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    Accueil » Chery, j’ai réussi à implanter une usine en Italie ?!
    Economie

    Chery, j’ai réussi à implanter une usine en Italie ?!

    Elisabeth StuderElisabeth Studer14 mars 202417 commentaires
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    Chery et Rome en discussions pour une nouvelle usine 

    Selon ce qu’ont déclaré à Reuters deux sources proches, le gouvernement italien serait en pourparlers avec Chery en vue de doper la production automobile locale.

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    Si l’on en croit la teneur des déclarations, ce n’est pas tant Chery qui serait moteur sur le dossier que le gouvernement italien.

    Rome souhaiterait en effet attirer un autre grand constructeur automobile dans le pays, en plus de Stellantis.

    Objectif : augmenter la production nationale automobile 

    Rome souhaite augmenter la production nationale italienne à 1,3 million de véhicules par an, contre moins de 800 000 en 2023.

    Le gouvernement est déjà en discussion avec Stellantis – le seul grand constructeur automobile implanté dans le pays – pour augmenter la production du groupe à un million d'unités annuellement d'ici la fin de cette décennie, un total qu'il avait atteint pour la dernière fois en 2017.

    Mettre fin au monopole de Stellantis

    Le gouvernement italien est avant tout à la recherche d'un second constructeur automobile en vue de mettre fin au monopole de Stellantis. « Il n'y a qu'en Italie que l'on trouve cette anomalie d'avoir un seul constructeur automobile », avait déclaré en février dernier Adolfo Urso, le ministre des Entreprises italien.

    « Pour défendre la filière italienne, nous avons besoin d'une production d'au moins un million de voitures et d'environ 300.000 véhicules utilitaires légers » chaque année, avait-il détaillé.

    Discussions avec BYD

    En février dernier, différentes sources indiquaient également que l’'Italie serait en discussion avec des constructeurs chinois, dont BYD, pour leur « offrir » une ouverture sur son industrie automobile, sous réserve toutefois du respect de certaines conditions.

    Une annonce quelque peu « troublante » alors que l'Union européenne tente de trouver des parades face à l'arrivée de la concurrence automobile chinoise. Bruxelles et les différents pays membres s’inquiétant de la concurrence des véhicules électriques chinois, et de leurs tarifs alléchants. Soupçonnant Pékin de comportement déloyal, l’UE a lancé une enquête sur les subventions accordées aux constructeurs chinois.

    L’Italie fait les yeux doux à Tesla et aux constructeurs chinois

    Adolfo Urso avait également déclaré que l'Italie avait mené des discussions avec Tesla et avec trois constructeurs automobiles chinois, dont les noms n’avaient pas été divulgués, mais dont les représentants s’étaient rendus en Italie l'année dernière pour évaluer les potentielles opportunités d'investissement.

    Désormais, l’une des deux sources a indiqué que Chery était pour l'instant l'option sur laquelle Rome "misait le plus".

    Si un porte-parole du ministère de l'Industrie italien a refusé de commenter, le directeur général de Chery Europe, Jochen Tueting, a déclaré pour sa part à Reuters que le constructeur s'attendait à ce que les ventes en Europe soient suffisamment élevées pour justifier le projet d’une usine d'assemblage locale.

    "Nous explorons différentes possibilités à travers l'Europe, à la recherche d’ une potentielle configuration de production locale pour l'avenir", a déclaré pour le mins explicitement Tueting.

    Notre avis, par leblogauto.com

    Si les négociations aboutissent, Chery serait parmi les premiers constructeurs automobiles chinois à disposer d'une présence industrielle en Europe, intensifiant ainsi la concurrence avec les constructeurs locaux traditionnels, en particulier dans le segment des véhicules électriques. Une ouverture stratégique sur le marché européen pour Chery … mais l’entrée du loup dans la bergerie ?

    Sources : Reuters, AFP

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    17 commentaires

    1. panama on 14 mars 2024 21h29

      Autant qu’ils construisent en Europe, donnant des emplois et payant des impôts sur place, non ?

      Reply
      • Twin Spark on 15 mars 2024 9h13

        Tout-à-fait. Comme l’a fait Toyota il y a de nombreuses années. Au début on trouvait ça gênant ; aujourd’hui on se félicite de cette présence, Toyota fabricant plus de voitures en France que nos constructeurs nationaux !

        Reply
      • amiral_sub on 15 mars 2024 9h31

        non, c’est un transfert de richesse de l’europe vers la Chine. Il faut faire l’inverse (comme VW) : bureaux d’études en europe, usines en Chine

        Reply
    2. Mwouais on 15 mars 2024 6h14

      « Une annonce quelque peu « troublante » alors que l’Union européenne tente de trouver des parades face à l’arrivée de la concurrence automobile chinoise »

      Curieux comme position : je croyais le problème sur une concurrence déloyale du fait de main d’œuvre et taxations favorables de la méchante chine par rapport aux gentils européens.

      Alors qu’on devrait se réjouir d’une plus saine concurrence et de ce que ces gens créent de l’emploi en Europe.

      Stellantis avec ses usines au Maroc par exemple, est-ce mieux ?

      Reply
      • amiral_sub on 15 mars 2024 9h29

        oui c’est beaucoup mieux, ça enrichit l’europe. Comme les iphones « designed in California, made in China »

        Reply
    3. Twin Spark on 15 mars 2024 7h27

      Tavares étant en train de tuer a petit feu les marques italiennes, les autorités ont raison de préparer l’avenir de l’industrie automobile locale

      Reply
      • Mwouais on 15 mars 2024 8h23

        Ça s’appelle ne pas mettre tous ses œufs de Pâques dans le même panier

        Reply
      • amiral_sub on 15 mars 2024 9h29

        fiat est en pleine forme, alfa romeo est en renaissance, meme lancia va revivre !

        Reply
        • Mwouais on 15 mars 2024 10h55

          Oui mais si Stellantis fait pression sur le gouvernement, le gouvernement ne peut pas leur dire ‘niet !’ ou ‘vaffanc….’

          Si le gouvernement peut dire demain : ok t’es pas content mais ton copain chinois lui ne se plaint pas, c’est différent.

          Reply
    4. amiral_sub on 15 mars 2024 9h28

      très belle illustration, une usine chinoise en europe est un coup de couteau à notre économie

      Reply
      • Mwouais on 15 mars 2024 10h53

        J’ai une autre illustration avec des rats qui quittent le navire comme ici

        https://www.lessentiel.lu/fr/story/grand-est-900-emplois-menaces-dans-lusine-stellantis-a-metz-103063750

        Quand l’emploi est délocalisé en Italie où Inde, c’est pas beaucoup mieux.

        Ah mais non, départs anticipés en retraites….tout va bien !

        Reply
    5. bcbg on 15 mars 2024 17h01

      Ce serait un aubaine pour stellantis qui pourrait  » légitimement » se désengager un peu plus d Italie…

      Reply
    6. GTO on 16 mars 2024 15h02

      Je ne vois pas où se trouve le loup dans la bergerie. Les Coréens ont des usines en Europe de l’Est et sont encore minoritaires (en PDM) en Europe. Les constructeurs chinois devront se conformer aux normes salariales des pays européens, mettre en place un réseau de sous-traitants….

      La Chine rencontre un problème sur son marché intérieur, à cause de la chute des prix de l’immobilier, et a besoin des exportations pour faire tourner ses usines. Les constructeurs étrangers restent majoritaires là-bas.

      Je pense qu’une psychose se créée, comme il y a plus de 20 ans où les journalistes parlait de l’arrivée massive des voitures chinoises, de la fin des marques européennes etc…

      Combien de Lynk&Co voyons-nous en Europe, ou de Aiways ???
      MG fonctionne bien, car subventionné par le gouvernement chinois mais aussi par le passé européen de la marque.

      Les consommateurs que nous sommes, regardons certes le prix, mais aussi l’image de marque ainsi que son pedigree.

      Reply
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