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Essai Opel Astra 1.7 CDTI : Sans peur et sans reproche ! (3/3)

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L’Astra étant étroitement inspirée de la Voiture de l’Année 2009 en termes de design et d’aménagement intérieur, on espère qu’elle l’est également en matière de comportement routier et de dynamisme. Verdict ?

Et contact. Le Diesel s’ébroue sous le capot. A l’arrêt, le moteur se fait moins présent que le 1.6 TDI de Volkswagen tout en contenant les vibrations aussi bien que son rival. Cela dit, le TDI reprend l’avantage une fois en route, où il se fait moins présent que ce 1.7 CDTI en accélération.

Tout comme l’Insignia, l’Astra propose désormais un réglage de ses paramètres selon trois positions : normal, sport ou confort (baptisé Tour) activables par simple pression sur le bouton du mode choisi sur la console centrale.Si le mode Tour peut vite donner la nausée aux passagers sensibles au mal de mer en raison de ses suspensions dodelinantes, le mode normal s’en sort avec les honneurs sur ce point, avec un tarage peut-être un peu ferme sur le train arrière, mais très confortable tout de même. Le mode sport est bien entendu le plus dur des trois, mais reste néanmoins tout à fait utilisable au quotidien.

Choisir l’un ou l’autre mode ne jouera évidemment pas uniquement sur les paramètres des suspensions, mais aussi sur la réponse de l’accélérateur et de la direction. Si le premier de ces deux critères dépendra de votre humeur du jour ou de la lourdeur de votre pied droit, pour le second, le mode sport s’impose. En effet, la direction de l’Astra ne renvoie pratiquement aucune information vers son conducteur, ce qui induit un certain flou auquel il faut s’habituer en mode normal. Le mode sport permet de compenser en partie cette lacune grâce à un raffermissement de la direction avec, à la clé, une meilleure précision. Indispensable, surtout lorsqu’on hausse le rythme.

Quel que soit le mode sélectionné, le moteur fait preuve d’une belle souplesse : le couple maxi de 260 Nm est atteint à 1.800tr/min. Du coup, il est possible de rouler sur un filet de gaz sous 1.500tr/min en conservant des reprises appréciables si le besoin s’en fait sentir.
En conduite active, avec mode sport activé, l’Astra fait même preuve d’un certain tempérament, en regard bien entendu de la puissance du moteur, et l’on pourra  prendre du plaisir à son volant.

Si la consommation officielle est annoncée à 4,7l/100km, celle affichée par l’ordinateur de bord était de 6,2l/100km. Là aussi, la Golf fait mieux.

Côté prix,  l’Astra démarre à 16.700 euros en version de base Essentia équipée du 1.4 Twinport de 100 chevaux, et à 20.600 euros dans cette déclinaison 1.7 CDTI 100ch Enjoy (deuxième niveau de finition). Des prix qui la placent plutôt bien dans la catégorie, surtout en regard de l’équipement qu’elle propose de série puisque, à titre de comparaison, une Golf 1.6 TDI 105 Comfortline s’affiche à 23.040 euros, une Peugeot 308 1.6 HDI 110 Premium, à 22.750 euros et une Renault Mégane 1.5 dCi 110 Expression, à 22.700 euros. Toutes à finition et équipement plus ou moins équivalent.

Conclusion

Avec cette quatrième génération d’Astra, Opel semble avoir toutes les cartes en main pour prendre à la Golf son leadership européen. L’Astra est sans doute un peu en retrait par rapport à sa rivale en matière de finition, d’insonorisation ou de consommation, mais n’a rien à lui envier sur les plans du dynamisme, du comportement ou du confort. Reste à voir si les acheteurs européens sont prêts à changer le classicisme et l’image de la Golf pour la modernité de la ligne de l’Astra. Au vu des premiers chiffres, cela semble bien parti…

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