Depuis son lancement, la nouvelle 3008 recueille prix et distinctions. Surtout, elle bénéficie d’un fort engouement commercial (65 000 commandes en trois mois) nécessitant de la part du constructeur des acrobaties pour l’approvisionnement des lignes de montage, quand un fournisseur peine à suivre la cadence.
Auteur/autrice : Alain Monnot
Sans doute les organisateurs du Mondial du quad 2016 de Pont de Vaux ont eu la bonne intuition dès l’an dernier de coupler avec leur course des 12 heures en quad, une épreuve réservée aux SSV (Side by Side Vehicle – véhicule côte à côte).
Le Mans Classic constitue, tous les deux ans, un événement incontournable pour le roulage des véhicules historiques répartis selon des plateaux composés en fonction des périodes durant lesquelles les bêtes de course étaient alignées au départ. L’organisation cherche sans cesse à augmenter le temps de présence en piste mais privilégie également les rassemblements de clubs.
On parlait de signature pour les phares en mer indiquant sur les cartes, la couleur, la fréquence et la durée des éclats de lumière. Depuis le 21ème siècle, les constructeurs ont souhaité affirmer leur identité de manière lumineuse. Aujourd’hui, en croisant ou en suivant une voiture récente, de jour comme de nuit, vous n’avez pas besoin de voir l’écusson de la marque pour identifier le constructeur, la signature lumineuse vous renseigne très facilement, pour autant que vous ayez été un peu attentif à cette évolution favorisée par l’utilisation des leds. Nous avons eu l’opportunité de pouvoir questionner Philippe Poilâne, responsable du Studio Prolab-Style de Peugeot et Nathalie Larribeau, ingénieur dans ce même laboratoire, entité chargée du design des projecteurs, des feux, des roues, des calandres et des emblèmes, sur cette nouvelle facette de l’identité de marque.
Depuis quelques années les compétitions d’endurance ont tellement évolué qu’elles s’apparentent à des courses de vitesse, ce que l’on pourrait comprendre pour les épreuves de 6 heures, mais ici au Mans , ce fut bien un mano a mano entre Porsche et Toyota, lancé après que la voiture de sécurité se soit effacée jusqu’au baisser du drapeau à damier avec un rebondissement à 3 minutes de la fin. Le plus fabuleux dans ce cru manceau 2016 réside dans le fait d’une opposition tout aussi farouche dans toutes les catégories de course: LMP1, LMP, GTE Pro et GTE Am.
Comme nous avons pu le voir par ailleurs, Ford a décidé de se donner les moyens de revenir au Mans avec de très fortes ambitions de victoire en catégories GTE Pro. Certains se réjouissent déjà de voir la guerre rallumée avec Ferrari. Nous avons pu mesurer combien du côté de l’Italie, on prenait ce revenant très au sérieux et pour en parler, Maurizio Nardon coordinateur technique du service compétition clients Ferrari fort d’une très longue expérience, toujours mesuré dans ses propos, met en avant les atouts et les espoirs du Cheval cabré.
Et si le signe indien était en train de tourner pour Toyota ? On pourrait presque y croire en voyant comment, en déroulant le plan établi par le staff technique de manière imperturbable, la N°6 de Sarrazin-Conway-Kobayashi arrive à tenir en respect les deux Porsche N°2 et N°1, certes dans le même tour mais avec un ravitaillement de plus que la Toyota.
Les mécaniques des Porsche, Audi et Toyota semblant pouvoir dérouler sauf incident de trafic, leur récital, on ne peut pas oublier que dans une course aussi exigeante pour les voitures cette épreuve demeure avant tout une affaire d’hommes. Les résultats dépendent en grande partie de la résistance et de la performance des mécaniciens et des pilotes.
Le Mans a toujours exercé une fascination sur les constructeurs, nous en avons encore la preuve cette année. Cinquante ans après une victoire historique (triplé), Ford remet le couvert en engageant – non pas dans la catégorie reine des LMP1 – quatre superbes et vrombissantes GT portant les numéros 66, 67, 68 et 69.
Tristan Gommendy est une figure du sport automobile français où il a fait preuve d’un bel éclectisme (F3, GP2, Champ Car, Superleague Formula, Endurance). Il connait parfaitement les 24 heures pour s’y être déjà aligné 6 fois avec en 2014 une seconde place en LMP2 sur la Ligier du TDS Racing).
