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    Accueil » Crise Nexperia : l’automobile sous pression en Europe
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    Crise Nexperia : l’automobile sous pression en Europe

    François TessierFrançois Tessier28 novembre 20254 commentaires
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    La pénurie de puces liée au dossier Nexperia perturbe l’automobile européenne, affectant la production chez plusieurs équipementiers.

    Un secteur automobile fragilisé par la pénurie de puces

    Le secteur automobile européen se trouve de nouveau confronté à une perturbation majeure de sa chaîne d’approvisionnement électronique. Les difficultés d’accès aux semi-conducteurs fabriqués par Nexperia, au cœur d’un différend commercial entre les Pays-Bas et la Chine, ont entraîné d’importants ralentissements de production chez plusieurs équipementiers, notamment en Allemagne et au Portugal. Selon les informations communiquées mardi par Bosch, des milliers de travailleurs sont désormais touchés par ces interruptions, confirmant l’ampleur de la crise pour l’industrie automobile.
    Le conflit diplomatique autour du contrôle de Nexperia continue ainsi de peser sur l’ensemble de l’écosystème, alors même qu’une délégation néerlandaise de haut niveau est attendue à Pékin pour tenter d’apaiser les tensions.

    Les puces concernées, bien que technologiquement simples, jouent un rôle essentiel dans les systèmes électroniques présents dans la plupart des véhicules modernes. Cette dépendance à des composants clés, produits par un acteur soumis à des décisions politiques divergentes entre deux pays, illustre la fragilité persistante des chaînes d’approvisionnement mondiales. Malgré les efforts des fabricants, la recherche d’alternatives fiables prend du temps, ce qui amplifie les perturbations industrielles.

    Les équipementiers européens en quête de solutions

    Bosch, l’un des plus grands équipementiers automobiles mondiaux, fait face à des difficultés sur trois sites de production : Ansbach et Salzgitter en Allemagne, ainsi que Braga au Portugal. L’entreprise indique multiplier les efforts pour continuer à servir ses clients et réduire autant que possible les restrictions de production. Cependant, la situation oblige Bosch à ajuster temporairement l’activité de plusieurs centaines de salariés.
    En Allemagne, les mesures de chômage partiel soutenues par l’État sont désormais mises en œuvre « selon les besoins » pour 300 à 400 travailleurs à Salzgitter et pour environ 650 des 2 500 employés d’Ansbach. Au Portugal, à Braga, environ 2 500 salariés sur 3 300 sont affectés par des réductions temporaires du temps de travail ou des congés obligatoires.

    La crise touche également d’autres acteurs majeurs, tels qu’Aumovio et ZF Friedrichshafen. L’ensemble de ces entreprises cherche à sécuriser des approvisionnements alternatifs, tandis que le ministère du Commerce chinois a accordé quelques exemptions partielles à l’interdiction d’exportation. Malgré cela, les volumes disponibles restent insuffisants pour assurer la stabilité de la production automobile.

    Les conséquences de cette pénurie dépassent largement les frontières industrielles, puisque la diminution des cadences de fabrication peut entraîner des retards de livraison pour les constructeurs automobiles et, in fine, des ralentissements sur les marchés européens. La dépendance structurelle de l’Europe à l’égard de fournisseurs étrangers pour les semi-conducteurs continue ainsi de mettre en lumière un enjeu stratégique majeur.

    Une situation encore incertaine malgré des discussions en cours

    Le gouvernement néerlandais a pris le contrôle de Nexperia, entreprise détenue par des intérêts chinois, en septembre, invoquant des préoccupations liées aux transferts de technologie. En réponse, Pékin a restreint les exportations des produits finis de Nexperia fabriqués en Chine. Ces mesures ont réactivé les tensions sur les chaînes logistiques déjà fragilisées par les crises passées.
    Cette semaine, l’envoi d’une délégation de haut niveau à Pékin par La Haye suscite toutefois un certain espoir d’apaisement. Les équipementiers automobiles suivent de près l’évolution des discussions, dans l’attente d’un éventuel compromis susceptible de normaliser les flux de composants.

    Chez ZF Friedrichshafen, les approvisionnements semblent sécurisés jusqu’à la semaine prochaine. L’entreprise indique que les mesures de chômage partiel ne sont pas nécessaires pour l’instant, tout en reconnaissant qu’elles pourraient devenir inévitables si la situation ne se stabilise pas. L’association professionnelle du secteur a également mis en garde contre des risques persistants pour la production dans les semaines à venir.

    L’ensemble de la filière automobile européenne reste donc en état d’alerte. Les enjeux sont considérables : chaque retard dans les composants électroniques entraîne un effet domino sur les lignes d’assemblage, les constructeurs et, finalement, sur les livraisons de véhicules aux clients. La capacité des gouvernements à trouver un terrain d’entente sera déterminante pour rétablir la fluidité des chaînes d’approvisionnement.

    Notre avis, par leblogauto.com

    La crise autour de Nexperia démontre une fois encore la sensibilité des chaînes d’approvisionnement automobiles aux tensions géopolitiques. Les équipementiers comme Bosch se retrouvent en première ligne, avec des ajustements de production significatifs. Les discussions entre les Pays-Bas et la Chine seront cruciales pour une éventuelle normalisation. À court terme, les risques de nouvelles perturbations restent élevés, comme le montrent les mises en garde des professionnels du secteur.

    Crédit illustration : Reuters.

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    4 commentaires

    1. Xavier on 29 novembre 2025 11h50

      Nous avons voulu des produits chinois et nous les avons si nous obéissons à la Chine.
      Heureusement l’Europe en a conscience et ne se laissera pas faire, ça va barder !
      Nous ne sommes pas à l’abri d’une déclaration très ferme 😉

      Reply
      • XXX on 29 novembre 2025 13h06

        Nous avons voulu des composants chinois à moins de 50 centimes d’euros pour nos voitures fabriqués en Chine ou ailleurs , ça donne ça ….
        La Chine est globalement une dictature communiste du tiers monde , ou la vie vaut 0 euro .
        Échafaudage avec des normes de sécurité « bambou » , époque tour Eiffel 1880 … chez nous.
        Hong Kong : — 123 morts — pourquoi les échafaudages en bambou sont-ils encore utilisés sur les chantiers ? … réponse: c’est pas cher le bambou et la vie du citoyen de l’ouvrier vivant ou mort encore moins ……
        Vive la Chine de BYD et des autres pour ses voitures moins cher que pas cher en Europe ….

        Reply
        • XXX on 29 novembre 2025 13h17

          Wuhan ville chinoise est à l’origine de l’épidémie de coronavirus ….
          100 , 200 , 500 millions ou plus de morts dans le monde … ou est le problème pour la chine ? ….
          Quel pays du monde a été indemnisé ?

          Reply
    2. SGL on 29 novembre 2025 21h21

      Comme pour le spatial… Il faut que l’Europe soit indépendante. … Même si ce n’est pas rentable économiquement.
      Les pays européens doivent pouvoir avoir accès à n’importe quelle puce à tout moment et en nombre.
      Ne serait-ce que pour la sécurité des états … Quitte que les technologies soient celles de 10 ans.

      Reply
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