Depuis son dévoilement, la Ferrari Luce divise profondément les passionnés de la marque au Cheval cabrant. Cette berline électrique, attendue pour 2027 et affichée à plus de 500 000 euros, a essuyé des critiques virulentes dès sa présentation : un design jugé trop sage, trop générique, trop éloigné de ce que l’on attend d’une Ferrari. C’est dans ce contexte tendu qu’intervient Venuum, marque de préparation premium aux racines espagnoles, avec un kit widebody imaginé en rendu numérique. Le résultat fait parler.

La Luce, une Ferrari qui ne ressemblait pas à une Ferrari
Pour comprendre l’ampleur du débat, il faut revenir au moment du lancement officiel de la Ferrari Luce. Le constructeur de Maranello s’est lancé dans l’électrique avec une voiture que beaucoup de fans ont eu du mal à reconnaître comme l’une des leurs. Les proportions de la Luce, sa silhouette haute et son design relativement consensuel ont provoqué une levée de boucliers dans la communauté Ferrari. Les forums spécialisés, les réseaux sociaux et les médias automobiles ont tous relayé la même désillusion : où est passé l’ADN sportif de la marque ?
Ferrari a bien tenté de défendre ses choix esthétiques, certains observateurs allant jusqu’à avancer que ce design volontairement atypique pourrait avoir été pensé comme une forme de provocation délibérée, un moyen de distinguer radicalement la Luce du reste de la gamme thermique. L’argument n’a convaincu qu’une partie du public. Le configurateur en ligne, mis en ligne peu après la révélation du modèle, n’a pas suffi à retourner l’opinion. Malgré tout, Ferrari a confirmé que des commandes avaient été passées, avec des acheteurs déjà prêts à personnaliser leur exemplaire et à verser des acomptes.
C’est précisément cette tension entre le statut premium de la Luce et la déception esthétique qu’elle a générée qui a poussé Venuum à prendre sa planche à dessin numérique.

Ce que Venuum a modifié sur la Ferrari Luce
Le travail de Venuum sur la Ferrari Luce repose sur un concept de carrosserie élargie, communément appelé widebody kit dans le milieu de la préparation automobile. Concrètement, cela implique de creuser visuellement la silhouette, d’élargir les passages de roues, d’abaisser l’ensemble de la voiture et d’ajouter des éléments aérodynamiques plus affirmés sur l’avant comme sur l’arrière.
Sur les rendus publiés par la marque espagnole, la Luce gagne considérablement en musculature. Les ailes élargies accentuent la présence au sol et rappellent la tradition des Ferrari aux proportions sculptées. L’abaissement de la ligne de caisse renforce l’impression de dynamisme que la version officielle ne parvient pas à transmettre. Les prises d’air redessinées et les éléments de diffuseur plus agressifs à l’arrière ancrent définitivement la voiture dans un registre sportif qui, aux yeux de beaucoup, correspond davantage à ce que le badge Ferrari devrait porter.
Venuum a également travaillé sur les proportions générales de la carrosserie pour que la Luce paraisse plus allongée et plus basse, deux caractéristiques visuelles historiquement associées aux GT et berlinettes de Maranello. Le résultat sur image est saisissant : là où la version de série donne l’impression d’un SUV ou d’une grande routière premium parmi d’autres, le rendu Venuum évoque bien plus directement les codes visuels que les amateurs de Ferrari attendent.

Venuum, une marque de préparation premium qui se fait remarquer
Si le nom Venuum n’est pas encore familier du grand public français, la marque s’est progressivement installée dans le paysage de la préparation automobile haut de gamme depuis ses bases espagnoles. Son positionnement se situe clairement dans le segment premium, avec une approche centrée sur le design et l’aérodynamique plutôt que sur les seules performances mécaniques.
Le choix de s’attaquer à la Ferrari Luce n’est pas anodin. C’est l’un des lancements les plus commentés de l’année dans le monde de l’automobile, et la controverse autour de son design en fait une cible idéale pour démontrer le savoir-faire d’un studio de design aftermarket. Venuum a partagé ses rendus sur les réseaux sociaux, générant rapidement des réactions positives de la part d’une communauté de passionnés qui attendait précisément ce type de réinterprétation.
La démarche est avant tout conceptuelle à ce stade : il s’agit d’un rendu numérique, pas d’un kit physique disponible à la commande. Mais l’engouement que suscitent ces images illustre à quel point la demande existe pour une version plus affirmée de la Luce. Si Venuum décidait de concrétiser ce projet en pièces réelles, il y aurait vraisemblablement un marché parmi les acheteurs de la Luce qui cherchent à personnaliser leur voiture – une option que Ferrari elle-même encourage, comme en témoigne l’existence de son configurateur.
La Luce trouve-t-elle preneur malgré la polémique ?
Au-delà des rendus de Venuum, la question centrale reste celle-ci : la Ferrari Luce trouvera-t-elle son public malgré l’accueil hostile qu’elle a reçu ? Les signaux envoyés par Ferrari sont, pour l’instant, encourageants du côté commercial. La marque a confirmé que des acheteurs avaient déjà passé des commandes et transmis des acomptes, séduits notamment par les nombreuses possibilités de personnalisation proposées par le configurateur officiel.
À plus de 600 000 dollars, la Luce cible une clientèle qui achète une Ferrari autant pour le symbole et l’exclusivité que pour les performances pures. Dans ce segment ultra-premium, le design reste un critère déterminant, mais la rareté et le prestige du nom peuvent compenser des choix esthétiques que la majorité des observateurs ne valide pas. Les grandes maisons de luxe l’ont démontré à plusieurs reprises : une prise de risque stylistique peut polariser l’opinion sans nuire aux ventes, voire les stimuler en renforçant le caractère distinctif du produit.
Ferrari a également travaillé avec la NASA sur certains aspects techniques de la Luce, notamment pour garantir la sécurité des occupants face aux contraintes spécifiques d’une grande berline électrique à haute performance. Ce type de partenariat positionne le modèle comme une voiture sérieusement développée, même si sa carrosserie reste l’objet de toutes les critiques.
Le rendu de Venuum s’inscrit dans une tradition bien établie de l’aftermarket automobile : intervenir là où le constructeur a fait des choix qui ne satisfont pas l’ensemble de sa clientèle. Pour la Luce, l’écart entre les attentes des fans historiques de Ferrari et ce que la marque a livré est suffisamment grand pour laisser de la place à des interprétations alternatives. Que ce kit widebody reste un exercice de style ou qu’il se transforme un jour en produit concret, il aura au moins eu le mérite de montrer ce que la Luce pourrait être avec des formes plus marquées.


8 commentaires
Perso, je ne vois pas en quoi ce kit arrange quoi que ce soit… Elle est encore plus ridicule.
Et pour quel coût ? une blinde en plus des 500 000 € de la voiture.
Il y a certainement moyen de faire pire. Mais pour cela, il faudra attendre la version Mansory.
C’est encore pire 😅😂🤣
Un canasson même déguisé ne sera jamais un cheval de course…
Ca c’est du Jacky tuning on dirait!
elle ressemble plus à une Dodge Charger Pimpée
Lamentable…
Non, je suis désolé, c’est vraiment à qui tire le premier.
Déjà ce n’est que du numérique. Ensuite on dirait du Mansory. Et enfin, quelles sont les compétences de Venuum en aérodynamique ? Une question cruciale pour une Ferrari !
Je prefère la Luce original que je trouve extraordinaire. Cette voiture fera date, elle finira par ėtre accepté et permetra a Ferrari de faire autre chose que des bi place spiortive. Coup de génie. Maintenant que le choc est passé tout.est permis pour ferrari .
Ils faudra faire un articles aussi pour diré que finalement l’action Ferrari explose a la hausse depuis plus de 15 jours.