Selon une information de Reuters, Nissan aurait suspendu le développement du Qashqai électrique sur fond de crise financière pour le constructeur, mais également de restructurations importantes. Concrètement qu’est-ce que cela change et augure pour Nissan dans le futur ?
Le Qashqai est un symbole pour Nissan. Premier crossover moderne en Europe, il est devenu la « poire pour la soif » du constructeur. Figure de proue de la gamme, il est désormais largement concurrencer. Nissan devait investir 1,3 milliard d’euros dans l’usine de Sunderland pour moderniser les lignes et assembler entre autres ce Qashqai électrique.
Entre temps, la donne a changé et Nissan est dans une spirale de déficit. Le bon temps de l’Alliance a vécu. Le PDG, Ivan Espinosa a engagé un plan ambitieux Re:Nissan et celui-ci comporte la réduction de la gamme de 56 à 45 modèles dans le monde. Cela passera également par des ventes d’usines considérées comme des capacités de production « excédentaires ». Par exemple, l’usine sud-africaine a été cédée au constructeur chinois Chery.
Les Chinois au secours de l’industrie automobile en Europe
Et Sunderland qui produit le Qashqai ou la Leaf en Angleterre, pourrait aussi être louée en partie à Chery pour absorber l’excédent de capacités. Ce sera d’autant plus vrai si la version électrique du Qashqai est stoppée. Cea pourrait n’être que temporaire, mais selon Reuters, s’il y a reprise d’un programme Qashqai électrique, cela serait repoussé à 2030, au minimum.
On sait déjà que le Juke électrique est lancé. Le Juke de 3e génération a été dévoilé en avril dernier. La gamme électrique de Nissan en Europe comporte la nouvelle Micra (la Renault 5 maquillée), la Leaf, l’Ariya et le Townstar Combi (le Renault Kango E-Tech électrique). Ah si on oublie la Silence SO4 (une Scutum vendue par Nissan). Le Juke s’insèrera entre la Micra et la Leaf.
Chez Nissan, on passe donc d’un crossover de 4,35 m (la Leaf) à un de 4,60 m (l’Ariya). Le Qashqai est ses 4,45 m serait pourtant sans doute opportun dans la gamme. Surtout qu’il a un nom connu et reconnu du grand public.
A trop couper dans les gammes, Nissan risque gros demain
Nissan doit faire des économies. Mais, attention aux lendemains difficiles. En coupant certains projets comme ce Qashqai électrique, Nissan pourrait bien continuer de s’enfoncer dans le marasme. Un peu comme Ford qui a coupé la Fiesta et la Focus qui représentaient d’importantes ventes en Europe.
A moins que Nissan ne parie pas sur l’électrique dans ce segment ? Mais, les faits ne donnent pas raison à une telle réflexion. Bref, cet arrêt du Qashqai électrique, s’il est confirmé, serait un très mauvais signal envoyé par Nissan en Europe.
Nissan n’est pas le seul constructeur à avoir des surcapacités de productions à vendre ou à louer. Chez Stellantis, Dongfeng arrive à Rennes La Janais. BYD lorgnerait sur l’un des sites Stellantis en France ou en Italie. Quant à Xpeng, c’est avec Volkswagen qu’il discute. Déjà en production chez Magna à Graz, Xpeng cherche à étendre sa production et regarde donc les constructeurs en difficultés. Nissan a déjà cédé son usine espagnole de Barcelone qui a été reprise par Ebro et Chery. Produire en Europe pour échapper aux droits de douane et rassurer les Européens, un move gagnant pour les constructeurs chinois.


5 commentaires
—– Et si il y avait plus d’argent à gagner pour Nissan sans cette usine Sunderlandesque ? …..
23/06/2026 Assemblée Générale Annuelle Nissan , donc hier ….
Les actionnaires de Nissan Motor (TYO:7201) ont approuvé la nomination d’Akiyoshi Koji à la présidence du conseil d’administration lors de la 127e assemblée générale ordinaire du groupe.
Ils ont également validé l’ensemble des candidats au poste d’administrateur, à l’exception de Motoo Nagai, selon un communiqué publié mardi.
Renault, premier actionnaire de Nissan avec une participation d’environ 36 %, s’est abstenu de voter sur certaines nominations au conseil d’administration, dont celle de Nagai, en raison de questions d’indépendance liées au fait que Mizuho Financial Group (TYO:8411) est le principal créancier de Nissan, a rapporté Bloomberg News.
Ancien banquier de Mizuho, Nagai — a joué un rôle clé dans l’éviction de Carlos Ghosn en 2018 — et était considéré comme influent dans les nominations de dirigeants en tant que seul administrateur siégeant aux trois comités du conseil.
Bisou , au revoir tchao ,ciao et plus , de la part de renault …. on vote pas pour toi , tu te casses ….
Ça ressemble à la politique de feu FCA.
C’est Dallas épisode 6969 ….
BEIRUT, June 25 (Reuters)
L’ancien président de Nissan, Carlos Ghosn, a déclaré que les appels de certains actionnaires en faveur de son retour reflétaient une profonde colère face à des années de plans de redressement infructueux. Il a accusé la direction du constructeur automobile d’avoir dilapidé la valeur de l’entreprise et d’avoir perdu son cap depuis son éviction en 2018. Dans un entretien accordé à Reuters, M. Ghosn a affirmé que les investisseurs en avaient « assez » après l’échec de trois directeurs généraux successifs à relancer la société. Lors de l’assemblée générale annuelle de Nissan mardi, le directeur général Ivan Espinosa a été confronté à l’exaspération des actionnaires et à la proposition d’au moins un investisseur de faire revenir le dirigeant fugitif !!!!!!
J’attends le prochain épisode de 45 minutes ….
Ah, ben, je crois que la trace « positif » de Carlos Ghosn chez Nissan est historique !???
Je ne le dirais pas forcément pour Renault.
Quel dommage. La version hybride manque de tonus.
Et il est pas trop dégueulasse pour un parpaing face à certains européens.