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Essai Nissan Cube : Berlin l’appelle (3/3)

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Nous démarrons notre essai par les routes. Au départ, le pare-brise très vertical déroute un peu. De même, la position de conduite est vraiment typée monospace. Mais au final, ce Cube présente un comportement sur route dans la droite ligne de sa philosophie zen.


Premier modèle en mains : la version diesel. Celle-ci est équipée du 1,5dci de 110ch, issu de la banque d’organes Renault. C’est sans doute cette version qui sera la plus vendue sur notre marché. Celui-ci se fait nettement entendre au ralenti, avec une sonorité agricole bien typée. Une fois chaud et lancé, le niveau sonore devient un peu plus acceptable et le moteur affiche une certaine vivacité bienvenue. Les performances ne sont certes pas celles d’une sportive mais le moteur est suffisamment souple pour être agréable. Il n’y a réellement que dans les démarrages façon grand prix que l’on sera gêné par un léger trou entre la première et la seconde, imperceptible en conduite normale.

Sur ces routes, on peut jauger facilement le comportement du Cube. Tout ce qu’on peut dire, c’est que les réglages du châssis sont totalement en accord avec la philosophie zen du design et de l’espace intérieur. Le confort est au-dessus de la moyenne, grâce d’une part à un tarage souple de suspension, d’autre part de dimensions de jantes qui n’excèdent pas les 16 pouces (sauf en accessoire) et enfin de sièges réellement moelleux. Bien évidemment, ce caractère typé a une influence sur le comportement routier. Le Cube présente un tempérament placide et sécurisant mais en aucun cas agile. Le roulis est sensible et le comportement très sous-vireur. Cela dit, le châssis, évolution de la plateforme B de l’Alliance, s’avère d’un très bon niveau d’adhérence. Quant au freinage, il s’avère stable et contribue efficacement à l’arrêt du Cube. Pour résumer tout cela en quelque mot, on sait désormais quelle est la cible du Cube : il s’agit du C3 Picasso, dont le comportement est assez proche. On est donc loin des réglages sportifs du Soul. Mais étant donné que ce choix comportement fait partie d’un tout cohérent, il n’est à notre avis pas critiquable.

Après ce périple sur petites routes, il est temps pour nous de rejoindre le centre de Berlin où Nissan nous attend pour la conférence de presse dans le Cube Store local. Pour cela, nous empruntons l’autobahn. C’est ici que le moteur avoue ses limites, de même que le design du modèle. Quel rapport entre design et trajet autoroutier ? L’aérodynamique ! Le Cube affiche un profil de… cube ! Si le Cx n’est pas exécrable (0,35), les bruits aérodynamiques sont omniprésents dès 120km/h. Quant à la vitesse de pointe, nous avons péniblement atteint un petit 170 compteur avec beaucoup, beaucoup d’élan. Les dépassements sur autoroute risquent donc de durer un certain temps.

Autre grief : la posture de conduite. Sur autoroute, régulateur de vitesse en marche, quoi de plus normal que de vouloir prendre ses aises ? Problème, l’accoudoir, solidaire du siège conducteur est placé trop haut. Ainsi, l’accoudoir de la contre-porte se trouve environ quinze centimètres plus bas, obligeant l’infortuné conducteur à subir une scoliose s’il veut s’appuyer des deux côtés à la fois. Il est vrai que le Cube est avant tout un modèle citadin…

D’ailleurs, il s’avère à l’aise dans le centre-ville de Berlin. Vif, maniable et offrant une bonne visibilité périphérique, le Cube reprend des couleurs. Sa douceur y fait merveille et son look étrange attire l’œil.

Il est maintenant temps pour nous d’essayer la version essence. On dispose cette fois-ci du bien connu 1,6l 110ch de chez Nissan. Aucune surprise donc sur les moteurs. Celui-ci va comme un gant au Cube. Très silencieux au ralenti, vif et plein à tous les régimes, il s’avère un choix très recommandable. Plus agréable et surtout moins cher de 2000€ que son homologue diesel, c’est clairement la meilleure option. Reste que pour coller vraiment à la philosophie du Cube, l’idéal serait de l’accoler à la boîte automatique CVT, que nous n’avons pu essayer lors de cette présentation (cela viendra).

Sous des dehors presque gadget, le Cube s’avère donc un produit abouti. Original, plutôt riche en équipements et confortable, c’est réellement la seule voiture capable de susciter la passion chez les non passionnés automobile. On se retrouve ici dans le domaine du mobilier, le Cube étant à proprement parler un lounge à roulettes. Cela dit, la contraposée est vraie et le Cube ne pourra passionner les passionnés d’automobile. Mais pour cela, Nissan a d’autres armes convaincantes dans sa gamme.

http://www.dailymotion.com/swf/video/xbuqvd
Essai Nissan Cube – test modèle 2010 – 1.5l dci de 110ch
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