Toyota Corolla Compressor, sakément corsée

L’écologie, les super-flitres à particules, l’hybride, tout ça c’est bien joli, mais il s’agirait de ne pas oublier de faire de vraies voitures. Aussi est-il plaisant de voir que Toyota sort une Corolla à compresseur, dédiée au plaisir de conduire. Elle remplace la ST, à la mécanique trop pointue pour être réellement utilisable. Le 1.8 VVTLi reçoit donc une suralimentation, qui porte à sa puissance à 217 ch, soit 25 de plus que la TS. Le couple progresse d’un faiblard 180 Nm (moins qu’une Clio dCi 85…) à un déjà plus juteux 215 Nm à 4000 tr/min. Du coup, les performances progressent : le 0 à 100 est abattu en 6.9s tandis que la vitesse de point s’établit à 230 km/h et la consommation moyenne à un surprenant 7,65 litres aux 100. Côté pollution, on est à 218 grammes de CO2 par km : bien plus qu’un Rav4 D4D, cible d’imbéciles qui sous couvert d’écologie dégonflent les pneus de SUV qu’ils auront préalablement maculés. De nuit et sans témoins, vu qu’ils sont super courageux. Et ces ignare laisseront tranquilles cette petite Corolla : tant mieux!
Pour faire face au surcroît de puissance; la suspension a été rabaissée de 15mm et la monte pneumatique élargie : des 215/45/17.
Cette Corolla survitaminée aura néanmoins fort à faire face aux Focus ST, Mégane RS, Opel Astra OPC et autres Golf GT, surtout que son prix en Angleterre avoisine celui de la Golf, pas GT mais GTI.

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Opel: la fausse bonne nouvelle

La direction d’Opel a tenu à apporter quelques rectifications aux propos relatés il y a peu dans les médias concernant son plan de restructuration. Les suppressions d’emplois prévues s’établissaient à l’origine à 9500. Un dirigeant d’Opel a voulu préciser les modalités de ce plan au Financial Times Deutschland. Le journal croyait alors à une "tendance baissière" du nombre de postes supprimés qui ne devaient plus dépasser les 8000.
Fausse demi-joie pour les employés puisque un porte parole est venu prestement rectifier les propos de son confrère en précisant que le plan  prévoyait toujours 9500 suppressions. Mais, subtilité du procédé, il se trouve que 1500 de ces emplois supprimés seront en fait reclassés chez les "sociétés partenaires ou co-entreprises" du constructeur, filiale de General Motors.

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Ford GT : une diva sympa (suite)

Même pour le plus blasé des automobilistes, s’installer au volant d’un bolide de 500 ch n’est pas rien. Quand en plus comme moi, on adore les beautés à 4 roues, alors on a le coeur qui bat la chamade quand on découvre la GT, tapie sur la piste d’essai de Ford de Dunton, près de Basildon, au sud de Londres. Qu’elle semble loin la pâle Focus (mais arrive une ST 225 ch préparée par Roush elle aussi) de location qui nous a trimballés jusque ici!
500 ch certes, mais point d’aide à la conduite, hormis l’ABS. Et la pluie qui se met à tomber… Je ne sais pas si je vais être à la hauteur!
Malgré la faible hauteur de la voiture (1m12), caser mon mètre 88 ne pose aucun problème. Je découvre un habitacle très design mais bourré de références à la GT 40, comme le gros compteur central ou les sièges à trou-trous. La position de conduite s’avère idéale. Contact. Bromm, le V8 s’ébroue et emplit le cockpit de sa sonorité puissante. Surprise, l’embrayage (bi-disque) et la commande de boîte (6 vitesses) s’avèrent très souples! Ca me met en confiance. Un coup d’oeil derrière moi, j’aperçois le compresseur, à peine séparé de ma tête par une vitre et quelques centimètres! Un tour de piste pour en repérer les pièges. Ils sont peu nombreux vont qu’elle est minuscule! A peine quelques centaines de mètres de ligne droite. Son revêtement dégradé met en valeur la qualité de l’amortissement de la GT.

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Tokyo 2005 live : les demoiselles de Tokyo

Pour faire une petite pause au milieu des concept cars et des nouveautés, voici le post obligatoire sur les demoiselles de Tokyo. Les Japonais, qui mal y pensent sans être particulièrement honnis, question de culture, ne se posent pas de questions métaphysiques sur la longueur des uniformes, surtout les équipementiers qui n’ont pas de concept fumeux ou de V10 surpuissant pour attirer le chaland. Je voudrais souligner cependant que ces belles de stand font preuve, en tout cas pour leur début de mission pendant les journées presse, d’une fraîcheur et d’une gentillesse qui contraste agréablement avec les airs importants des aéropages de PDG en escadrons dans les allées et les battle dress fatigués de photographes qui semblent tout droit débarqués de quelque zone de guerre.

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Ford GT : une diva sympa

Son style vous rappelle quelque chose? Normal, c’est celui à peine actualisé de la GT 40 de 1966. Eh oui, presque 40 ans, et pas une ride. Sidérant!  En 2002, lorsque le concept a été dévoilé, tout le monde en est tombé amoureux. Et quand Ford, 45 jours plus tard, en a annoncé la commercialisation, on a frôlé l’hystérie.
Et il y a de quoi. Si la GT 40 originelle était une voiture de course difficile à maîtriser, la GT de 2002 est conçue pour la route. Elle se doit donc d’être facile à conduire. Elle cache des dessous ultramodernes recourant largement à l’aluminium. La suspension reçoit une double triangulation, les freins des disques de 355mm à l’avant et 335mm à l’arrière (ABS de série) et les jantes monobloc BBS des Eagle F1 en 235/45 ZR 18 à l’avant et 315/40 ZR 19 à l’arrière.
Mais je vois de puristes qui commencent à bouillonner, au fond. Comment, la GT une voiture de route facile? Certes oui, mais elle laisse au pilote la possibilité de s’exprimer pleinement : elle n’a ni ESP ni antipatinage ni suspension pilotée ni boite séquentielle à mode automatique! Elle laisse ça aux Ferrari…

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ChampCar: Bourdais double son titre

  Les 2 Seb font la paire. Loeb qui a récidivé en WRC vient d’être imité par son compatriote expatrié de force aux Etats Unis, Sébastien Bourdais. C’est en ChampCar, championnat "du monde des USA" de monoplaces, que le manceau démontre son talent de pilote depuis 3 saisons. D’abord "rookie of the year", il glanait ses premiers lauriers l’an passé pour renouveler l’exploit cette saison après l’épreuve australienne de Surfers Paradise. D’une fiabilité exemplaire puisqu’il termine les 12 premières épreuves du championnat, ses 6 victoires en font un "racer" tout aussi démonstratif. Il avait seulement besoin de s’aligner à cette épreuve pour  ceindre la couronne mais le panache qui le caractérise l’a mené vers la victoire. Après celles de Renault en Chine et au Championnat F1, la démonstration de Loeb en WRC, il est toujours aussi croustillant de remarquer que notre France autophobe compte en ses rangs de sacrés pilotes et industries automobiles.

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