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Indycar: retrait de Lotus fin 2012?

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En théorie, Lotus doit fournir des moteurs d’Indycar pendant 5 ans. En pratique, le bilan financier et sportif de cette aventure est plus que décevant. Autosport a interviewé Olivier Picquenot, chef de projet Indycar chez Lotus et le magazine d’en déduire que la firme anglaise pliera bagage dés la fin de la saison.

Pour ceux qui auraient manqué les premiers épisodes, rappelons que le moteur (sous-traité à Judd) a connu des débuts on ne peut plus chaotique.

D’abord, il y a eu KV qui signe avec Honda à l’automne 2011. Privé de son principal partenaire, Lotus improvise des alliances avec des seconds couteaux (HVM, Dragon Racing, Dreyer & Reinbold et Bryan Herta.)
Le V6 fait figure d’arlésienne et lorsqu’il arrive enfin, il n’y a pas assez de mécaniques. Du coup, les quatre équipes manquent l’essentiel des essais hivernaux et des séances privées.

Le moteur manque de puissance et il casse facilement. Les clients Lotus sont bon pour le fond de grille. Parfois, il y a tellement de ruptures le vendredi (et tellement peu de mécaniques de rechange) qu’on frôle plusieurs fois le forfait!

Ensuite, il y a la grogne des équipes, qui changent de crémerie peu avant Indianapolis.
Le summum du ridicule est atteint à « Indy ». Les deux seules Dallara/Lotus restantes, celles de Simona de Silvestro et du pigiste Jean Alesi, sont qualifiés uniquement parce qu’il y a autant de pilotes que de place sur la grille! Trop lents, ils écopent d’un drapeau noir après quelques tours.

Après cela, Simona de Silvestro poursuit toute seule. L’organisateur autorise Lotus a modifier son moteur. Désormais, le Lotus/Judd gagne en vélocité et en fiabilité.
La Suissesse reste néanmoins loin derrière les ex-clients Lotus, qui sont transfigurés depuis leur passage au Chevrolet ou au Honda.

Lotus espérait que Fan Force United allait ressortir l’ex-voiture d’Alesi ou Michael Shank allait coller un Lotus à sa Dallara sans moteur. Mais les deux structures semblent faire face à des problèmes de budget.

Pour poursuivre et se développer, le constructeur aurait besoin d’un top team. Lui seul aurait le temps et les moyens de faire progresser le moteur.
Sauf que d’une part, les top teams sont déjà maqués avec un motoriste. Et puis quelle écurie irait s’associer avec Lotus après le foin d’avril-mai?

Continuer avec une seule voiture et espérer qu’un hypothétique nouveau concurrent débarque en 2013, ce n’est pas une situation viable.
D’autant que de toute façon, Lotus n’aura jamais une machine de guerre comme Chevrolet avec Illmor ou Honda avec HRD.

Enfin, il ne faut pas oublier que les nouveaux propriétaires de Lotus se sont engagés dans un programme de réduction drastique des coûts (afin d’assainir les finances.)

Terminées, les folies de l’ère Bahar!

Après l’annulation de la venue à Paris et celle de la plupart des projets, il serait logique qu’ils songent à une remise à plat des programmes sportifs.
Dans la plupart des disciplines (F1, GP2, F3, karting…), Lotus se contente d’apposer ses couleurs sur un programme existant. En GT, ce sont souvent les équipes elles-mêmes qui se chargent de développer leur Evora (d’où la multiplication des déclinaisons course.)
En revanche, en Indycar, Lotus paye le développement du moteur Judd et en plus, il détache une équipe technique. En prime, c’est la discipline où le constructeur obtient le moins de résultats! Autant dire qu’elle est en première ligne d’un éventuel plan d’économies…

Source:
Autosport

Crédits photos: HVM (photos 1 et 3), Fan Force United (photo 2) et Lotus (photo 4)

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