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    Accueil » Essai Subaru WRX STI S: corde + (2/2)
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    Essai Subaru WRX STI S: corde + (2/2)

    Joest Jonathan OuaknineJoest Jonathan Ouaknine18 octobre 2011Aucun commentaire
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    Avec une voiture comme la Subaru WRX STI, l’apparence est presque secondaire. C’est une voiture superlative; une voiture passion. Ce qui compte, ce sont les sensations au volant. Et là, c’est « more fun for your bucks »!

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    Joue-là comme Solberg!

    Le cœur de la bête, c’est un 4 cylindres boxer 2,5l turbo. Il vous offre 300ch et 407Nm de couple.

    Seule une boite manuelle à 6 rapports est proposée.

    La transmission est évidemment intégrale et permanente, avec 50% de puissance sur chaque essieu (d’où le terme « symétrique ».)

    Avec 1 505 kg (près de 200 kg de moins qu’une BMW M3 4 portes), la masse est assez bien contenue.

    Au démarrage, le boxer ronronne assez bruyamment.

    Immédiatement, vous n’êtes plus un simple automobiliste. Vous êtes un pilote au départ d’une spéciale!

    Il ne vous manque que l’arceau, le coupe-circuit et l’extincteur!

    Quant à votre passager, il se mue en copilote!

    Vous pouvez régler la transmission en mode « Sport » ou « Sport # » (sport sharp.) Il n’y a pas de mode « normal ».

    Tarmac expert

    Au volant, vous avez la prise d’air au premier plan. C’est comme si vous alliez gober les autres voitures!

    Le grand truc de la WRX STI, c’est les petites routes, si possible sinueuses.

    La voiture semble scotchée à la route, même sur le mouillé. Vous allez où vous voulez que la voiture aille et vous trouvez toujours du grip. Plus vous attaquez, plus elle en redemande!

    En utilisation normale, même tonique, il est difficile de la prendre en défaut. On comprend pourquoi les gendarmes ont cartonné toutes leurs Subaru: à force d’aller toujours plus loin, vous finissez par toucher la limite et là, elle ne prévient pas…

    Il faut bien voir que la WRX STI est une voiture de rallye immatriculée.

    Du coup, vous retrouvez les défauts d’une voiture de course: l’embrayage est ultra-dur, les suspensions « lisent » la moindre inégalité de la route (c’est aussi ce qui rend les trains plus précis) et rayon de braquage très moyen (parce que la direction est très directe.)

    Quant au moteur, il est « on/off »: il ratatouille en dessous de 2000 tours/minute et à 3000 tours/minute le turbo se réveille pour vous mettre un coup de pied aux fesses!

    Sur autoroute, vous avez tendance à vous ennuyer. Elle n’est pas prévue pour rouler à 130 sur de longues lignes droites.

    Les appendices aérodynamiques créent des turbulences, donc du « mauvais » bruit. Et puis, avec 8,4l aux 100km (annoncés), vous avez l’impression que les 60l du réservoir s’évaporent à vue d’œil…

    En résumé, même si le coffre est vaste, il ne faut pas la prendre pour une familiale.

    Accessoirement, sur autoroute, elle a tendance à se lancer dans un génocide des insectes…

    Conclusion

    La carrosserie 4 portes lui va tout de même beaucoup mieux que la 5 portes (qui reste au catalogue.)

    Notez que l’Impreza Boxer diesel va discrètement quitter le tarif de l’importateur, faute de demande et de perspectives auprès de la maison-mère. Vous ne pouvez donc pas dire: « Je veux une WRX, mais en diesel et sans ailerons. »

    A 43 800€, elle est un poil moins chère que sa sœur-ennemie, la Mitsubishi Lancer 2,0l turbo GSR (44 959€.) L’Audi S4 est beaucoup plus polyvalente et c’est aussi une intégrale, mais elle coute 58 600€!

    Ensuite, on a affaire à une voiture radicale: une WRC à peine civilisée. D’où des opinions radicalisés.

    Pour les jeunes et les sportifs, pas de problème! Ils n’hésiteront pas à utiliser la WRX STI au quotidien.

    Les vieux schnocks comme moi auront tendance à avoir mal partout au bout de 100km! Ils utiliseront la WRX STI, comme deuxième voiture, pour les sorties circuits ou pour les week-ends en province. Par contre, pour les longs trajets, il leur faudra une voiture « normale ».

    Quant aux tristes sires, ils seront carrément effrayés par le look et le tempérament volcanique de la Sub’.

    A lire également:

    Essai Subaru WRX STI S: la pas-discrète (1/2)

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    Joest Jonathan Ouaknine

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