« Une voiture neuve ne reste pas longtemps neuve, une Mercedes restera toujours une Mercedes » claironnait jadis la publicité. Hélas ! Ajouterais-je, hanté que je suis par le souvenir oppressant de mon premier et, j’espère, dernier voyage en 190. La sacralisation aveugle de tout ce qui porte une étoile ne saurait en effet légitimer la cote d’amour éhontée dont jouit encore pareille atrocité. Introduite en 1982 à une époque où la réputation de tank indestructible ne suffisait plus à appâter frileux et conformistes, cette « Baby Benz » entendait démocratiser le rigorisme germanique et faire broyer du noir à une nouvelle génération de neurasthéniques. Après avoir conquis 1,8 million de dévots de par le monde, la 190 aura dépassé toutes les espérances. Portrait d’un des objets roulants les plus effroyablement ennuyeux jamais imaginés par l’homme.
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