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Essai Saab 9-3 1.8t BioPower : Présentation (1/4)

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Depuis le 1er janvier et la révision du grenelle de l’environnement, les véhicules circulant au Bioéthanol bénéficient désormais d’un abattement de 40% des taux de rejets de CO2. De quoi permettre à la plupart d’échapper au malus en France. Du coup, ces motorisations risquent bien de regagner un peu d’intérêt au yeux d’une clientèle toujours plus soucieuse de la cause environnementale. C’était donc l’occasion de faire le point sur les voitures « FlexFuel » et tant qu’à faire, nous avons choisi d’essayer la plus désirable de celles disponibles actuellement sur le marché: la Saab 9-3 Cabriolet.

Pratiquement toutes malussées depuis l’instauration du système de Bonus/Malus écologique, les voitures « FlexFuel », capables de rouler à l’E85 (mélange composé à 85% de bioéthanol et à 15% d’essence), étaient tombées dans un anonymat quasi complet puisqu’elles n’offraient plus « que » l’avantage de rouler « vert ». Un avantage bien faible face aux surcoût engendré par ces versions. Mais depuis le premier janvier dernier, la ratification de la Loi de Finance 2009 prévoît l’annulation de ce fameux malus pour ce type de motorisations, pour peu qu’elle émette moins de 250gr/km de CO2. Il faut dire que, si les rejets de CO2 à la sortie du pot d’échappement ne sont que très légèrement inférieurs, voire égaux, à ceux émis par une motorisation essence, dans un calcul plus global « du puits à la roue », l’utilisation des biocarburants permettrait de réduire ceux-ci de quelque 70% ! Une vraie bouffée d’air frais pour Saab, sur la route de l’indépendance, et qui continue de miser sur ces énergies alternatives, particulièrement prisées en Suède et dans les pays nordiques.

Pourtant, les Biocarburants sont loin de faire l’unanimité dans l’opinion publique. Le principal grief à leur encontre : utiliser des terres cultivables pour faire pousser des « carburants » au dépends des denrées alimentaires, dont le prix risque du coup d’augmenter fortement. Une affirmation pas tout à fait fausse, mais qu’il convient de nuancer. Le Bioéthanol est produit à partir de canne à sucre ou, en France, de betterave et de céréales. Hé bien d’après la CGB (Confédération Générale des planteurs de Betteraves), l’objectif français d’incorporer 7% de Bioéthanol dans l’essence dès 2010 nécessitera moins de 3% des surfaces de betteraves cultivées. Point de risque de pénurie donc. D’autant que les biocarburants n’ont pas pour vocation de remplacer complètement le pétrole. En outre, les carburants de seconde génération (pas prévus avant 2015) en cours de développement permettront de produire du biocarburant à partir de déchets de cultures, ce qui supprimera le risque de concurrence avec le secteur alimentaire. Reste que, certains proposent que les champs laissés au repos (en jachère) soient utilisés pour cultiver des betteraves destinées à la fabrication de carburant, ce qui nuirait à la terre puisqu’elle n’aurait plus le temps de se régénérer et que cela se ferait sans doute en ayant recours à une culture intensive, qui polluerait encore plus les sols. Cela anéantirait alors tous les effets positifs des biocarburants en terme d’écologie. Les biocarburants ne sont donc pas LA solution qui supprimera notre dépendance au pétrole mais peuvent constituer un début de solution à court terme, à condition que leur production soit sérieusement reglementée. Et mieux vaut un début de solution que pas de solution du tout !

Pour en revenir à la voiture en elle-même, nous avons opté pour la plus petite motorisation Flex-Fuel de Saab : la 1.8t. Fort de 150 chevaux et 240Nm lorsqu’il est alimenté à l’essence, le moteur gagne 17% de puissance et 10% de couple lorsqu’il fonctionne au Bioéthanol, où il affiche alors 175 chevaux et 265Nm. Ces gains ont pu être réalisés en tirant parti de l’indice d’octane supérieur des biocarburants (104 RON) par rapport à l’essence (95 RON). Le turbo de la Saab lui permet d’utiliser une pression de suralimentation supérieure avec une avance à l’allumage plus précoce qu’avec l’essence sans encourir de risque de cliquetis du moteur. Un système 32 bits analyse la qualité du carburant lors du passage à la pompe et  effectue alors automatiquement les réglages nécessaires à un fonctionnement optimal du moteur. On peut donc faire le plein indifféremment à l’E85 ou à l’essence.
Reste que l’utilisation d’E85, engendre une augmentation de la consommation de 25% environ mais le prix au litre du « Superéthanol E85 » vendu en france se situe an moyenne aux alentours des 85 centimes d’euro par litre. De quoi rester concurrentiel ?

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