Après les turbulences médiatiques suscitées par le lancement de la Luce, première voiture 100% électrique de la marque, Ferrari se focalise de nouveau vers ses valeurs sûres.
Le pur-sang des ventes
Les États-Unis restent de loin le premier marché mondial de Ferrari en 2025. La région des Amériques a capté un peu plus de 26 % des livraisons mondiales en 2026. Sur les 13 640 voitures livrées, la Purosangue a représenté environ 2700 unités au niveau mondial. Le marché américain a reçu sa part maximale autorisée, soit environ 480 exemplaires.
Nous sommes habitués désormais aux séries ultra limitées des constructeurs de luxe, qui permettent de valoriser leur service de personnalisation. La collection Purosangue American Grand Tour Atelier Collection pousse la personnalisation de Maranello à son paroxysme en rendant hommage à la culture routière des États-Unis, avec deux univers de 5 voitures uniques.
10 voitures en tout, pas une de plus. Heureusement, nous sommes bien loin des excentricités proposées par Keyvany ou Mansory.
La série « Landscapes » (Inspirée de la géographie américaine)
The Coast : Peinture extérieure Blu Cangiante avec des accents Dark Amber. L’intérieur utilise un cuir Terra Antica, évoquant la rencontre des vagues du Pacifique et des falaises de la côte ouest.
The Sand : Une teinte rétro Blu Genziana Storico contrastée par une livrée Oro Chiaro et une sellerie en cuir Sabbia, clin d’œil aux dunes de gypse blanc et au ciel du désert.
The Mountains : Une robe d’un vert très frais Verde Menthe mariée à un habitacle chaleureux en cuir Beige Honolulu.
The Great Plains : Une teinte terreuse Bronzo Montecarlo associée à un cuir très sombre Testa di Moro Java.
The Forests : Un vert profond Verde Zeltweg à l’extérieur avec des détails intérieurs Verde Venaria.
La série « Roads » (Inspirée de l’histoire automobile américaine)
Switchback : Carrosserie Blu America rehaussée de bandes de course Rosso Corsa. Les sièges en cuir blanc Bianco intègrent des motifs brodés rappelant le drapeau américain (étoiles et rayures).
Overlook : L’exact opposé chromatique de la Switchback, combinant une peinture Rosso California avec des bandes Blu America et un intérieur blanc Bianco.
Straight Away : Peinture Bianco Mille Miglia arborant les célèbres bandes bleues du North American Racing Team (NART), complétée par un cuir rouge Rosso Giudecca.
Byway : Une inversion de la précédente avec une carrosserie Blu NART et des bandes blanches Bianco King.
Mountain Pass : Une configuration agressive drapée de la teinte de course Rosso Racing 2025 avec un habitacle contrasté en cuir Blu Sterling.
Ne l’appelez pas SUV
Bien qu’aucune modification de puissance ne soit apportée au V12 atmosphérique de 725 ch (0 à 100 km/h en 3,3 secondes), l’architecture de la Purosangue repose sur des innovations dynamiques majeures dont la suspension active Ferrari (FAST).
Développée en collaboration avec Multimatic, cette technologie utilise des actionneurs électriques sur chaque amortisseur pour éliminer le roulis en virage sans avoir besoin de barres antiroulis physiques. Elle abaisse automatiquement le centre de gravité en conduite dynamique.
Le Purosangue dispose aussi de la Transmission intégrale brevetée (4RM-S), un système hérité de la GTC4Lusso qui gère le couple de manière totalement indépendante sur chaque roue avant (Vectoring de couple).












Un commentaire
Tout le monde a maintenant noté que la Purosangue, dont les pré commandes avaient réservé 3 années entières de production – Ferrari suspendant la possibilité d’en commander, sont maintenant dispos en modèles exclusifs. Et dans les showrooms Ferrari, vous en trouverez toujours au moins une attendant le client.
Alors, un modèle qui se vend mal ? Pas vraiment. Ferrari a obtenu une nouvelle chaine de montage ? Ca se saurait. Ferrari a menti sur les pré commande ? C’est vraisemblable !
Drôle d’époque finalement, où le buzz est plus important que le produit lui-même, et où les clients oublient les promesses son tenues et s’en fichent.
Le client historique, celui disons de la vieille Europe, lui sera chagriné de voir Ferrari se comporter comme un vendeur de VE chinois : il ira voir ailleurs chez un constructeur plus exclusif, et, il faut bien le dire, moins bling bling.
Ferrari est devenu une marque de footballer et de femmes d’oligarque russes ou chinois, c’est bien dommage, c’est surtout une mauvaise pente car le marketing va prendre le dessus sur l’ingénierie.