Accueil Actualités Entreprise Autolib’ : une résiliation plus coûteuse qu’une poursuite ?

Autolib’ : une résiliation plus coûteuse qu’une poursuite ?

740
34
PARTAGER

Autolib’ : un redoutable fiasco financier ? Cela en a tout l’air ! Alors que le syndicat gestionnaire envisage ni plus ni moins de résilier son contrat avec Bolloré, le groupe indique qu’une telle rupture des engagements coûterait 300 millions d’euros  aux collectivités.

Si le gestionnaire refuse de maintenir à flot le service d’autopartage alors que le service se dégrade, Bolloré semble avoir très habilement négocié son contrat. Il devient désormais plus cher pour son client d’arrêter que de poursuivre. Mais, serpent qui se mord le queue, la poursuite implique également des frais. Quant à la rupture du contrat …. il implique de faire appel à une autre société …. qui devra être rémunérée.
Bref, une histoire de très gros sous en perspectives.

Autolib’ Métropole va proposer la résiliation du contrat

Le Syndicat Autolib’ Métropole vient d’indiquer en fin de semaine dernière qu’il proposera le 21 juin prochain aux 98 communes qui le composent de résilier le contrat de délégation de service public qui le lie avec le groupe Bolloré.

Autolib’ Métropole déclare en effet « ne pouvoir accepter de maintenir à flot le service déficitaire du délégataire, alors même que le service se dégrade et que les usagers s’en plaignent. »

Face à ces sévères critiques, Bolloré affirme pour sa part que les dirigeants du Syndicat Mixte ont été régulièrement informés de la dégradation financière d’Autolib’. Une situation qui résulte – selon lui – en grande partie de la concurrence des VTC et « du déploiement de stations trop ambitieux imposé par le Syndicat. »

La société Autolib’ tient également à rappeler qu’elle a proposé au cours des derniers mois « des solutions financières et opérationnelles  infiniment moins coûteuses  et sans interruption du service. » Ajoutant toutefois que celles-ci avaient été « systématiquement rejetées » par le Syndicat.

Le coût faramineux d’une éventuelle résiliation

En retour, Autolib’ a indiqué dans un communiqué avoir « pris acte » de la décision de la présidente du syndicat de proposer aux élus la résiliation du contrat, reconnaissant que cette possibilité est « contractuellement ouverte au Syndicat. »

Reste, que selon les estimations du groupe Bolloré, une résiliation coûterait plus cher qu’une poursuite du contrat jusqu’à son terme, en 2023.

D’après les calculs de Bolloré, la dette d’exploitation du service jusqu’à la fin du contrat – en 2023 – se chiffre à 293,6 millions d’euros. Obligé contractuellement à s’acquitter de 60 millions d’euros, le groupe a demandé aux collectivités utilisatrices du service dans la métropole – parmi lesquelles Paris détient une place prédominante – de lui verser 46 millions d’euros par an pour régler le solde.

Bolloré ajoute que le contrat de Délégation de service public prévoit dans cette situation : « le transfert de l’ensemble du personnel de la société Autolib' », « la reprise à la valeur nette comptable des biens du service », « le versement d’indemnités sur les contrats en cours » et « la prise en compte des dédommagements commerciaux envers les usagers ». La somme globale avoisinant ainsi 300 millions d’euros, selon les estimations du groupe.

Le Syndicat s’oppose au paiement d’une telle somme

Le Syndicat affirme quant à lui que selon ses premières estimations, cette résiliation coûterait aux communes « plusieurs dizaines de millions d’euros, soit un coût considérablement inférieur aux 233 millions d’euros exigés » par Bolloré ».

L’affaire pourrait vite s’envenimer, ce qui n’a rien d’étonnant vues les sommes en jeu. La présidente du Syndicat Autolib’ Métropole, Catherine Baratti-Elbaz, a en effet tenu d’entrée à préciser dans le communiqué annonçant la proposition de résiliation que « les communes de la Métropole ne verseront pas les 233 millions d’euros que le groupe Bolloré exige ». Indiquant en guise d’argument qu »’en rompant il y a un mois la procédure de conciliation et en exigeant le versement par les communes de sommes astronomiques, le groupe Bolloré ne nous a pas laissé le choix ».

Le Syndicat considère par ailleurs que compte-tenu des nouveaux usages , cette délégation de service public est « obsolète dans sa forme ».

La présidente tenant parallèlement à mettre en garde : selon elle, payer les sommes « astronomiques » exigées par le groupe Bolloré « pourrait mettre en péril l’équilibre budgétaire des communes concernées ».

A la recherche d’une continuité de services

Pour que « cette résiliation ne pèse pas sur les usagers, le Syndicat Autolib’ Métropole et la Ville de Paris feront le maximum pour que le service ne s’arrête pas du jour au lendemain. Cela dépendra en grande partie du groupe Bolloré, et nous en appelons à sa responsabilité pour prévoir une transition acceptable vers de nouveaux services », prévient le syndicat gestionnaire.

Comme nous vous l’indiquions précédemment, des discussions sont d’ores et déjà en cours avec plusieurs acteurs en vue d’ »organiser très vite » de nouvelles solutions d’autopartage. Selon Mme Baratti-Elbaz, les premières d’entre elles devraient voir leur première mise en service avant la fin de l’année. Elle estime parallèlement que cette éventuelle résiliation constitue au final une « opportunité » de proposer de nouvelles offres aux usagers.

Les choses semblent se préciser : selon la présidente du Syndicat, Autolib’ ne sera pas remplacé par un seul acteur, mais par plusieurs sociétés  qui proposeront des « solutions complémentaires, adaptées à chacun. » devraient notamment être proposés des trajets intra-muros, des trajets petite couronne-Paris, des services de locations longue durée.

Sources : Bolloré, AFP, Autolib’ Métropole

Illustration : Autolib’

Poster un Commentaire

34 Commentaires sur "Autolib’ : une résiliation plus coûteuse qu’une poursuite ?"

Notification de
avatar
Trier par:   plus récent | plus ancien | plus de votes
Fabi35
Invité

C est « utopiste » mais pourquoi le syndicat autolib ne se declare pas en faillite ? Comme le ferai surement Bolloré avec une de ses filiales si il était dans la même situation. Au pire il mettrai la main dans son propre porte monnaie pour boucher le trou! A mais non c est encore de nos ( contribuables) poches que ça doit sortir d une façon ou d une autre.
En même temps j ai cru comprendre qu il va avoir besoin de sous pour payé ses avocats…

Christophe
Invité

Analyse intéressante : http://transports.blog.lemonde.fr/2018/06/16/autolib-chronique-deconfiture/
Et plus particulièrement la conclusion : « L’autopartage classique, s’il avait été encouragé dès 2011, n’aurait certes jamais gagné autant d’abonnés. Il aurait en revanche, couplé à une politique de réduction de l’espace de stationnement, amené les Franciliens à user rationnellement de l’objet automobile. »

La Ville de Paris cherche à réduire la pollution, si ce système n’atteint pas cet objectif, doit-il être conservé ?
Les montants indiqués ne sont rien à côté du coût des pollutions et nuisances engendrées par la voiture.

greg
Invité

Et les pollutions et nuisances générées par les systèmes de chauffage des parisiens, des entreprises qui sont localisées dans la région, des Scooters (pour info il y en a à pagaille à Paris et les normes anti pollutions sont beaucoup plus légères que pour les voitures)et des Transports en commun, tu en fais quoi gros malin?

Christophe
Invité

@greg
Les systèmes de chauffage polluent en premier lieu l’utilisateur !
Par contre le scooter ou la voiture du banlieusard pollue beaucoup plus que les TC.
Donc même si il y a diverses sources, il y en a qui sont beaucoup plus faciles à traiter que d’autres.
Va dire aux parisiens de changer leur mode de chauffage pour que tu puisses continuer à y rouler tranquillement et à polluer, je pense que tu vas être bien reçu, hein gros malin.

Christophe
Invité

Tiens gros malin, peux-tu me donner le pourcentage de moyens de chauffage thermiques par rapport au nombre de logements :
– sur Paris,
– en périphérie immédiate (zone 2 de l’ex carte orange),
– en IdF.
Je suis sûr que tu vas découvrir que le banlieusard en plus de polluer avec sa voiture pollue avec son mode de chauffage beaucoup plus qu’un parisien.

Thibaut Emme
Admin
Je ne vois pas en quoi l’autopartage classique aurait changé quoi que ce soit. Bien au contraire selon moi. Pourquoi Autolib’ a cartonné au début ? Car les gens savaient qu’il y aurait une place à l’arrivée. En plus le prix était attractif et il y avait pénurie de taxis à l’époque. Pour ceux qui ont des choses à transporter, ou qui ne veulent pas du TC bondé, c’était idéal pour circuler dans Paris IM et très proche banlieue. Pourquoi cela cartonne moins ? Déjà il y a désormais plus de Taxis/VTC. Certains autolibeurs se sont reportés sur ces moyens… Lire la suite >>
Christophe
Invité

@Thibaut Emme
L’autopartage classique n’aurait pas entraîné un report des usagers des TC ou du vélo vers ce système. Il n’aurait pas entraîné leur report ensuite vers des VTC polluants (majoritairement diesel sur des petits trajets avec de fréquents redémarrages, le pire).
Ce système a bien entraîné une augmentation de la pollution ce que n’aurait pas entraîné un système d’autopartage classique. Donc il aurait bien fait mieux.

Thibaut Emme
Admin
« L’autopartage classique n’aurait pas entraîné un report des usagers des TC ou du vélo vers ce système. » >> Comment vous pouvez le savoir ? Si à la place d’un métro bondé, d’un RER en panne, ou en grève, etc. on me propose un véhicule que je peux garer sur une station, qui ne me coûte que le temps de son usage, et dans lequel je suis peinard, où je peux mettre mes courses, mes valises, etc. vous pensez que je vais prendre les TC ? L’autopartage classique entraînera forcément un report de ceux qui prennent les TC ou prenaient Vélib… Lire la suite >>
Christophe
Invité
@Thibaut Emme Je connais bien l’autopartage classique et notamment électrique, je n’ai pas besoin de vous le rappeler ?!? Il vous suffit juste d’évaluer le coût de l’usage que vous décrivez pour avoir la réponse à votre question. Pour des courses en bus, chez moi c’était 2 € (gratuit maintenant), en Mia c’était à minima 7 € (1 heure de location), sachant qu’il ne faut pas dépasser la durée initiale sinon il y a des pénalités. A ce titre il vaut mieux payer à chaque fois 1/4 h de plus que de payer une pénalité de temps en temps. De… Lire la suite >>
Thibaut Emme
Admin
« démotoriser la ville c’est bien réduire la pollution. » > Hélas, non, pas forcément 😉 Je m’explique. Soit monsieur A et madame B qui ont chacun une voiture. Ils décident de passer à l’autopartage. Si les créneaux de A et de B sont bien décalés, alors ils pourront partager la même voiture en autopartage. Mais, ils feront les mêmes trajets que s’ils avaient leur voiture. Ici, on a une démotorisation sans pour autant que les trajets en voiture ne diminue. Pire. A et B ont des créneaux qui se chevauchent. Il faudra donc 2 voitures pour qu’ils puissent utiliser le service… Lire la suite >>
Christophe
Invité
@Thibaut Emme Justement avec l’autopartage classique (en boucle) ce type d’usage est freiné par le prix. Qui va payer 46 € / j pour avoir une voiture pour aller travailler ? Par contre, l’autopartage en trace permet cet usage et c’est pour cela qu’il n’a pas atteint son objectif comme le free-floating ne permettra pas de l’atteindre. Pour des vélos, des trottinettes, etc c’est à développer pas pour des VP. A mon avis l’autopartage classique (en boucle) doit être mis en complément d’un réseau de TC performant de système de partage de vélo en trace pour inciter le plus de… Lire la suite >>
Thibaut Emme
Admin
L’autopartage en boucle est voué à rester marginal. Le gens ne veulent pas payer pour stationner la voiture pendant 1 à 2h qu’ils font ce qu’ils ont à faire. En outre, cela ne convient pas aux gens qui vont au point B et ne comptent pas revenir, en tout cas pas tout de suite (départ en train, etc.). En revanche, « un réseau de TC performant », je ne peux que vous rejoindre, puisque personnellement cela fait des années que je dis que les TC à Paris c’est une mouise sans nom. Le réseau de bus est encore valable. Mais trop rares… Lire la suite >>
Christophe
Invité
@Thibaut Emme Les études que vous mettez en avant sont juste biaisées puisqu’elles ont le même angle de vue que vous et qu’elles cherchent juste à démontrer ce qu’elles veulent démontrer. Ce qu’il faut bien c’est réduire la place de la voiture en ville pour réduire la pollution donc l’autopartage en trace n’a strictement aucun intérêt. L’autopartage en boucle n’a pas vocation à se développer de manière importante juste à répondre aux besoins de ceux qui peuvent ou veulent se passer de voiture. Il faut préparer les villes au changement climatique en les densifiant et en les végétalisant mais dans… Lire la suite >>
Thibaut Emme
Admin
Donc, un système qui (je vous cite) « n’a pas vocation à se développer de manière importante », va permettre de réduire le nombre de places ? Mais de quoi ? 0,0001 % ? Vu qu’il ne doit pas se développer. Quant aux études, c’est juste qu’elles ne vont pas dans votre sens. Les gens qui les ont menés sont d’horizons divers et sont plutôt au-dessus de tout soupçon de lobbying ou autre. Mais bon on va tourner en rond, malgré les N liens fournis. Le jour où vous accepterez le fait que les gens ne veulent pas se prendre la tête… Lire la suite >>
Christophe
Invité

@Thibaut Emme
Le jour où vous accepterez que l’usage de la voiture tel qu’il est pratiqué est à l’origine de la pollution, on aura fait un grand pas.
Donc l’autopartage en trace est bien à oublier.

Thibaut Emme
Admin
A l’origine de quelle pollution ? 10% des PM en Idf ? Largement moins ailleurs ? Vous voulez arrêter la plus grosse source de PM en France ? Stoppez l’agriculture intensive. http://www.ompe.org/quand-lagriculture-pollue-latmosphere/ http://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/20120301_les-emissions-agricoles-de-particules-dans-l-air-etat-des-lieux-et-leviers-d-actions_ademe.pdf 48% des particules suspendues dans l’air en France, 19% si on prend les PM10, sur le territoire complet ! On en revient toujours au même point. Faire chier des millions de gens pour jouer sur même pas 5% en ville, ou repenser un secteur pour jouer sur 48% des TSP, 19% des PM10, sans compter l’ammoniac dans l’air, les pluies acides donc, les nitrates, l’érosion des sols… Lire la suite >>
Christophe
Invité

@Thibaut Emme
Et encore le petit couplet sur l’origine de la pollution avec une loupe bien choisie pour tellement la diluer que l’on arrive à la conclusion que la responsabilité de la voiture individuelles est faible.
Et le petit couplet sur toute activité pollue, pour ne rien changer et continuer comme si de rien n’était.

Mais ces quelques millions d’automobilistes ils font chier combien de millions de riverains ?
Et le réchauffement climatique c’est du pipot aussi ?
Un peu de sérieux.

Thibaut Emme
Admin

Voilà voilà….donc une nouvelle fois, au moins 2 études sérieuses (et pas par des lobbyistes) qui ne vont pas dans votre sens.
Et hop on jette. Bref aucune discussion possible. Fermez le ban.

Christophe
Invité

@Thibaut Emme
C’est bien une histoire de loupe Airparif parle de 28 % de PM10 en IdF et Atmo NA de plus de 45 % sur Grand Poitiers.
Donc combien à Paris ?

Pour la discussion impossible, je vous renvoie le compliment, c’est le cas depuis le 1er article sur lequel je suis intervenu fait totalement à charge et avec une méconnaissance totale de la ville. Donc il n’y a pas à chercher plus loin.

miké
Invité

Mince les études qui sont citées ne correspondent pas à ce que tu penses donc elles sont biaisées… Trop dur

Christophe
Invité
@miké Tu devrais aller relire l’étude. « Les deux études portent cependant sur des zones géographiques différentes : les ZMD uniquement pour l’étude sur le covoiturage ; la France métropolitaine pour celle sur l’autopartage » Ils disent eux-même que le focus est biaisé. Et ils continuent ensuite : « Or, cette dernière distingue deux zones pertinentes quant à l’impact de l’autopartage sur les émissions de CO2 : les zones à haute alternative à la voiture (HAV), dans lesquelles l’impact de l’autopartage se combine avec celui des alternatives à la voiture présentes [7] pour éviter au maximum 35 % des émissions de CO2 ;… Lire la suite >>
ART
Invité
« Il faut préparer les villes au changement climatique en les densifiant  » T’es encore complet à côté de la plaque, les gens gueulent justement contre la densité de population en ville. Paris est déjà super dense et tu veux en rajouter pour rendre la ville encore plus invivable ??? Mais tu es complètement masochiste Christophe !!! Si tu veux une réelle réponse au problème climatique et à la consommation d’énergie, il faut baisser drastiquement la démographie, et en particulier dans le tiers monde ! Plus on est nombreux, plus on consommera, et avec la démocratie à toutes les sauces, le… Lire la suite >>
Christophe
Invité

@ART
Rassures-toi Dame Nature va se venger et va en exterminer en nombre beaucoup plus important que la pollution. J’espère juste qu’elle choisira les responsables en premier lieu.

greg
Invité

Curieux quand même, l´âne Hidalgo soutenait mordicus que la résilation coûterait moins cher que le maintien.Quelqu´un mentirait-il? 🙂

Michel
Invité

Encore un contrat supervisé par des « enarques » issus d’une « haute école », mais incapables d’assurer la gestion d’une entreprise dans le monde moderne! On est au XXI siècle, c’est la finance qui gouverne pas la bureaucratie

Thibaut Emme
Admin

Autolib’, c’est Bertrand Delanoé (pas énarque mais diplômé de l’Université de Toulouse puis qui a bossé dans la pub…).
Ceux qui supervisent les contrats comme cela sont surtout une armée d’avocats d’affaire, eux non plus pas énarques 😉

Michel
Invité

On peut vraiment se poser la question si des avocats d’affaires supervisent les contrats (cf le dossier des autoroutes ou des portiques pour les poids lourds, et j’en passe..)

Michel
Invité

Dans tous ces types de contrats, c’est la collectivité qui doit payer de lourdes pénalités en cas de rupture, et c’est aussi la collectivité qui doit assumer les couts si le système n’est pas rentable et/ou assume aussi les « surcouts » de mise au point du système

Thibaut Emme
Admin

Non, cela dépend de qui provoque la rupture (ici ce seraient le syndicat autolib’) et cela dépend aussi des conditions initiales.
Si au lancement, le fait que le groupe Bolloré accepte de prendre 60 millions d’euros sur le déficit à sa charge, cela a dû sembler un bon deal.
Personne de sensé ne signe un deal qui lui provoque 260 millions de dette 🙂

A voir ici, mais cela risque de tourner en bataille judiciaire pour savoir si le contrat était honnête ou pas.
Et savoir si le dédit doit se payer aussi cher qu’estimé par le groupe Bolloré ou non.

Michel
Invité

Wait and see

àlancienne883
Invité
Quelque soit le bout par lequel on prenne le problème on parvient toujours au même résultat en économie néolibérale : la faillite.La servitude volontaire qui prend la forme de la « Délégation de Service Public » (D.S.P.)fonctionne toujours suivant le même principe :les intérêts privés (Bolloré and Co)se partagent les profits tandis que la collectivité (le Bien Public)se partage les dettes.Le néolibéralisme (l’Etat au service des puissants intérêts privés)n’est viable ni économiquement,ni socialement,ni écologiquement,ni internationalement (cf Bolloré and Co qui fait de substantiels profits à l’ombre des dictatures africaines dans le cadre d’un capitalisme colonial rénové).Bref c’est un échec patent.Il… Lire la suite >>
greg
Invité
« :les intérêts privés (Bolloré and Co)se partagent les Profits » Mais quels Profits? Il n´y en a jamais eu. Je n´ai cessé de dire tout le mal que je pensais de Bolloré et la Bluecar, je pense qu´il surestime le montant des pertes, mais il ne faudrait pas non plus raconter n´Importe quoi. Les intérêts privés portent les pertes, ce qui est assez inédit, ils ne veulent simplement pas en assumer la charge au-delà de ce qui est prévu, ce qui me parait normal. Le débat Porte plutôt sur le montant à assumer plus que sur le principe. Donc bon au… Lire la suite >>
Bobby
Invité

@àlancienne883 Je vous rejoins sur la nécessité d’un bilan concernant les D.S.P notamment concernant la gestion de l’eau.

wpDiscuz