Grâce à Huawei, Seres a fait bondir ses volumes en sortant de l’anonymat. Mais le groupe chinois voudrait bien exister en dehors de ce partenariat devenu encombrant.
Né en tant que producteur de composants, Seres (ex-Sokon ou Chongqing Sokon) s’est implanté dans la production automobile avec les petits utilitaires DFSK conçus en partenariat avec Dongfeng. Au milieu des années 2010, le groupe se rêve en champion du véhicule électrique et fonde SF Motors aux Etats-Unis. Il ira jusqu’à racheter une usine dans l’Indiana et embaucher Martin Eberhard. Les rêve de conquête de l’Amérique sont rapidement interrompus et la marque de voitures électriques renommée Seres est finalement lancée en Chine.
Les résultats sont décevants et le projet est entièrement sauvé par le partenariat scellé avec Huawei. La marque Aito représente désormais plus de 90% de la production de véhicules particuliers de Seres Group, qui n’a pas réussi à imposer sa marque Landian. Cette dernière se voit donc laissée sur le bord du chemin. Seres compte maintenant sur sa toute nouvelle création : AIVA.
AIVA, pour Artificial Intelligence Voyage Ahead, n’embarque aucune technologie Huawei. Le but est clairement d’acquérir un peu d’autonomie. Car rappelons que ce partenaire contrôle le plan produit, le design et la distribution des modèles Aito. Seres se retrouve cantonné au rôle de bureau d’études et d’assembleur, avec peu de contrôle sur le produit final.
Cette dépendance se retrouve dans les choix technologiques qui ont été faits sur le concept Origin, qui deviendra ME7 en série. L’ensemble des fonctions du cockpit ont ainsi été conçues en partenariat avec ByteDance (maison mère de TikTok), tandis que les aides à la conduite proviennent de chez DeepRoute.ai.

