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Essai Honda Jazz – Sur la route 3/4

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La conception originale de la Jazz a d’autres avantages qu’une amélioration de l’espace intérieur. La petite Honda profite également d’un gabarit extérieur relativement contenu, et n’a pas besoin de recourir à des motorisations très puissantes pour offrir des aptitudes routières correctes. Ça aussi, c’est du downsizing…

La lecture de l’offre mécanique de la Jazz peut laisser sceptique ceux qui ont adopté l’habitude de la surenchère mécanique tirée par les constructeurs allemands. Pas de ça chez Honda, puisque cette Jazz ne propose au choix que les moteurs 1.2 de 90 et 1.4 de 98 ch. La version « sportive » RS avec son 1.5 de 120 ch n’est disponible qu’au Japon. 98 ch sont donc présents sous le capot de notre version d’essai…

Dès le démarrage, on apprécie la discrétion de la mécanique, qui s’avère plus que discrète. Une discrétion qui se confirme dès les premiers tours de roue, tant que l’on reste à des régimes de « diesel », soit sous les 3000 tr/min. Mais même si ce n’est pas franchement son rôle dans une citadine, le petit i-VTEC se laisse aisément emporter vers les 6000 tr/min (et même plus) sans faiblir, et avec une sonorité qui reste finalement assez réussie. Grâce au travail accompli sur l’aérodynamique ou l’allègement du véhicule (moins de 1000 kg à vide et 1119 annoncés en ordre de marche), les performances sont plus qu’honnêtes, et la petite Honda est loin d’être sous motorisée, bien au contraire. Ce qui ne nous fait que plus amèrement regretter l’absence de la « RS » dans la gamme française…

La boîte de vitesse de « notre » Jazz est la boîte robotisée i-Shift. Par défaut, son fonctionnement est automatique lors du démarrage du moteur. Un mode qui donne entière satisfaction tant que l’on ne mène pas l’engin à la cravache. Une conduite coulée lui convient parfaitement. Cela se gâte si on adopte une conduite plus rapide, les à-coups étant nettement plus perceptibles.

Pour un peu plus de dynamisme, il faudra passer en mode séquentiel, soit en donnant un coup vers la gauche sur le levier, soit en touchant les palettes. L’usage du levier est « à l’envers », vers l’avant pour monter les rapports, et vers l’arrière pour les descendre. On le redit, cette disposition fait plus jeu vidéo que sport (ce qui n’est pas le but de la Jazz) et conviendra sans doute à la plupart des clients visés. Le « toucher » du levier correspond d’ailleurs lui aussi assez bien à l’esprit jeu vidéo. Pour les palettes, solidaires du volant, c’est « + » à droite et « – » à gauche. Avec ce mode, le passage des rapports est moins fluide. En fait, pour bien faire, il convient de lever le pied au passage du rapport. La boîte ne reprendra pas la main sauf si vous le lui demandez, en poussant à nouveau le levier vers la gauche.

Le châssis de la Jazz lui procure un comportement très sain et rassurant. Le tarage est peut être un peu ferme, mais sans non plus se révéler ni inconfortable, ni fatiguant. Il faudra simplement prendre en compte cette raideur qui ne permet pas de passer sans les sentir sur toutes les irrégularités… La direction, à assistance électrique, est idéale en ville, douce et précise, mais manque de tenue à plus haute vitesse.

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Lire aussi :
Essai Honda Jazz – Présentation 1/4
Essai Honda Jazz – A bord 2/4
– Essai Honda Jazz – Conclusion 4/4 (Parution le 01/04 à 12H)

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