Accueil Supercars Delage sur le point de renaître avec une supercar ?!

Delage sur le point de renaître avec une supercar ?!

5774
20
PARTAGER
delage

Oui, le 1er avril est passé et l’annonce est sérieuse. L’automobile de sport et de luxe à la française ne se résume pas à Bugatti. Pendant la première moitié du XXe siècle, la marque Delage a également incarné ce prestige et ce savoir-faire national. Plus de 65 ans après sa disparition, le blason serait sur le point de renaître, avec un ambitieux projet de supercar. Qu’en est-il exactement ?

Delage…d’or

La marque Delage, c’était des automobiles raffinées et racées, ainsi qu’un prestigieux palmarès en sport automobile, symbolisé par une victoire à Indianapolis et un championnat du monde des marques en 1927. Un temps où les couleurs françaises brillaient sur les pistes du monde entier, défiant les prestigieuses Maserati, Alfa Romeo et Mercedes-Benz. Mais la crise des années 30 aura raison de Delage, qui sera reprise par Delahaye avant de disparaître pour de bon en 1953. Depuis, la passion pour cette marque ne s’est jamais éteinte, entretenue par des anciens de la marque et des passionnés regroupés en clubs, notamment l’association « les amis de Delage », très active sur les salons.

Justement, dans un communiqué de presse, les Amis de Delage et l’entrepreneur Laurent Tapie, le fils de Bernard Tapie, viennent d’annoncer un accord pour la renaissance de Delage Automobiles, qui va se traduire par la présentation imminente, à la fin du mois, d’un nouveau modèle. L’association les Amis de Delage toucherait donc au but, puisque la résurrection de la marque était l’un de leurs objectifs initiaux.

Un projet très ambitieux

La surprise est totale. Pas le moindre teasing ni la moindre esquisse n’ont précédé le véhicule en question, dont le concept sera présenté aux États-Unis, et dont le nom est déjà connu : D12. 12 pour 12 cylindres, afin de concrétiser le rêve inachevé qu’avait eu Louis Delage de créer une voiture de sport animée par la plus noble des mécaniques. Le communiqué parle d’une Supercar aux performances « proches d’une F1 », rien que ça. Elle s’inscrirait donc en ligne directe des monoplaces D15 qui ont trusté les victoires dans les années 20.

Ce projet, résultat de plus de trois années de recherche et développement , implique également Benoît Bagur (directeur à Magny-Cours du pôle Ligier Automotive, structure rachetée par Onroak) en tant que directeur technique et Jacques Villeneuve en tant que pilote de développement.  Bien que présentée aux USA, la D12 serait fabriquée en France et annonce déjà la couleur : battre le record sur la Nordschleife dès 2020.

D’un point de vue technique, la supercar hybride embarquerait un V12 atmosphérique de 900 chevaux associé à un moteur électrique de 330 chevaux. L’origine de ces moteurs n’est pas précisée mais quelque chose nous dit que les blocs pourraient être transalpins. Les V12 atmos ne courent plus trop les rues…

L’avis de leblogauto.com

Delage a fait parler d’elle en début d’année avec le projet de reconstruction de la Delage V12 Labourdette de 1937. Là, on nous annonce une supercar française aux performances dignes d’une Ferrari ou d’une Koenigsegg. Dans la foulée de la résurrection d’Alpine, on a envie d’y croire, le projet est d’autant plus audacieux et enthousiasmant qu’il ferait renaître un trésor de l’automobile française. La prudence est cependant de rigueur, car les grandes annonces de ce genre ayant fait « pschitt » ont été légion par le passé (RIP Facel Vega). Il n’est jamais facile de relancer une marque, disparue depuis si longtemps et beaucoup d’inconnues demeurent sur ce projet sorti du chapeau, comme la fourniture des moteurs. Réponse à la fin du mois.

 Images : wikimedia commons, flickr

Poster un Commentaire

20 Commentaires sur "Delage sur le point de renaître avec une supercar ?!"

Notification de
avatar
Trier par:   plus récent | plus ancien | plus de votes
zeboss
Invité
Relancer une marque iconique avec un V12 à pétrole, fut il hybridé, c’est quand même prendre un pari sur l’avenir, voir une roulette russe à 5 balles… Pour les bons points, le club des amis de Delage est de la partie, ce qui est précisément l’inverse avec Facel vega qui s’oppose, sauf erreur, à toute renaissance de la marque. Ce projet est il dans la lignée de la marque ? Une Gt ne serait elle pas plus adaptées à une renaissance, il est sur que si à l’instar de Bugatti ou de Königsegg sortir un véhicule à plusieurs millions d’euros… Lire la suite >>
Bizaro
Invité

« Un projet très ambitieux »
On aurait envie d’y croire. Malheureusement des essais il y en a eut. L’ingénierie est là, mais le capital ou la capacité entrepreneuriale est souvent juste.

A chaque fois je me demande pourquoi perdre son énergie, son temps et son argent dans une succession de projets faiblement capitalisé?

Bugatti époque Citroën
Méga
Venturi
Exagon-motors

Pourquoi ne pas y aller franchement sur un seul et le pérenniser, pour ensuite enchaîner sur d’autres succès?
Akylone
(Nouvelle campagne de financement sur la plateforme TUDIGO : https://www.tudigo.co/equity/akylone-lhypercar-made-in-france )

Certains savent faire
Alpine
Ligier

Et sûrement d’autres projets eux aussi en cours de développement timide ou morts nés.

Greg
Invité

Après facel et hispano suiza, encore une marque française disparue depuis plus de 50 ans qu’ on veut faire revenir avec une supercar…😑
Qu’ on laisse ces marques á leur histoire glorieuse plutot que de faire du vent.

Thibaut Emme
Admin

Hispano-Suiza partie française ce n’était pas « juste » l’aéronautique ? L’automobile restant espagnole ?

Au moins Delage (qui a déjà eu une histoire très compliquée) a fait des voitures type « open wheeler ».
Si la voiture est du même type, cela sera moins « déconnant » que certains projets (ou même que certaines marques relancées).

gigi4lm
Membre

Au début, l’usine française, installée je crois à Bois Colombes, assemblé des Hispano conçues en Espagne.
La branche aéronautique, seule survivante aujourd’hui (Safran), ne sera créée que plus tard.

Greg
Invité

Plus compliqué que cela.
Bien qu’ espagnole à l’ origine, la filiale française est devenue progressivement autonome et insistait sur l’ aspect « national » des automobiles. Le choix en 1918 de la cigogne de l’ unité de Guynemer comme Bouchon de radiateur témoigne de cela.
A partir de 1923 et la transformation en SA, hispano france est devenue de facto une entreprise française indépendante administrativement de l’ Espagne.Je rappelle aussi que pour ajouter au chaos, il y avait plusieurs hispano.. en espagne hispano-Guadalajara produisait du low-cost.

gigi4lm
Membre

@Greg : Nous sommes d’accord. J’ai juste simplifié le propos.

SGL
Invité

C’est sûr que pour relancer une marque française de prestige avec un V12 thermique, est un combat d’arrière-garde.
Autant miser directement sur une super GT électrique avec des batteries haut de gamme ultra performante.
Imaginons une batterie de 100 kWh pour un poids de 300 kg pour commencer avec l’aide Saft et le CEA.
Alors en plus avec le bashing anti-français sur les motorisations thermiques, à quoi bon d’insister ? (malgré le V12 Matra )

Invité

Entre ça et les récents achats de Penske, on à des news bien improbable en ce moment

wpDiscuz