Donald Trump est en Chine. En vol, il a sans doute croisé le premier bataillon de voitures chinoises exportées vers l’Amérique du Nord, en vertu des accords conclus au printemps avec le Canada. Et c’est Geely qui ouvre le bal. Avec une auto surprenante.
Lors de sa dernière visite à Pékin, le premier ministre Mark Carney canadien a conclu un accord permettant l’importation de voitures électriques chinoises au Canada. Une importation encadrée avec un quota fixé à 49000 voitures et des droits de douane abaissés de 100 à 6,1%. En contrepartie, le gouvernement espère attirer des investissements locaux. Ce qui permettrait de sauver sa filière automobile, mise à mal par les décisions protectionnistes et anti-véhicule électrique du voisin étasunien.
Une voiture déjà vendue
Plusieurs constructeurs ont rapidement confirmé leur intérêt pour la mesure : Tesla pour ses Model 3 et Y produites à Shanghai, Chery, BYD et Geely. Et c’est le groupe de Hangzhou Bay qui est le premier à dégainer en envoyant son premier lot de véhicules.
Ces premiers véhicules entrant dans le quota ne seront toutefois pas totalement chinoises. Il s’agit en effet de 18 exemplaires du SUV électrique Lotus Eletre… Britannique par la marque, chinoise par la conception et la production . En réalité, le véhicule était déjà homologué et diffusé depuis 2024. Mais grâce aux nouvelles règles, son prix sera divisé par deux, le rendant bien plus attractif.
De « vraies » voitures chinoises devraient suivre rapidement. Chery a par exemple déjà débarqué environ 150 véhicules. Mais il s’agit encore d’exemplaires d’essai et non pas de modèles destinés aux clients. Le groupe espère diffuser prochainement au Canada ses marques Omoda, Jaecoo et Exlantix.

