approvisionnements nécessaires à la transition énergétique de son puissant secteur automobile et du constructeur américain Tesla qui a choisi l’Allemagne pour y implanter la première giga-factory sur le continent européen.

Du lithium pour produire 500.000 véhicules par an

L’usine – une « première en Europe » selon Rock Tech Lithium sera située dans la ville de Guben, dans le Brandebourg, non loin de Berlin. Le site permettra de fournir suffisamment de lithium raffiné pour construire 500.000 automobiles par an.

Le début de la production est prévu en 2024. Le groupe devrait investir 470 millions d’euros pour ce projet. Le site occupera 160 techniciens, ingénieurs et équipe de production, qui assureront toutes les étapes de production du raffinage du lithium.

Le lithium, un produit raffiné

Le lithium, élément essentiel de la fabrication de batteries pour véhicules électriques, doit être raffiné pour être utilisé ensuite dans un processus industriel.

L’installation de cette usine permettra donc à l’Allemagne de compléter la chaîne de valeur menant à la production de batteries pour VE.

Selon le quotidien économique Handelsblatt, le lithium raffiné à Guben sera importé du Canada où Rock Tech exploite une mine.

Le Brandebourg veut être le futur centre de l’e-mobilité en Europe

« Avec Rock Tech, nous renforçons notre position de future centre de l’e-mobilité en Europe », s’est félicité le ministre de l’Economie du Brandebourg, Jörg Steinbach.

La région accueille déjà la première usine européenne de batterie et de production automobile de Tesla, constructeur US de VE, qui sera située à 80 km de cette installation.

Le site devrait produire 500.000 véhicules par an, avec un début de production dès décembre, si les autorités allemandes donnent leur agrément définitif.

« La région offre les meilleures conditions pour devenir un endroit central pour la chaîne de production des batteries », a indiqué pour sa part Rock Tech Lithium dans un communiqué.

L’Allemagne veut devenir un leader européen de la production de batteries et de voitures électriques dans les prochaines années et concentre déjà une partie importante des 38 projets d’usines de batteries prévus en Europe, avec entre autres Volkswagen qui s’est associé au suédois Northvolt, ou un projet de cellules du chinois CATL. Le pays explore également la possibilité d’exploiter, via la géothermie, d’importantes réserves de lithium localisées dans la vallée du Rhin.

Notre avis, par leblogauto.com

Capacité de raffinement du nouveau site : de quoi fabriquer des batteries pour équiper 500.000 automobiles par an. Soit exactement la capacité de production automobile annuelle de la giga factory de Tesla. Simple hasard ?

Une « adéquation » qui pourrait laisser peu de place à la satisfaction des besoins des constructeurs allemands ….

Sources : AFP, Handelsblatt

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20 Commentaires sur "Lithium : projet d’usine de raffinage près de Berlin"

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Jdg
Invité

Une usine canadienne installée en Allemagne important du lithium sûrement chilien lol

Amazon
Invité

Oui qui va bénéficier des subventions européennes, utiliser de l’électricité hautement carbonées allemande et qui participera au développement d’une entreprise américaine. les allemands se sont tirés une balle dans le pied en acceptant Tesla chez eux, VW doit faire la gueule.

Si on n’est pas des pigeons en Europe, je ne sais pas comment le dire autrement!

Jdg
Invité

🤣🤣🤣

bzep
Invité

Néanmoins j’aurais préféré que Tesla s’installe en France car Tesla ce n’est pas uniquement « Tesla » c’est aussi un pôle attractif pour une économie: on peut le vérifier avec cette article…

SGL
Invité

Avec la période de grèves puis de GJ, la France fait figure d’épouvantail pour les investisseurs du monde entier.

Ezy
Invité

Ben oui on aurait tous préféré que les investissement viennent chez nous…. Mais dans l’automobile, l’image « made in germany » ca le fait toujours….
Reste la fabrication de sacs a mains, pour cela c’est nous les meilleurs!

SGL
Invité

… Et les Italiens !? Pour les sacs à main (me dit ma femme)

pat d pau
Invité

On va les deglinguer avec nos sac a mains. On va exploser notre valeur globale a l’exportation.
Tremble berlin 😂😂😂

Amazon
Invité
oui tu as raison, et les marques françaises ne sont pas sur le marché de Tesla aujourd’hui qui vise plutôt le HDG avec ses performances (même si la finition n’y est pas). le gros souci de Tesla c’est son patron, qui préfère se barrer de Califormie (un état communiste) pour s’installer au Texas ou la legislation du travail et l’imposition des bénéf est plus arrageante. il ne serait jamais venu en France, il ne faut pas oublier que l’Allemagne n’a pas de salaire minimum par exemple et que leur syndicats ont une habitude de la discussion contrairement aux nôtres. enfin… Lire la suite >>
SGL
Invité
@Amazon, les constructeurs français sont « mauvais » dans le HdG des voitures par décisions politiques depuis que les communistes au pouvoir en 1946 ont décidé que nos constructeurs feront que des voitures du « peuple ». Depuis, c’est devenu une tradition française de faire des échecs répétés dans le HdG et le luxe. … Alors que paradoxalement le luxe automobile avant-guerre, c’était beaucoup en France pour voir des exemples. Depuis pour revenir sur le HdG… On rame… L’Allemagne en ruine après 1945, et aider par le plan Marshall (mais comme nous) bien qu’ils fussent encore relativement pauvres, ils ont… Lire la suite >>
SGL
Invité

« A la Libération, le plan Pons (1945), destiné à répartir les moyens disponibles entre les différents constructeurs, fait la part belle à la démocratique Renault 4CV ou, pour les classes moyennes, à l’élégante Peugeot 203, mais se désintéresse de Bugatti, Delahaye ou Delage. Dans les années qui suivent, ces marques vont disparaître sans susciter beaucoup d’émoi. »
https://www.lemonde.fr/m-voiture/article/2017/10/23/luxe-automobile-un-desamour-a-la-francaise_5204602_4497789.html

pat d pau
Invité

Wahouuuu 🤣🤣

C.Ghosn
Invité
pat d pau
Invité

Il aurait du partir en turquie. Carlos GHOSN avait montré la voie a suivre a ces mediocres😂😂

pat d pau
Invité

Ils auront la force industriel chez eux.
Nous on produira des chomeurs, et des ubervelo et on exportera pour notre balance commerciales des armes.. et des sous marins.

bzep
Invité

?? Et alors ?? !!! Zorro arrive juste après votre post, sans doute ?

Thibaut Emme
Admin

On parle de l’implantation des usines de batteries pour l’approvisionnement en énergie « moins sale ». Mais évoque-t-on les besoins en eau de telles usines ?

Amazon
Invité

si l’usine qui s’installe ne fait que les dernières purif du Lithium dans le but d’obtenir le carbonate ou l’hydroxyde de Lithium 99.99% utilisés pour la fabrication des batteries, la conso d’eau est faible (mais pas négligeable)
Ce qui est très couteux en eau, c’est l’amont qui permet de passer d’une solution de 0.5% de Li à 25%

Pousse
Invité

Justement, en ce qui concerne l’extraction, je me disais que l’auteur de l’article l’article ci-dessous, un certain Thibaut Emme, avait négligé l’aspect économie d’eau du procédé de Vulcan Energy, qui réinjecte les saumures dans la nappe où elles sont prélevées.

Il me semble pourtant que c’est sur ce point qu’il y a une vraie rupture par rapport aux procédés par évaporation.

https://www.leblogauto.com/2021/08/renault-securise-approvisionnement-lithium-decarbone.html

https://v-er.eu/zero-carbon-lithium/

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